Animal Kingdom

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film australien. Pour le parc Disney, voir Disney's Animal Kingdom.

Animal Kingdom

Titre québécois La loi du plus fort
Réalisation David Michôd
Scénario David Michôd
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Australie Australie
Genre Policier
Drame
Sortie 2010
Durée 113 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Animal Kingdom ou La loi du plus fort au Québec est un film policier australien écrit et réalisé par David Michôd, sorti en 2010.

Le script de David Michôd est inspiré de l'histoire vraie d'une famille criminelle de Melbourne dans les années 1980, les Pettingill (en).

Animal Kingdom a reçu de nombreuses critiques très positives. Le film a été présenté au festival du film de Sundance 2010, où il a remporté le Grand prix du jury. Il a aussi remporté les principaux Australian Film Institute Awards (meilleur film, réalisateur, scénario, actrice, acteur, second rôle) et a obtenu une nomination aux Oscars 2011 : meilleure actrice dans un second rôle pour Jacki Weaver.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Lorsque sa mère meurt d'une overdose, Joshua demande l'aide de sa grand-mère Janine pour l'organisation de l'enterrement. Il ne lui a pas parlé depuis longtemps, depuis qu'elle et sa mère se sont fâchées. Néanmoins, Janine accepte et l'invite à revivre chez elle. Janine est la matriarche d'une famille du milieu criminel de Melbourne.

Lorsque Joshua revient vivre dans sa famille, celle-ci est sous pression. La police a décidé de surveiller jour et nuit les principaux criminels de la ville, et même d'en éliminer. « Pope », l'oncle le plus violent de Joshua, est le plus recherché par la police. Il craint pour sa vie, et devant se cacher, ne vit plus à la maison familiale. Un jour, « Baz », l'oncle le plus stable de Joshua, est assassiné, alors qu'il pensait que seul « Pope » était menacé. L'élimination de Baz va s'avérer être une mauvaise nouvelle pour la famille. Baz était en effet le seul à savoir contrôler Pope. Pope revient dans la maison familiale et entraîne l'oncle le plus jeune de Joshua dans une vengeance. Celle-ci se traduit par l'assassinat de deux policiers. Furieuse, la police cherche alors à obtenir les faveurs d'un témoignage de Joshua. C'est le comportement déséquilibré, ultra-violent et sans raison aucune de Pope à son égard qui le pousse à accepter.

Dans le « Règne Animal », celui de sa maison familiale, Joshua n'est plus protégé. Quand Janine apprend le changement de bord de Joshua, elle décide de l'éliminer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le film est inspiré de la vie de la Famille Pettingill (en) et de la fusillade de Walsh Street (en) qui eut lieu à Melbourne en 1988[1]. Alors rédacteur en chef du Inside Film Magazine[2], David Michôd s'intéresse à la pègre qui règne dans la capitale de l’État de Victoria, et il écrit un script intitulé J en décembre 2000. La productrice Liz Watts, qui travaillait alors pour la société Screen NSW Script Development, déclare à propos du premier scénario qu'il nécessitait plus de structure et que les personnages manquaient de développement, ce que reconnaissait son auteur. Michôd écrit ensuite plusieurs autres brouillons qu'il soumet à de nombreuses personnes de l'industrie du cinéma australienne. Watts accepte de produire le film avec un budget de 5 millions de dollars australiens (4,5 millions de dollars US ; 3,4 millions d'euros), avec les sociétés Screen Australia, Film Victoria, Screen NSW et Showtime Australia[3]. La version finale du scénario ne contient aucun des dialogues originaux.

Le réalisateur dit s'être inspiré de Heat (Michael Mann, 1995) et Magnolia (Paul Thomas Anderson, 1999) pour le film[2].

Le film est tourné à Melbourne.

Réception[modifier | modifier le code]

Animal Kingdom a reçu un accueil particulièrement positif. La réalisation et le scénario du jeune cinéaste David Michôd sont particulièrement remarqués, alors que l'ensemble de la distribution est saluée.

L'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes lui donne une note de 97 % ainsi que le label « Certified Fresh », basé sur 146 critiques, résumant : « avec un rythme maîtrisé, un scénario intelligent et un casting d'exception, Animal Kingdom nous offre le meilleur du cinéma australien[4] ». Metacritic le note 83 sur 100 d'après 33 critiques[5]. En France, les critiques de la presse sur Allociné donnent au film quatre étoiles sur cinq, et 3,7 sur 5 pour les critiques spectateurs[6].

