Calmecac

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Glyphe nahuatl représentant un calmecac (codex Mendoza, recto du folio 61).

Le calmecac (mot nahuatl signifiant « alignement de maisons », composé de « calli », « maison », et « mecatl », « lien »)[1] était, dans la société aztèque, un établissement d'éducation géré par des Clergé et destiné principalement aux enfants des « pipiltin » («nobles»)[2].

Public[modifier | modifier le code]

Selon les témoignages recueillis par Bernardino de Sahagún, le calmecac était destiné principalement aux enfants des « pipiltin » («nobles»), mais pouvait également être accessible aux enfants des « pochteca » («marchands») et même exceptionnellement aux enfants des « macehualtin » («gens du commun»)[2],[3]. La plupart des enfants des gens du peuple fréquentaient un autre type d'école appelé « telpochcalli » («maison des jeunes»).

Les élèves entraient au calmecac à un âge variable, mais plus tôt que ceux qui étaient éduqués au « telpochcalli »[2],[4]. Selon Alonso de Zurita, les enfants des rois y entraient à cinq ans[5] ; les autres y entraient entre six et treize ans[4],[6]. Ils y restaient jusqu'à 20 ou 22 ans.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves, qui étaient destinés à la prêtrise ou à de hautes fonctions administratives, y étaient traités avec la plus extrême sévérité[7], dans une atmosphère quasi monastique. On leur apprenait notamment le contrôle de soi par le travail manuel, le jeûne, l'abstinence et l'automutilation.

On leur enseignait des matières très diverses, telles que l'interprétation des manuscrits pictographiques, le calendrier divinatoire (« tonalamatl »), les différents rituels, mais aussi la poésie ainsi que l'art oratoire, fort apprécié des Aztèques et très important dans l'exercice d'une fonction publique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Miguel León-Portilla, La filosofía náhuatl estudiada en sus fuentes, con un nuevo apéndice, UNAM,‎ 1993 (ISBN 9683628540, lire en ligne), p. 224 (note 8).
  2. a, b et c Aguilar-Moreno 2007, p. 99.
  3. Sahagún, livre II, chapitre VII : « Los señores, ó principales, ó ancianos, ofrecian a sus hijos á la casa que se llamaba Calmecac » ; « Cualquier señor ó principal ó rico que tenia hacienda [...] » ; « Y luego tomaban al muchacho [...] y si era hijo de pobres le ponian hilo de algodon flojo [...] ».
  4. a et b Hassig 1995, p. 35.
  5. Alonso de Zorita (trad. Benjamin Keen), Life and labor in ancient Mexico : the brief and summary relation of the lords of New Spain, University of Oklahoma Press,‎ 1994 (ISBN 9780806126791, lire en ligne), p. 135 (cité par Hassig 1995, p. 35, note 31).
  6. Sahagún indique un âge d'entrée compris entre 10 et 12 ans (livre VII, chapitre XXXVII).
  7. Sahagún, livre II, chapitre VII : « decian que en la casa de Calmecac habia buenas costumbres, doctrina y ejercicios, y áspera y casta vida ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources secondaires[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]