Éthique de situation

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

L'éthique de (la) situation, connue aussi sous le nom de situationnisme) se réfère à un point de vue particulier de l'éthique qui affirme que la moralité d'un acte est fonction de l'état du système au moment où il est accompli.[1] On la confond souvent avec le relativisme moral, qui affirme qu'il n'y a pas de vérité morale universelle, qu'il y a seulement des croyances et des perspectives, aucune n'étant plus valide qu'une autre. L'éthique de situation en elle-même ne dit pas s'il y a des vérités universelles ou non. Elle dit seulement que l'état du système au moment d'un acte doit être inclus dans la considération de l'acte.

Le terme d'éthique de situation a été étendu pour inclure de nombreuses situations dans lesquelles un code d'éthique est conçu pour s'accorder aux besoins de la situation.

La théorie originelle de l'éthique de situation a été développée par Joseph Fletcher, un prêtre épiscopal, dans les années 1960. Basée sur le concept que la seule chose qui ait une valeur intrinsèque est l'Amour (spécifiquement l'agapē chrétien), Fletcher préconise un certain nombre de cas d'actions à discuter.

Les opposants sont habituellement des universalistes moraux qui considèrent l'éthique de situation, dans son sens le plus pur, comme intrinsèquement contradictoire, et affirment que le véritable terme d'"éthique de situation" est un oxymore. Ils affirment que l'éthique et la moralité sont fondamentaux et ne peuvent pas être basés sur des valeurs pratiques, fonctionnelles, ou ethno-centrées ; c'est pourquoi l'éthique doit être basée sur quelque chose de plus fondamental que l'évaluation de la situation courante d'un groupe.

Les partisans qui sont aussi des universalistes moraux répondent que les opposants ont mal interprété l'éthique de situation : la complexité ne signifie pas la contradiction, bien que cela puisse y ressembler lorsque l'on regarde une situation d'un point de vue simpliste. Ceux qui ne sont pas partisans de ce point de vue pourraient répondre que le désir de principes, ce que l'on en vient à croire, sont des principes d'éthique universels fait partie de l'évaluation de la situation en cours d'un groupe.

L'éthique située est une théorie entièrement différente dans laquelle c'est l'état réel physique, géographique, écologique et d'infrastructure qui détermine les actions ou ensemble d'actions - les économies vertes sont basées au moins en partie sur ce point de vue. Cette théorie, aussi, est critiquée pour le manque de neutralité géographique de ce point de vue, à partir duquel une autorité pourrait appliquer des standards.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J. Joseph Fletcher, Situation Ethics (Westminster, Philadelphia, 1966).

Liens internes[modifier | modifier le code]