Le Chant des étudiants wallons

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Le Chant des étudiants wallons est un chant du folklore étudiant en Belgique. Connu par la plupart des étudiants wallons, il est chanté notamment pendant la cérémonie des baptêmes.

L'air est celui d'une chanson traditionnelle française : Le grenadier de Flandre. Les paroles s'écartent cependant de la chanson paillarde originelle pour verser dans la chanson à boire et l'anti-flamandisme. À noter qu'il en existe une version québécoise, paillarde elle-aussi avec le titre "Zon, zon".

Bien que le titre soit proche de celui du Chant des Wallons, la musique, les paroles et leur sens sont totalement différents.

En voici les paroles :

I.
Que jusque tout au bord
L'on remplisse nos verres,
Qu'on les remplisse encor'
De la même manière,
Car nous somm's les plus forts
Buveurs de blonde bière,
Refrain
Car nous restons
De gais Wallons,
Dignes de nos aïeux, nom de Dieu
Car nous sommes comme eux, nom de Dieu
Disciples de Bacchus
Et du roi Gambrinus
II.
Nous ne craignons pas ceux
Qui dans la nuit nous guettent:
Les Flamands et les gueux
A la taille d'athlètes,
Ni même que les cieux
Nous tombent sur la tête,
III.
Nous assistons aux cours (jamais !)
Parfois avec courage,
Nous bloquons certains jours (jamais !)
Sans trop de surmenage,
Mais nous buvons toujours
Avec la même rage,
IV.
Quand nous fermerons l'œil
Au soir de la bataille
Pour fêter notre deuil
Qu'on fasse une guindaille
Et pour notre cercueil
Qu'on prenne une futaille,
V
Et quand nous paraîtrons
Devant le grand Saint Pierre
Sans crainte nous lui dirons:
"Autrefois sur la terre,
Grand saint, nous n'aimions que
Les femmes et la bière!",
VI
Et quand nous serons pleins
Nous irons jusqu'en Flandre
Armés de gros gourdins
Pour faire un bel esclandre
Et montrer aux Flamins
Comment c'qu'on sait les prendre
VII
Puisque ces calottins
Nous abreuvent d'injures
Qu'on leur dise en latin
L'horreur de leur pâture
Des moines, des sacristains
Et des saintes écritures


Remarques :

  • Le dernier couplet n'est pas chanté à Louvain-la-Neuve, ni aux FUNDP, ni aux FUCaM, ni à Liège.
  • Dans le refrain, "TOUT NU" et "A POIL" (Todi, toujours, n'ai pas de sens quand on remonte au origine de ces cris) ne sont normalement pas chantés à Cureghem-Lez-Liège, aux FUCaM et à Louvain-la-Neuve. De même, bon nombre d'étudiants liégeois considèrent ces "ajouts" comme faisant partie du folklore estudiantin flamand. Cependant, une nouvelle génération d'étudiants, faisant fi des origines du Tout Nu, et du A Poil, ne se prive pas de les intégrer au sein du chant des étudiants wallons, en dépit de l'avis de leurs prédécesseurs, qui, pour la plupart, considèrent ces ajouts comme de l'anti-folklore. De moins en moins de comité intègrent ces deux incises qui étaient hurlées par les étudiants flamands.
  • Beaucoup d'étudiants ajoutent "JAMAIS !" après "... assistons aux cours" et "... certains jours", dans le 3e couplet;
  • Les étudiants de la FPMs et de l'ISIC commencent par le 2e couplet.
  • Dans les années 1920 la strophe "Les Flamands et les gueux" du deuxième couplet était "Les pandores affreux".
  • Cureghem-Lez-Liège commence par "Que jusqu'à plein bord",le "sans crainte" du 5e couplet est remplacé par "sans peur", de plus le 4e et 6e couplets ne sont pas chantés
  • Le 7e couplet est de plus en plus rarement ajouté pour ne pas dire connu.
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