Mont Ebal

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Mont Ebal
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Géographie
Altitude 940 m
Coordonnées 32° 14′ 02″ N 35° 16′ 24″ E / 32.234, 35.2733 ()32° 14′ 02″ Nord 35° 16′ 24″ Est / 32.234, 35.2733 ()  
Administration
Pays Drapeau de la Palestine Palestine
Territoire Cisjordanie
Gouvernorat Naplouse

Géolocalisation sur la carte : Palestine (relief)

(Voir situation sur carte : Palestine (relief))
Mont Ebal

Le mont Ebal est un lieu de culte des israélites pendant la période des Juges.

Le site se trouve à el-Burnat. Il est découvert en 1980 par l'archéologue A. Zertal qui y conduit cinq campagnes de fouilles.

Dans la Bible[modifier | modifier le code]

Le mont Ebal est cité pour la première fois dans le Deutéronome, c'est le lieu sur lequel les fils d'Israël devront prononcer les malédictions (Deut. 11.29). Des pierres enduites de chaux sur lesquelles la Loi de Moïse est inscrite doivent y être dressées (Deut. 27.1-3). C'est après sa victoire sur la ville d', que Josué y dresse un autel pour le Dieu d'Israël :

  • Josué 8.30 Alors Josué bâtit un autel à l'Éternel, le Dieu d'Israël, sur le mont Ébal, Comme Moïse, serviteur de l'Éternel, l'avait commandé aux enfants d'Israël, ainsi qu'il est écrit dans le livre de la loi de Moïse; un autel de pierres brutes, sur lesquelles on n'avait point levé le fer. Ils y offrirent des holocaustes à l'Éternel, et ils présentèrent des sacrifices de prospérités. Il écrivit aussi là, sur les pierres, une copie de la loi de Moïse, que celui-ci avait écrite devant les enfants d'Israël.

Le site archéologique[modifier | modifier le code]

A. Zertal divise le site en deux couches archéologiques, les deux appartenant au Fer I. La plus ancienne daterait du XIIIe siècle av. J.-C., et la deuxième de la première moitié du XIIe. Alors que la datation de la strate récente semble bien établie, sur la base de poteries distinctes et de scarabée de style égyptiens facilement datables[1], l'ancienneté de la première devrait rester une question ouverte[2].

Site ancien[modifier | modifier le code]

Un temenos (mur de pierre) délimite un jardin au milieu duquel se trouve un cercle de pierre, construit au niveau de la roche, d'à peu près deux mètres de diamètre, rempli d'un fin matériau jaune non identifié, sur lequel se trouvent des cendres et des os d'animaux. D'après A. Mazar les os d'animaux indiquent un lieu de culte.

Site récent[modifier | modifier le code]

Un nouveau mur d'enceinte est construit, laissant une large entrée faite de trois larges marches.

Une nouvelle structure est érigée par dessus l'ancienne installation. Il semble y avoir une continuité dans l'utilisation des deux. La partie principale est un bâtiment rectangulaire, fait de pierre non taillées, de 7m sur 9m, dont les coins sont orientés vers les quatre points cardinaux. C'est un espace fermé, sans entrée, qui devait atteindre 3m de hauteur. On accède à son sommet par une rampe construite au sud-ouest, qui sépare deux petites cours pavées au pied du bâtiment. L'espace clos délimité par les quatre murs n'a pas de plancher, et recouvre le cercle de pierre de l'ancien site. Il est rempli de terre, de cendres, de débris de poteries et d'os d'animaux.

Un archéologue en visite suggéra que le contenu de l'espace clos pouvait être la clé de l'interprétation du bâtiment. L'analyse des os a montré qu'il s'agit de jeunes mâles taureaux, moutons, boucs et daims brûlés. La rampe d'accès est typique des lieux de cultes décrit dans la Bible et la Mishnah. Ces restes ont amenés A. Zertal a déclarer que le site était, sans aucun doute, un autel utilisé par les israélites.

Une tour de guet[modifier | modifier le code]

Kempiski voit dans cette structure une ferme avec sa tour de garde[3]. Zertal lui répond très rapidement[4]. La possibilité d'une ferme est rejetée par la suite des fouilles. La probabilité d'une tour est faible car la structure n'est pas au sommet de la colline et la visibilité depuis le site est limitée. De plus sa construction ne correspond pas à celle d'autres tours. Cela n'explique pas non plus qu'il n'y ait pas de porte pour accéder à l'intérieur du bâtiment, ni les os et les cendres qui se trouvent à l'intérieur.

Références[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Has Joshua's altar ...
  2. A biblical history of Israël, Iain Provain, Philips Long, Tremper Longman, 2003, p.187
  3. A. Kempiski, Joshua's Altar, an Iron Age I Watchtower, Biblical Archaeology Review, 1986
  4. A. Zertal, How Kempiski be so wrong ?, Biblical Archaeology Review, 1986

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Zertal, The Cult site on Mount Ebal, 1985
  • A. Zertal, Has Joshua's altar been found on Mount Ebal, 1985

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]