Brevet (militaire)

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Dans l'armée américaine et britannique, le brevet désignait une garantie écrite (warrant) autorisant un officier à occuper temporairement un grade plus élevé dans le cadre d'une mission, mais en général sans recevoir la paie de ce grade temporaire. Le brevet pouvait aussi être la reconnaissance d'actes de bravoure.

Contrairement à l'acception française (selon laquelle un "breveté" est un "titulaire d'un titre ou d'un diplôme garanti par l'état") le brevet anglo-saxon signifiait que le bénéficiaire était promu pour faire temporairement fonction de - ou à titre honorifique, après des actes de courage. Un brevet general était donc un général de rang inférieur par rapport à un full rank general , et un officier des Volontaires était vu comme de rang inférieur à un officier de la Regular Army.

Cette promotion est notée dans le titre de l'officer, comme Brevet Major General Joshua L. Chamberlain.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, les brevets étaient extrêmement courants. Les nouveaux officiers recevaient leur brevet jusqu'à ce que leur place soit disponible. De plus, des officiers pouvaient être "brevetés" pour des missions importante ou pour leur courage. Traditionnellement, on donnait au "breveté" son insigne, mais pas sa paie ou son autorité.

À la fin de la guerre de Sécession presque tous les officiers supérieurs nordistes furent promus (et même à titre posthume) au rang supérieur avec un brevet. Il était même possible qu'un officier ait plusieurs rangs différents simultanément.

Le brevet , source de plaintes et de contestations multiples, fut supprimé, pour être remplacé par des honneurs et décorations divers.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le flou provoqué par le brevet dans les relations entre officiers au moment critique a été souligné par le résultat catastrophique (pour les Britanniques) de la bataille d'Isandhlwana (22 janvier 1879) : Henry Pulleine, qui était sur place, n'était que brevet lieutenant colonel (capitaine faisant fonction de lieutenant-colonel), alors que Anthony Durnford, qui arrivait au camp avec des renforts, était, lui, full rank lieutenant colonel, brevet colonel. Un désastre majeur aurait pu probablement être évité si une meilleure coordination stratégique avait existé entre les 2 officiers, et en particulier Durnford n'aurait peut-être pas établi sa ligne de défense si loin du camp (cf Snook, Mike. How Can Man Die Better: The Secrets of Isandlwana Revealed. London: Greenhill Books, 2006. ISBN 978-1-85367-656-7)...

France[modifier | modifier le code]

L'utilisation française s'applique généralement aux commissions. L'armée française utilise des commissions provisoires semblables aux brevets des États-Unis, ce sont des promotions données aux officiers exécutant des missions très en vue avant la date d'entrée en vigueur de leur promotion.

Charles de Gaulle a été promu Général de brigade à titre provisoire en 1940 lorsqu'il était commandant d'une division blindée.

On retrouve différents types de brevets en France suivant la manière dont celui-ci se passe:

- Les stages commando: Généralement détaché du régiment pour le passer, il est effectué dans un centre spécialisé et qui se caractérise à la fin par une remise d'insigne (correspondant au brevet).

- Les brevets technique: Généralement détaché, mais pas obligatoire, il est effectué en École pour la plupart d'entre eux et se caractérise à la fin par un diplôme papier et qui permet le port d'un insigne qui est dû mais pas remis.

Références[modifier | modifier le code]