Nohant-Vic
| Nohant-Vic | ||
L'église Saint-Martin. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Centre | |
| Département | Indre | |
| Arrondissement | La Châtre | |
| Canton | La Châtre | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de La Châtre - Sainte-Sévère | |
| Maire Mandat |
Jacky Naudet 2008-2014 |
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| Code postal | 36400 | |
| Code commune | 36143 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Nohantais | |
| Population municipale |
477 hab. (2010) | |
| Densité | 22 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 175 m – Max. 261 m | |
| Superficie | 21,25 km2 | |
| Localisation | ||
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Nohant-Vic est une commune française, située dans le département de l'Indre, en région Centre.
Sommaire |
Géographie[modifier]
La commune est située dans le sud-est[1] du département, dans la région naturelle du Boischaut Sud.
Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Saint-Chartier (2 km), Lourouer-Saint-Laurent (3 km), Montgivray (3 km), La Châtre (5 km), Montipouret (6 km), Sarzay (6 km), Châteauroux (29 km), Issoudun (36 km) et Le Blanc (70 km).
Le territoire communal est arrosé par les rivières Indre et Igneraie.
Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 49, 51, 69, 918 et 943.
La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Châteauroux, située à 30 km. La commune est desservie par la ligne F du réseau L'Aile Bleue. L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre, situé à environ 34 km.
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée 654 et par le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs.
Toponymie[modifier]
Elle fut appelée autrefois Vic-sur-Saint-Chartier (bas latin vicus : groupe d’habitation, village). En termes de droit, vicus désigne d’abord un gros bourg ou un village non clos de murs, un petit groupe d’hommes libres ayant une organisation municipale rudimentaire, mais aussi un village appartenant à un propriétaire, faisant partie intégrante d’une villa gallo-romaine ou mérovingienne ; vicus s’oppose au municipium (village de citoyens romains), et à la colonia (village de colons) ; le vicus romain est sans statuts.
L’accusatif vicum aboutit régulièrement à vi, écrit dès le XVe siècle vy, vic et parfois vicq. Vi ou vy prit aussi la forme vif sous l’influence des graphies de mots terminés en if, comme baillif, où le « f » était muet. Elle fut appelée Parrochia de Vico subtus Sanctum Quarterium en 1270, Pierrot Champion, laboureur à Vicq[2] le 24 octobre 1461, Vic[3] en mars 1493, Vic sur Saint Chartier[4] le 8 novembre 1788, Vic sur Saint Chartier[5] au XVIIIe siècle, Vicq la Montagne[6] pluviôse an II, Vic sur Saint Chartier[7] le 22 novembre 1817 et Vic[8] en 1841.
Commune réunie à celle de Nohant sous le nom de Nohant-Vic par Ordonnance Royale du 6 novembre 1822 : Les communes de Vicq sur Saint Chartier et de Nohant sont réunies pour n’en former qu’une seule sous le nom de Nohant-Vic[9]. Le chef lieu est fixé au bourg de Vic.
Ses habitants sont appelés les Nohantais[10].
Histoire[modifier]
D’origine gallo-romaine, Vic se trouvait proche de grandes voies de communication, qui reliaient Saint-Marcel (Argentomagus), Châteaumeillant (Mediolanum) et Ardentes[11].
Le village de Vic est ancien ; son seigneur fait construire à proximité son château, à Saint-Chartier. Un nouveau village s’y crée, qui finit par devenir plus important que l’ancien[12]. La commune est réunie à celle de Nohant en 1922. Le premier conseil municipal de la nouvelle commune s’installe en janvier 1823. Le maire est monsieur Duchartier[13]. La modification d’orthographe (étymologiquement Vic vient du latin Vicus signifiant Bourg) lors de la rédaction de l'ordonnance de réunion avec Nohant, nomme la nouvelle commune Nohant-Vicq avec un « Q » final. En 1875, Maurice Sand, alors maire de Nohant, fait remarquer cette faute au préfet qui demande une copie au ministère de l’Intérieur, celle-ci lui est retourné sans le « Q » à Vic.
Administration[modifier]
La commune dépend de l'arrondissement de La Châtre, du canton de La Châtre, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes de La Châtre - Sainte-Sévère.
Elle dispose d'une agence postale communale[14] et d'un bureau de tourisme[15].
