Cailleach

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

la Cailleach (-bheur) est un personnage de la mythologie gaélique (hibernienne : irl. & écosse). Au singulier c’est une sorcière sacré, déesse mère, au pluriel Cailleachan ce sont des sorcières du temps/vent et la personnification des forces élémentaires de la nature surtout dans leur aspect destructeur. Actuellement en écossais le mot Cailleach veut dire sorcière/vieille femme, idem en Irlande et ile de Mann. Mais on pense[Qui ?] que cela vient de l’irlandais ancien : caillech (la voilée) qui viendrait du latin pallium (couverture) avec chute du p>.

En écosse elle est connue comme Beira, reine des Neiges, on lui attribue la création de nombreuses montagnes et collines. On dit que ces collines ont été formées quand elle traversa le pays en semant par erreur des pierres tombant de son panier ou nasse de pêche. Dans d'autres cas elles lui servent de marche pied.

Elle personnifie l'hiver de plusieurs façons :

  • elle garde des cerfs,
  • elle combat le printemps
  • son bâton glace le sol (permafrost)

Elle est considérée comme la version d'hiver de Brighde, régissant les mois d'hiver entre Samhainn et Bealltainn, et Brighde entre Bealltainn et Samhainn. Soit on les considère comme deux faces d'une même déesse, soit on décrit la Cailleach se transformant en pierre à la fin de l'hiver. (cf. Mère aux cailles) Selon le climat local cette date de transformation se situe soit à La Fheill Brighde (1er févr.), Latha na Cailliche (25 mars), ou Bealltainn (1er mai).

La Fheill Brighde (1er fév.) est la date à laquelle la Cailleach ramasse du bois pour le reste de l'hiver. L'on dit que si elle veut que l'hiver dure plus longtemps, elle s'assure qu'il fait beau ce jour-là, pour qu'elle puisse tranquillement ramasser une grande quantité de bois pour que l'hiver dure d'autant plus longtemps. S’il fait mauvais le 1er fév. La Cailleach ne s'est pas réveillée, et elle n'aura bientôt plus de bois. Elle ne fera donc pas durer l'hiver. Sur l’ile de Mann elle est connue comme la Caillagh ny Groamagh et elle a la forme d’un grand oiseau portant des branches dans son bec. Sur la côte ouest de l’écosse la Cailleach est dite laver son féileadh mòr (plaid) dans la Coire Bhreacain pendant 3 jours. Le bruit du tourbillon s’entend à des kilomètres (32km) pendant ce laps de temps. Le plaid en ressort blanche. Quand le lavage a fini la neige recouvre le pays. Certains (dont Kuno Meyer) pensent que le poème irlandais “The Lament of the Old Woman of Beare” parle de la Cailleach, elle y est mère des tribus d’Irlande[réf. souhaitée].

Existe encore dans le folklore gaelique actuel. Les festivals locaux annonçant le début du printemps peuvent aussi être nommés d’après le Cailleach ou Brigitte.

En écosse et en Irlande le premier paysan à avoir fini la récolte fait une poupée de fanes de maïs/blé appelée le Carlin ou Carline fait avec les dernières plantes récoltés. Il la jette ensuite dans le champ d’un voisin qui n’a pas encore fini la récolte. Le dernier cultivateur a la responsabilité du Carlin pour l’année à venir, c’est-à-dire qu’il doit héberger et nourrir la sorcière tout l’hiver. La compétition était féroce pour éviter d’avoir « la Vieille » à la maison.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • McNeill, F. Marian (1959). The Silver Bough, Vol.2: A Calendar of Scottish National Festivals, Candlemas to Harvest Home. Glasgow: William MacLellan. pp. 20–1. ISBN 0-85335-162-7.
  • McNeill, F. Marian (1959). The Silver Bough, Vol.1: Scottish Folklore and Folk-Belief. Glasgow: William MacLellan. p. 119. ISBN 0-85335-161-9.
  • Krappe, A. H. (1936). "La Cailleach Bheara. Notes de mythologies Gaélique". Études Celtiques 1: 292–302.
  • Carey, John (1999). "Transmutations of Immortality in the 'The Lament of the Old Woman of Beare'". Celtica 23: 30–7.
  • Ó Crualaoich, Gearóid (2003). The Book of the Cailleach: Stories of the Wise-Woman Healer. Cork: Cork UP. ISBN 1-85918-372-7.
  • Hull, Eleanor (Sep. 30 1927)). "Legends and traditions of the Cailleach Bheara or Old Woman (Hag) of Beare". Folklore 38.3: 225–54. JSTOR 1256390.
  • MacKillop, James (1998). Dictionary of Celtic Mythology. Oxford University Press. ISBN 0-19-280120-1
  • "The Lament of the Old Woman of Beare", ed. and tr. Donncha Ó hAodha (1989). "The Lament of the Old Woman of Beare". In Donnchadh Ó Corráin, Liam Breatnach and Kim McCone. Sages, Saints and Storytellers: Celtic studies in Honour of Professor James Carney. Maynooth Monographs 2. Maynooth: An Sagart. pp. 308–31.
  • Meyer, Kuno (1913)). Ancient Irish Poetry. On "The Lament of the Old Woman of Beare",