En Australie, un critique déclare que la révélation du film est Jacki Weaver, « une actrice rare qui révèle ici la profondeur du personnage qu'elle interprète. Toutes les performances sont superbes, depuis les rôles les plus secondaires[7],[8]. » The New York Times écrit dans sa critique que « l'intensité du nihilisme du film est soulignée par la musique inquiétante d'Antony Partos. L'absence relative de batailles au pistolet et de courses-poursuites aide Animal Kingdom à construire et garder une ambiance profondément angoissante[9] ». Le quotidien américain ajoute que la représentation de la peur qui se cache derrière la fanfaronnade des frères Cody est l'émotion la plus prononcée, alors que le centrage sur les personnalités de ces criminels en fait une version australienne des Affranchis, l'humour du malfrat en moins[10],[11]. En France, Télérama résume le film à la question « Le crime est-il soluble dans la vie quotidienne ? »[12] et Le Monde, saluant la réalisation, ajoute que le film « se refuse avec un certain panache à magnifier la violence[13]. »

« L'essentiel d’Animal Kingdom consiste en un huis clos au long duquel la tribu se défait encore plus sous la pression de policiers sans scrupule. [...] Les scènes violentes (meurtres, braquage) sont filmées souvent de loin avec efficacité, sobriété, ramenant à la sensation d'aliénation qui saisissait à la première séquence. »

— Le Monde[13]

D'autres analyses décrivent le film comme un drame shakespearien adapté par Martin Scorsese[14], ainsi qu'un film qui suit les enseignement de cinéastes comme Roman Polanski et David Cronenberg pour la mise en scène lente, sombre et anxiogène, ainsi que de Jane Campion, Peter Jackson[15] ou James Gray[16], Francis Ford Coppola[12],[13] et, dans une certaine mesure Jacques Audiard[2].

Quentin Tarantino a nommé Animal Kingdom troisième de ses films préférés de 2010, après Toy Story 3 et The Social Network[17].

Certains critiques ont regretté un rythme parfois trop lent et un scénario « trop banal ».

Box-office[modifier | modifier le code]

Animal Kingdom a rapporté plus de 4 millions de dollars US en Australie, soit le troisième film le plus rentable de l'année 2010 après Demain, quand la guerre a commencé (9,2 millions) et Bran Nue Dae (7,6 millions)[18]. Au niveau mondial, il rapporte 6 793 982 $ et fait un peu plus de 100 000 entrées en France[19].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous proviennent de la page Awards du film sur l'Internet Movie Database[20].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « ME 2010 040 13 Sundance Awards-Script », ITN Source,‎ 1er février 2010 (consulté le 17 août 2013)
  2. a, b et c Didier Péron, « Flippe kangourou », Libération,‎ 27 avril 2011 (consulté le 17 août 2013)
  3. (en) « Animal Kingdom: fierce creatures », Encore Magazine,‎ 1er juin 2010
  4. (en) « Animal Kingdom », sur Rotten Tomatoes (consulté le 17 août 2013)
  5. (en) « Animal Kingdom », sur Metacritic (consulté le 17 août 2013)
  6. « Animal Kingdom », sur Allociné (consulté le 17 août 2013)
  7. Citation originale : « The revelation here is Jacki Weaver, always a fine actor but seldom revealing the depths of character she does here. All the performances are superb, down to the small parts - like Dan Wyllie as the family's lawyer and Anna Lisa Phillips [sic] as Josh's barrister. »
  8. (en) David Stratton, « Animal Kingdom », sur ABC, At the Movies,‎ 2 juin 2010 (consulté le 17 août 2013)
  9. Citation originale : « The intensity of the film’s nihilism is underlined by Antony Partos’s ominous semielectronic score. The relative absence of gun battles and car chases helps “Animal Kingdom” build and sustain a mood of deepening dread. »
  10. Citation originale : « The film’s depiction of the raw fear lurking below the brothers’ braggadocio is the most pronounced emotion in a movie whose focus on the personalities of its criminals suggests an Australian answer to “Goodfellas,” minus the wise-guy humor »
  11. (en) Stephen Holden, « Animal Kingdom (2010) », The New York Times,‎ 12 août 2010 (consulté le 17 août 2013)
  12. a et b Jérémie Couston, « Animal Kingdom », Télérama,‎ 27 avril 2011 (consulté le 17 août 2013)
  13. a, b et c Thomas Sotinel, « Animal Kingdom : plongée dans la noire jungle urbaine des antipodes », Le Monde,‎ 26 avril 2011 (consulté le 17 août 2013)
  14. (it) Mariarosa Mancuso, « Animal Kingdom (2010) », Il foglio,‎ 1er novembre 2010 (consulté le 17 août 2013)
  15. (it) Luca Marra, « Animal Kingdom », sur my movies,‎ 30 octobre 2010 (consulté le 17 août 2013)
  16. Léo Soesanto, « Animal Kingdom, au cœur d’une famille de gangsters », Les Inrockuptibles,‎ 26 avril 2011 (consulté le 17 août 2013)
  17. (en) Matt Goldberg, « Quentin Tarantino’s Top 20 Films of 2010 », sur Collider (consulté le 17 août 2013)
  18. (en) « Animal Kingdom », sur Box office Mojo (consulté le 17 août 2013)
  19. (en) « Animal Kingdom », sur JP's Box office (consulté le 17 août 2013)
  20. (en) « Animal Kingdom - Awards », sur Imdb (consulté le 15 août 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]