Confédération nationale des Junior-Entreprises

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Confédération Nationale des Junior-Entreprises

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique association loi 1901
But Favoriser l'insertion professionnelle des étudiants
Zone d’influence National
Fondation
Fondation 1969
Identité
Siège 6 rue des Immeubles Industriels - 75011 PARIS
Président Anina MUNCH (depuis le 1er juillet 2014)
Vice-président Michaël ELLERT
Secrétaire général Anthony AUFFRET
Trésorier Grégoire DUCONSEIL
Affiliation européenne JADE
Méthode 1 600 prestations de services réalisées par an par les 160 Junior-Entreprises de France
Volontaires 25 bénévoles (CNJE) ; environ 2 800 administrateurs dans les Junior-Entreprises
Membres 160 associations, 17 600 étudiants fédérés
Employés 2 (CNJE)
Slogan Révélateurs d'esprit d'entreprise
Site web www.junior-entreprises.com

La Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE) est une association loi 1901 fédérant les Junior-Entreprises françaises. En France, elle est titulaire des marques Junior-Entreprise, J.E., Junior-Création, Pépinière Junior-Entreprise, Junior-Initiative et Junior-Entrepreneur. Toutes ces marques sont déposées auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) par la CNJE.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1967 apparaît la première Junior-Entreprise[1],, Junior ESSEC, à l'initiative d'étudiants de l'ESSEC. Rapidement, le concept de Junior-Entreprise se diffuse dans la plupart des grandes écoles de commerce et d'ingénieurs, puis dans les écoles de communication, d'agronomie et les universités.
  • La CNJE est créée en 1969, à Paris, par 6 Junior-Entreprises des établissements suivants : ESC Bordeaux, ESC Amiens, ESC Montpellier, ESC Rouen, ESSEC, Skema Business School, . Elle fonctionne selon le principe d'une association loi 1901, avec un bureau exécutif.
  • Dès 1975, la CNJE donne lieu aux premières négociations avec le Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi.
  • En 1984, Pierre Bérégovoy, alors Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, définit le cadre fiscal des Junior-Entreprises.
  • De 1986 à 1988, le procès historique de Mines Etudes et Projets (J.E. des Mines de Saint-Étienne) conduit à l’arrêté de 1988.
  • En 1988, le Ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité donne par arrêté un statut social dérogatoire avantageux aux Junior-Entreprises. Ainsi, les Junior-Entreprises peuvent proposer des services à prix intéressants pour les entreprises, tout en rémunérant convenablement les étudiants.
  • En 1992, JADE, la Confédération Européenne des Junior-Entreprises est créée.
  • En 1992, un code de déontologie est mis en place.
  • En 1998, le code de déontologie connaît une réforme. Il est désormais basé sur deux exemples : l’étude de marché et la conception de logiciels.
  • Entre 1996 et 2003, les compétences du mouvement sont réduites (architectes, juristes, vétérinaires…).
  • En 2002, la charte de déontologie est créée. La « déontologie » et la « qualité » sont séparées.
  • En 2004, la CNJE crée le Club Junior-Entreprises, la tribune des Junior-Entrepreneurs. Il réunit des invités de renom pour éclairer les Junior-Entrepreneurs sur les grands enjeux économiques et sociétaux.
  • En 2005, la CNJE met à disposition de ses membres 100 % J.E., un outil d’aide à la gestion de Junior-Entreprise
  • En 2009, la Confédération rénove son identité visuelle et ses messages, en étant résolument tournée vers la marque Junior-Entreprise. Le mouvement s’ouvre de manière importante vers les Universités.
  • En 2010, un nouvel extranet, Kiwi, vient fédérer les Junior-Entreprises. Le plus grand Congrès National des Junior-Entreprises (870 participants) est organisé. Le diplôme de Junior-Entrepreneur voit le jour.
  • En 2012, Talents.Je, un réseau social interne pour tous les junior-entrepreneurs anciens et nouveaux, a été créé. Chaque Junior peut gérer son propre réseau d'anciens via un onglet privé. Ce réseau permet aussi la diffusion d'offres de stage ou d'emplois de nos partenaires.

La CNJE a vu en 40 ans la création de plus de 160 structures [2]. En effet, de 1969 à 1980, il y avait 40 structures au sein du mouvement. De 1980 à 1990, sont créées 80 structures de plus. La CNJE compte aujourd'hui environ 160 structures, Junior-Entreprises, Junior-Initiatives, Pépinière Junior-Entreprises ou Junior-Créations.

Organisation[modifier | modifier le code]

Chaque année est élu par les Junior-Entreprises françaises un bureau et un Conseil d'Administration chargé de la gestion de la confédération et du développement du mouvement national.

