Haptonomie

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Premier contact avec le nouveau-né.

L'haptonomie est une pratique récente traitant de l'affectivité, ou des lois qui régissent les mécanismes affectifs en particulier dans les relations interpersonnelles. La pratique de l'haptonomie consiste à entrer en relation par le toucher, le contact affectivo-psycho-tactile (il s'agit d'une approche relationnelle et tactile qui ne dirige jamais, qui ne soumet jamais, mais qui guide, qui accompagne, qui soutient).

Dans sa mise en œuvre, il ne s'agit pas d'un type de thérapie, mais d'une méthode qui vise à relaxer et faciliter la guérison et la compréhension par le toucher. Elle est surtout pratiquée dans le cadre néo-natal (accompagnement périnatal, premiers contacts du nouveau-né), parfois aussi dans l'accompagnement de fin de vie des personnes âgées[réf. nécessaire].

Étymologie et histoire de l’haptonomie[modifier | modifier le code]

Le mot haptonomie est créé à partir des mots grec : haptein qui signifie le toucher, y compris dans le sens affectif d'unir ou de créer une relation, un lien qui dans ce cas précis, se décrit plus comme un contact ; et de nomos qui désigne la règle, la loi, la norme.

Cette discipline est inventée par Frans Veldman, chercheur néerlandais en Sciences de la Vie, après la Seconde Guerre mondiale et présentée dans son livre Haptonomie, Science de l'Affectivité, et développée en grande partie dans le contexte des relations prénatales.

L'haptonomie n'est pas une marque déposée. Seule la marque Haptonomie authentique a été déposée par le CIRDH.

Certains prétendent que Frans Veldman a connu la déportation et qu'il a fondé cette discipline par analogie avec l'isolement sensoriel ressenti pendant la déportation[1],[2]. Il existe pas de preuves pour appuyer ce mode de découverte[3].

Il n'existe pas de publication scientifique de Veldman sur le sujet.

Principes[modifier | modifier le code]

L'haptonomie considère deux façons d'être au monde, le Corps de défense et le Corps de contact[réf. nécessaire].

Le corps de défense se caractériserait comme un état d'expectative et de vigilance inquiète, dans lequel la personne regarderait les choses et les gens comme une menace. Pour répondre à cette menace et vivre dans des conditions à peu près satisfaisantes, la personne mettrait en place un système d'outillages de diverses natures de façon à s'abriter d'un imprévu dangereux sinon hostile. Ce système d'outillages serait constitué de connaissances, de modes de vie précis, de principes de vie, d'opinions, de techniques, etc. Ce système pourrait être aride et brutal.[réf. nécessaire]

Mais il pourrait également être parfaitement élaboré et policé, avec de multiples facettes, décoré d'humanisme et de culture, renforcé d'affabilité et de gentillesse, et même se présenter avec des intentions d'une générosité parfaite sous le drapeau de l'amour universel. Il resterait un système rigide, défensif, au milieu duquel la personne qui l'a élaboré est une petite chose apeurée, qui pourrait se croire grande âme jusqu'au moment où quelque chose fait mine de se glisser entre ses défenses.[réf. nécessaire]

Le corps de contact se caractériserait par une corporalité ouverte, disponible, dans laquelle la personne considère les choses et les gens avec une curiosité ouverte. Dans le corps de contact les relations avec l'environnement sont souples, tranquilles, et la personne tendrait à avoir en toutes circonstances des réactions adaptées. L'intuition serait disponible, la créativité serait permanente.[réf. nécessaire]

Dans le corps de défense, on ne serait pas condamné à exercer des professions de contrainte ou de vigilance. On pourrait être technicien, cuisinier, éducateur, chercheur, pompier ou agent de police, jardinier, DRH, ou chef d'Etat, et à peu près n'importe quoi, et on pourrait être bon. Mais dès qu'il s'agirait de dépasser les règles, de répondre à l'imprévu des situations inattendues de façon ouverte et créative en gardant le sens du possible et de la réalité, se trouver dans le corps de contact, dans un état d'ouverture et de sécurité psycho-affective permettrait de faire face à ce qui se présente.[réf. nécessaire]

L'haptonomie permettrait, entre autres, de passer du Corps de défense au Corps de contact[réf. nécessaire]. Ceci est un principe théorique non étayé scientifiquement [3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Dolto, Muriel Djéribi-Valentin, Une vie de correspondances : 1938-1988, éd. Gallimard, 2005, 1018 p. (OCLC 420534477)
  2. « Max Ploquin et les 38 000 bébés »
  3. a et b Richard Monvoisin, Nicolas Pinsault et Normand Baillargeon, Tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur les thérapies manuelles, Presses Universitaires de Grenoble, 2014, 308 pages. (ISBN 978-2-7061-1858-6) (OCLC 880268020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frans Veldman, Haptonomie : science de l'affectivité, Paris, Presses universitaires de France, 1989, 500 p. (OCLC 299417114) (ISBN 978-2130519881)
  • Dominique Décant-Paoli, L'Haptonomie, PUF, collection Que sais-je ?
  • Nina Canault, Comment le désir de naître vient au fœtus, Éditions Desclée de Brouwer, 2001.