Audiogramme

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Le terme audiogramme désigne un graphique, utilisé en audiométrie tonale, qui permet de visualiser la capacité auditive d'un sujet.

L'audiogramme tonal se base généralement sur des sons purs à fréquences choisies arbitrairement et conventionnellement (à 125 Hz, 250 Hz, 500 Hz, 750 Hz, 1000 Hz, 1500 Hz, 2000 Hz, 3000 Hz, 4000 Hz, 6000 Hz, 8000 Hz, 15000 Hz). On mesure le seuil de l'audition pour ces différentes fréquences. On le fait en adressant le son tour à tour à chaque oreille au moyen d'un casque ou de haut-parleurs (audiogramme en voie aérienne) puis par un vibreur appliqué sur le crâne de chaque côté (audiogramme en voie osseuse).

On compare ensuite ces résultats au seuil normal pour les mêmes fréquences, de façon à déterminer le déficit auditif et à étudier l'audiogramme qui représente graphiquement ce déficit en fonction de la fréquence.


On peut utiliser dans certains cas un système semi-automatique (Von Békésy) qui a été perfectionné par une équipe toulousaine (Pr Azaïs, Pr Josserand, Dr Auriol) pour aboutir au brevet (INRS N° 89 080397) de C. Meyer-Bisch : l'Audioscan (commercialisé par Essilor).

On utilise un balayage fréquentiel asservi à niveau constant, augmenté progressivement et partant systématiquement de non-entendu vers entendu. Les plages de fréquences balayées et les niveaux explorés sont commandés automatiquement par un système lui-même asservi aux réponses du sujet examiné. C'est-à-dire que :

– le système effectue un premier balayage fréquentiel à un niveau de référence constant ;
– le sujet tient appuyée une commande aussi longtemps qu'il entend quelque chose et la relâche lorsqu'il ne perçoit plus aucun son ;
– si une zone de « silence » (dite de « non audition ») est détectée, le programme mémorisera la fréquence à partir de laquelle le sujet n'entend plus rien et la fréquence à partir de laquelle il entend de nouveau quelque chose.
– le programme détermine alors la fréquence centrale de cette zone de silence et partant de celle-ci, il va effectuer un nouveau balayage fréquentiel mais avec un niveau de diffusion supérieur de 5 dB par exemple.

Des méthodes n'impliquant pas une réponse intentionnelle du sujet existent aussi :

– les potentiels évoqués auditifs ou PEA ;
– les oto émissions acoustiques ou OEA dont la mesure résulte des travaux très complets de Kemp et de Wilson. Ils ont montré que si le système auditif fonctionne, l'oreille répond par une sorte d'écho à tout son audible qui lui est adressé. Cette mesure n'est cependant pas suffisante pour assurer que la personne entende et peut être couplée avec une mesure de potentiels évoqués pour établir un diagnostic plus fiable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]