Dernières présidences[modifier | modifier le code]

  • 2006-2007 : Pierre-Loïc Benoit
  • 2007-2008 : Cédric Legros
  • 2008-2009 : Charles Bret
  • 2009-2010 : Olivier Fournier
  • 2010-2011 : Frédéric Astier
  • 2011-2012 : Matthias Brottier
  • 2012-2013 : Victoire Migeot
  • 2013-2014 : Julien Combret
  • 2014-2015 : Anina Munch

Rassemblements[modifier | modifier le code]

Deux Congrès Nationaux (CN) sont organisés chaque année pour les membres de la confédération. Ils ont accès à des formations variées présentées par la CNJE et par les partenaires de l'organisation (EY, Alten, Sphinx et BNP Paribas).

Au niveau régional, le mouvement est animé par des animateurs régionaux. La France est partagée en huit régions ; deux congrès régionaux (CR) se déroulent tous les ans, dans chacune de ces régions.

Exigences de qualité[modifier | modifier le code]

La CNJE audite chaque année toutes ses structures pour vérifier qu'elles respectent bien les critères de qualité et de déontologie du mouvement. La comptabilité, comme le suivi administratif des clients, ou l'apport pédagogique indispensable pour chaque étude ou projet, sont des éléments vérifiés au peigne fin.

Lorsqu'une structure ne respecte pas ces engagements, elle est rétrogradée au rang de Junior-Initiative puis, si elle persiste, elle est radiée du mouvement et n'a donc plus le droit d'utiliser les marques déposées par la CNJE (Junior-Entreprise, Junior-Initiative…). Au-delà d’une simple logique de contrôle, la CNJE est clairement orientée de façon à promouvoir la mise en place d’un Système de Management de la Qualité performant au sein de ses structures, à la fois pour optimiser leur organisation interne et pour garantir à leurs clients une pleine satisfaction. Cette orientation suit trois axes principaux :

  • Former les administrateurs de Junior-Entreprises au respect des normes de qualité ;
  • Réaliser un audit annuel orienté sur les différents process de la Junior-Entreprise :
  • Pérenniser et affermir cette orientation grâce à un partenaire : le Groupe AFNOR qui intervient désormais régulièrement lors de événements de la CNJE.

Souhaitant aller plus loin, certaines Junior-Entreprises se sont investies dans des certifications Qualité. Le partenariat avec le AFNOR Certification s’est ainsi concrétisé par la rédaction d’un référentiel de certification de services, adapté au fonctionnement des Junior-Entreprises : la norme AFAQ Service Confiance. Les structures le souhaitant peuvent bénéficier de l’aide de la CNJE dans le cadre de leur préparation puis obtenir cette certification suite à un audit effectué par AFNOR Certification. D’autres Junior-Entreprises préfèrent quant à elles pousser cette démarche Qualité jusqu’à obtenir la certification ISO 9001, version 2000 ou 2008 selon les cas. Si cette orientation Qualité de la CNJE ne s’est développée qu’il y a quelques années, elle a d’ores et déjà des conséquences concrètes grâce au partenariat avec le AFNOR Certification et aux certifications, comme évoqué précédemment, et elle contribue indéniablement à la pérennité du mouvement, puisque l’audit par process permet d’affermir les fondements mêmes de l’activité d’une Junior-Entreprise.

Décernement de la marque Junior-Entreprise[modifier | modifier le code]

Pour obtenir la marque Junior-Entreprise, une association doit respecter plusieurs conditions :

  • une équipe d’au moins 4-5 personnes motivées, cependant seuls les trois membres du bureau (président, trésorier, et secrétaire général) sont indispensables à la création de la structure ;
  • un projet bien défini (domaine de compétences, …) ;
  • appartenir à un établissement dispensant une formation BAC+4 ou supérieur ;
  • le soutien de son établissement ;
  • un local comportant un téléphone et un répondeur (indispensable seulement pour les J.E. ayant passé la certification AFAQ ou ISO 9001).

Le Prix d'Excellence et les labels[modifier | modifier le code]

Chaque année, la CNJE et ses partenaires (EY, Alten, BNP Paribas, le Mouvement des Anciens de Junior-Entreprises et Les Échos) remettent à la meilleure J.E. le Prix d'Excellence. Cinq labels sont également remis sur des sujets spécifiques : le Label Commercial, le Label Ingénieur, le Label Communication, le Label Entrepreneur, le Label Meilleur Espoir et le Label Régional (jusqu’en 2010). Pour les labels, les Junior-Entreprises doivent défendre un projet devant un jury mettant en avant la qualité de leurs réalisations.

Liste des 6 derniers lauréats au Prix d'Excellence :

  • 2014 : Junior Supélec Stratégie (Supélec)

Les lauréats 2014 des labels :

La Junior-Entreprise de France la plus primée est Marketing Méditerranée qui a reçu 5 Prix d'Excellence[3]. Ils ont été remportés en 1998, 1999, 2002, 2004 et 2009

Quelques chiffres[modifier | modifier le code]

  • 80 villes en France,
  • 160 Junior-Entreprises,
  • 1 600 projets débutés en 2011,
  • 2 800 étudiants « administrateurs »,
  • 17 600 étudiants « intervenants »,
  • 8 millions d’euros de chiffre d'affaires cumulé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]