Mamoru Samuragochi

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Mamoru Samuragochi (佐村河内 守?)

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Naissance Préfecture de Hiroshima
Activité principale Compositeur

Mamoru Samuragochi (佐村河内 守, Samuragōchi Mamoru?) est un japonais connu comme compositeur de musiques de jeux vidéo dont celles de Resident Evil et Onimusha[1],[2]. Confondu par les révélations de son nègre, Takashi Niigaki, en direct à la télévision[3], le « Beethoven japonais » révèle en février 2014 que la plus grande partie de son œuvre des dix-huit dernières années a été composée par un autre[4],[5]. Il n'était pas sourd non plus.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mamoru Samuragochi est né dans la préfecture de Hiroshima de parents tous deux hibakusha[6]. Il commence à jouer du piano à quatre ans[6]. Il commence à souffrir de migraines au lycée et serait complètement sourd depuis l'âge de trente-cinq ans[7]. Après avoir fini le lycée, Samuragochi ne rentre pas à l'université ou dans un conservatoire de musique car il n'apprécie pas les méthodes modernes de composition. Il prétendra par la suite avoir appris en autodidacte la composition[6].

Supercherie[modifier | modifier le code]

Le 5 février 2014 il révèle que depuis 1996 sa musique a été composée par une autre personne, le musicien et compositeur Takashi Niigaki (新垣隆?), professeur à l'École de musique Tōhō Gakuen[8],[9].

Œuvres attribuées (1997-2014)[modifier | modifier le code]

Samuragochi a été crédité jusqu'en 2014 des compositions suivantes :

  • Symphonie n°1 "Hiroshima" (2003)[7]
  • Sonate pour violon[1]

Terminée en 2003 Hiroshima est jouée pour la première fois lors d'un concert lors du G8 à Hiroshima en 2008[7].

Musiques de film[modifier | modifier le code]

  • Cosmos (秋桜?) (1997)[2],[10]

Musique de jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Noted deaf composer admits his music was ghostwritten », The Japan Times, Japan,‎ 6 février 2014, p. 1 (lire en ligne)
  2. a, b et c (en) Larimer, Tim, « Mamuro Samuragouchi: Songs of Silence », Time Magazine, Time Inc.,‎ 15 septembre 2001 (consulté le 6 février 2014)
  3. "Beethoven japonais" était un imposteur
  4. (en) « 'Japan's Beethoven' Samuragochi paid hearing composer to write music », The Guardian, Guardian News and Media Limited,‎ 5 février 2014 (consulté le 6 février 2014)
  5. Arnaud Vaulerin, « La symphonie de l'imposture du «Beethoven japonais» », Libération,‎ 5 février 2014 (lire en ligne)
  6. a, b, c et d (ja) « Mamoru Samuragochi », Nippon Columbia Co., Ltd., Japan,‎ 9 février 2013 (consulté le 6 février 2014)
  7. a, b et c « Deaf composer pens Hiroshima opus », The Japan Times, Japan,‎ 9 août 2011 (lire en ligne)
  8. (en) « Japanese composer Momoru Samuragochi admits to musical fraud », CBC News, CBC,‎ 5 février 2014 (consulté le 6 février 2014)
  9. (en) « Uproar as 'Japanese Beethoven' Mamoru Samuragochi exposed as a fraud », CNN, Cable News Network,‎ 5 février 2014 (consulté le 6 février 2014)
  10. (ja) « 秋桜(コスモス) », MovieWalker, Kadokawa Corporation, Japan (consulté le 6 février 2014)