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 477 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie[modifier]
Population et société[modifier]
La commune possède comme lieu d'enseignement[20] une école maternelle publique, qui dépend du RPI[21] : Lourouer-Saint-Laurent - Nohant-Vic - Saint-Chartier - Verneuil-sur-Igneraie. Le collège public (George Sand) de secteur[22] se trouve à La Châtre. Les lycées publics de secteur[22] se trouvent à La Châtre (lycée polyvalent George Sand) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise Pascal).
Chaque année, vers le mois de juin, sont organisées les « fêtes romantiques de Nohant ». Durant quelques semaines, la musique classique est à l'honneur et des concerts et rencontres (autour de Chopin, Liszt ou encore Schubert) sont organisés au château de Nohant. Depuis 1997, chaque demi quinzaine de juillet sont organisées les « Rencontres internationales Frédéric Chopin ». Concerts, conférences et master classes dédiés au compositeur polonais s'enchainent pendant une semaine dans différents lieux comme la Bergerie du château de Nohant ou le Théâtre Maurice Sand à La Châtre.
Culture locale et patrimoine[modifier]
- Datant du XIe siècle, elle possède un ensemble de fresques du XIIe siècle. Ces dernières furent découvertes en 1849 par l'Abbé Jean-Baptiste Périgaud, qui avec l'aide de George Sand, démarcha auprès des autorités et obtint, grâce à l'intervention de Prosper Mérimée, son classement en monument historique. Des reproductions grandeur nature se trouvent à Paris à la Cité de l'architecture et du patrimoine et à Naruto au Japon au Musée Otsuka.
- C'est une petite église datant du XIe et XIIe siècles. De curieux remaniements de la partie du XIe siècle, faits au XIIe siècle (piliers octogonaux du XIe siècle, portant chapiteaux du XIIe siècle). Quelques peintures murales situées sur le mur du chevet et à l'entrée du chœur. Classement par arrêté du 2 septembre 1943. Elle est liée, dans l'iconographie, au domaine de George Sand, mais elle est propriété de la commune.
- La gentilhommière de la fin du XVIIIe siècle construite pour le gouverneur de Vierzon, sur l'emplacement de l'ancien château féodal des Villelume, et acquise en 1793 par Madame Dupin de Francueil, grand-mère de l'écrivaine. George Sand y passa son enfance et son adolescence et y écrivit la majeure partie de son œuvre. Elle y reçut des hôtes illustres : Liszt et Marie d'Agoult, Balzac, Chopin, Flaubert, Alexandre Dumas fils, Delacroix qui y eut son atelier. Le domaine est aujourd'hui propriété de l'État et géré par le Centre des monuments nationaux.
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Marie-Aurore de Saxe (1748-1821), comtesse de Horn.
- George Sand (1804-1876), romancière et femme de lettres française, morte au domaine de George Sand de Nohant.
- Maurice Sand (1823-1889), dessinateur, auteur, et entomologiste français, mort à Nohant-Vic.
- André Mornet (1870-1955), procureur général de la république française, mort et enterré à Nohant Vic.
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- Les fresques de l'église sur le site Art-Roman.net
- Nohant-Vic sur le site de l'Institut géographique national
- Maison de George Sand à Nohant - Centre des monuments nationaux
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
- Archives Nationales-JJ 198, n° 11, fol. 11 v°.
- Archives Nationales-JJ 226B, n° 392, fol. 76.
- Archives Départementales du Cher-C 1109, Élection de La Châtre.
- Carte de Cassini.
- Délibération du Conseil Général de la Commune, application du décret du 16 octobre 1793 = 25 vendémiaire an 2.
- Plan annexé à l’Ordonnance Royale du 6 novembre 1822, A.N.-F 2 II Indre 2.
- Cadastre de Vic-sur-Saint-Chartier.
- Archives Nationales-F2 II Indre 2.
- Nom des habitants des communes françaises, Nohant-Vic, sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 15 mars 2012.
- Émile Chénon, Les Voies romaines du Berry, Bar-le-Duc, Imprimerie Contant-Laguerre, 1922, 116 p. [lire en ligne] suggère que la voie romaine de Chateaumeillant à Ardentes passe par Saint-Chartier, donc très près de Vic.
- Archives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, p. 53.
- Site de Ça se passe à Nohant Vic : La liste des maires, consulté le 28 novembre 2009.
- Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
- Site de Berry Province, consulté le 5 février 2013.
- Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
- Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
- Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
- Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
