Costillares

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Costillares
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Image illustrative de l'article Costillares
Présentation
Nom de naissance Joaquín Rodríguez
Apodo Costillares
Naissance 20 juillet 1743
Séville
Décès 27 janvier 1800 (à 56 ans)
Madrid
Nationalité Espagnol
Carrière
Alternative vers 1763
Invention véronique
estocade al volapié
séparation des trois tercios
ébauche de l'habit de lumières.
Entourage familial
Père Luis Rodríguez, matador sévillan
Compléments
Costillares est considéré comme un des principaux pères de la corrida moderne

Joaquín Rodríguez dit « Costillares », né à Séville (Espagne) le 20 juillet 1743, mort à Madrid (Espagne) le 27 janvier 1800, est un matador espagnol.

Présentation[modifier | modifier le code]

« Costillares » suit les traces de son père, le matador sévillan Luis Rodríguez. Il commence sa carrière comme banderillero dans la cuadrilla de Pedro Palomo, puis prend l'alternative à Madrid vers 1763 et remporte de nombreux triomphes dans sa ville natale. En 1767, il se présente à Madrid. À partir de 1775, commence sa rivalité avec Pedro Romero. Celui-ci étant le matador favori du peuple, « Costillares » devient très vite le favori de l'aristocratie. À partir de 1790, il ne paraît plus dans l'arène que de manière sporadique.

Innovations[modifier | modifier le code]

« Costillares » est généralement considéré comme le créateur de la passe de capote appelée « véronique », ainsi que comme l'inventeur de l'estocade al volapié et de la technique de l'enchaînement des passes sans perdre le contrôle de l'animal[1] . Il a été l'un des premiers à organiser les cuadrillas de toreros de manière rigoureuse : jusqu'alors, les toreros (matadors, banderilleros, picadors) étaient indépendants et étaient engagés séparément par l'organisateur de la corrida ; à partir de « Costillares », banderilleros et picadors deviennent les employés du matador. Il a également été le premier à organiser la lidia de manière rigoureuse, la séparant en trois tercios. Enfin, il a tracé l'ébauche de l'« habit de lumières. »

Il est donc considéré comme l'un des principaux pères de la corrida moderne[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Lafront - Paco Tolosa : « Encyclopédie de la corrida », éditions Prisma, 1950, p. 74
  2. Paul Casanova et Pierre Dupuy, Toreros pour l’histoire, La Manufacture, Besançon, 1991, p. 14 et 25 (ISBN 2737702690)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]