Hôtel Clarendon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

46° 48′ 47″ N 71° 12′ 27″ O / 46.813, -71.20763

Clarendon House
Façade de l'Hôtel Clarendon

L'Hôtel Clarendon (en anglais : Clarendon Hotel), parfois appelé Clarendon House) est un hôtel de Québec, au Canada. C'est l’hôtel qui fonctionne depuis le plus longtemps sans interruption à Québec, et l'un des plus anciens du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment original se trouve au coin des rues Sainte-Anne et des Jardins. Il est construit en 1858 d'après les plans de Charles Baillairgé[1]. Cet édifice de quatre étage est presque aussitôt vendu aux imprimeurs de la Reine George-Édouard Desbarats et Stewart Derbishire, qui l'occupent en compagnie de plusieurs petites entreprises, jusqu'en 1870. Le bâtiment devient alors l'hôtel Russel House. L'hôtel est vendu en 1894 et devient le Clarendon Hotel ; il est vendu à nouveau en 1907 et 1924.

D'importantes modifications et agrandissements sont effectués au cours du XXe siècle. On ajoute deux étages et un toit à mansardes, aussi qu'une extension Art déco de six étages au 57 rue Sainte-Anne. L'entrée principale, à l'origine sur des jardins, y est déménagée. Peu après, une autre aile est construite pour agrandir l'hôtel. Le principal élément architectural d'intérêt est la façade Art déco de Raoul Chênevert, datant de 1927 (quelques années avant l'Édifice Price voisin). La décoration en est très géométrique, mais sa marquise et les grilles des portes d'entrées sont de style Art nouveau, ce qui crée une combinaison de styles unique à Québec.

L'hôtel est la propriété du groupe hôtelier Dufour. On y trouve un restaurant français bien coté, Le Charles Baillairgé, ainsi qu'un bar, L'Emprise, qui jusqu'en 2006 présentait des spectacles de jazz courus. La tradition musicale de l'Emprise se ravive depuis 2008 avec Les Nuits Jazz Music Live. L'hôtel sert de décor au roman Hier, d'ailleurs intitulé Yesterday, at the Hotel Clarendon en anglais ("Hier à l'Hôtel Clarendon"), de Nicole Brossard.

Références[modifier | modifier le code]

  • Luc Noppen, Hélène Jobidon et Paul Trépanier, Québec monumental: 1890-1990, Sillery, Septentrion,‎ 1990 (ISBN 2-921114-42-9), p. 27
  • Ville de Québec, Regards sur l'architecture du Vieux-Québec, Québec, La ville,‎ 1986 (ISBN 2-920860-00-3), p. 108, 113
  • Isabelle Porter, « Un temple du jazz menacé », Le Devoir,‎ 14 septembre 2006, p. B7
  • (en) Julia Barlow et Austin Macdonald, Montréal & Québec City for Dummies, Hoboken, Wiley Publishing,‎ 2004 (ISBN 0-7645-5624-X), p. 213

Liens externes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. patrimoine-culturel.gouv.qc.ca
  2. Fonds Raoul Chênevert (P372) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).