La Garçonnière

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La Garçonnière

Description de cette image, également commentée ci-après

Jack Lemmon et Shirley MacLaine

Titre original The Apartment
Réalisation Billy Wilder
Scénario Billy Wilder
I.A.L. Diamond
Acteurs principaux
Sociétés de production Mirisch Company
United Artists
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Sortie 1960
Durée 125 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

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The apartment trailer maclaine1.JPG

La Garçonnière (The Apartment) est un film américain réalisé par Billy Wilder, sorti en 1960.

Sommaire

Synopsis [modifier]

C.C. Baxter, dit « Brin d'amour » (« Bud » en VO), employé d'une importante compagnie d'assurances, met sa garçonnière à disposition de ses supérieurs afin de monter plus vite en grade. Son DRH Jeff D. Sheldrake, apprenant cela, lui demande également de lui prêter l'appartement et lui octroie une promotion en échange. C.C. ignore que Sheldrake va utiliser la garçonnière pour y retrouver sa maîtresse, la jeune et jolie Fran, une liftière de la compagnie, dont C.C. est secrètement amoureux…

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

BO [modifier]

Distinctions [modifier]

  • Le film fait partie du top 100 du classement d'IMDb.

Récompenses [modifier]

Tournage [modifier]

Autour du film [modifier]

  • Selon plusieurs biographies, Billy Wilder aurait été inspiré par une scène du film britannique Brève Rencontre (Brief Encounter, 1945) pour écrire le scénario de La Garçonnière.
  • Afin de simuler l'immensité du bureau collectif où travaille C.C. Baxter au début du film, Alexandre Trauner a placé des enfants comme figurants dans les rangs du fond pour accentuer l'effet de perspective.
  • Billy Wilder, interrogé par François Forestier en 1993 pour une interview au Le Nouvel Observateur, déclare que ses deux réalisations préférées sont « Le Gouffre aux chimères (avec Kirk Douglas, 1951) et La Garçonnière, avec Jack Lemmon ».
  • Shirley MacLaine[4] : « Jack Lemmon, mon cher Jack, est la gentillesse personnifiée. Il était toujours partant pour une bonne blague. Je le trouvais tellement génial que je venais souvent, quand je ne travaillais pas, pour assister à ses numéros comiques devant la caméra. […] Fran Kubelik, dans La Garçonnière, était victime du sentiment de culpabilité d'un homme marié, et du pouvoir machiste qui régnait dans son milieu professionnel. Finalement, comme la vie devenait insupportable, elle tentait de se suicider. […] Cette sorte de personnage. J'ai eu du mal à trouver son profil. Je n'ai jamais su avec certitude qui elle était. Et justement, c'était cela : une victime ballottée par les évènements, qui ne pouvait se raccrocher à rien ni à personne. Elle était perpétuellement en réaction par rapport au monde qui l'entourait. Il a donc fallu que je réagisse dans ce film et non que je joue. C'était un rôle plus subtil et plus fin que ceux auxquels j'étais habituée. Billy Wilder et Izzy Diamond, le réalisateur et son coscénariste, étaient des observateurs avisés. Très souvent, Jack Lemmon et moi argumentions pendant le déjeuner, sans savoir que nous étions en train de jouer une scène qui n'existait pas encore, mais qui apparaîtrait bientôt dans le scénario ! Dean et Frank[5] avaient entrepris de m'enseigner le gin-rami à l'époque où je tournais La Garçonnière. J'y jouais entre les prises. C'est pourquoi le film se termine sur une partie de gin-rami. Je montrais quatre doigts quand ma bouche disait trois, juste pour m'amuser. Cela aussi figure dans le film. Pendant la scène où mon beau-frère vient me récupérer, il y avait une bousculade. Comme j'avais beaucoup de mal à mimer la panique, Billy alla chercher une grosse bûche qu'il fendit en deux devant moi, sous la caméra, dans un bruit de tous les diables qui me pétrifia. Juste ce qu'il fallait. »
  • Dans son livre de souvenirs[6],Tony Curtis raconte comment il a été à l'origine de l'idée du film : « Autour de moi, il y avait une masse de jolies filles qui faisaient de la figuration ou de petits rôles et, bien sûr, j'avais envie de coucher avec elles. Généralement, je couchais avec elles — sur le siège arrière de la voiture, dans ma loge, n'importe où. […] La voiture et la loge manquaient un peu d'espace. Mais mon copain Nicky Bair, un acteur devenu restaurateur, avait un petit logement, pas très loin de Laurel Canyon. Un soir, j'étais en route pour retrouver une fille, et je roulais dans les collines, préoccupé de savoir où nous pourrions bien aller, quand j'ai aperçu Nicky assis dans sa petite MG sur le bord de la route. Je me suis arrêté et je lui ai demandé ce qui se passait. « Ma bagnole est en panne et j'attends la dépanneuse de l'automobile-club. » J'ai réfléchi une seconde et je lui ai dit : « Écoute, Nicky, désolé pour ta voiture, mais puisque tu es coincé là pour un bon moment, est-ce que tu pourrais... » Il m'a interrompu : « Vas-y. Sers-toi de mon appartement. » Et à partir de ce moment, chaque fois que je draguais une fille, j'appelais Nicky : « Nick, j'ai besoin de ton appartement » ; il soupirait et puis il me disait OK et j'y montais avec ma Rolls que je planquais sous un auvent — comme si les gens n'étaient pas au courant ! Comment ne pas me repérer avec cette plaque : TC1 ? Ma voiture était connue de tout le monde. L'idée que ça pourrait faire un sujet de film est venue de Sidney Skolsky, le journaliste, un petit bonhomme au nez en bec d'aigle. Un jour, il tombe sur Nicky assis dans sa voiture et il lui demande : « Pourquoi ne rentres-tu pas chez toi ? — Je ne peux pas, répond Nicky, Tony est là-haut avec une fille. » Sidney rétorque : « Mais, c'est ton appartement, non ? » et Nicky : « Je sais, mais Tony est un pote et il me fait avoir des petits boulots... » Alors, Skolsky a utilisé l'idée pour un synopsis qu'il a vendu et qui est devenu La Garçonnière. Lorsque Billy Wilder préparait le projet, il m'a dit : « Tony, tu es trop beau garçon pour jouer Nick Blair », et c'est Jack Lemmon qui a finalement obtenu le rôle. »

Notes et références [modifier]

  1. Thème qui deviendra une chanson sous le titre The Key to Love avec des paroles anglaises de Norman Newell. Adaptation française par Pierre Amel (alias Paul Pique) sous le titre Un nid d'amour et interprétée par Luis Mariano.
  2. Adaptation française par Francis Blanche sous le titre Vive le vent.
  3. a et b Source : The TCM Movie Database États-Unis.
  4. Extrait de ses « mémoires d'Hollywood », Les Étoiles de ma vie, pages 213, 214, 282 et 285, Presses de la Cité, 1996 (ISBN 2258041899)
  5. Deux des membres du clan The Rat Pack dont Shirley MacLaine était l'une des « mascottes » féminines.
  6. Tony Curtis, l'autobiographie, pages 171 et 172, Belfond, 1996 (ISBN 2714432328)

Liens externes [modifier]