Économie verte
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L'économie verte est l'ensemble de l'activité économique générée « par toutes les entreprises qui produisent des biens et services contribuant à éviter, réduire ou supprimer des nuisances pour l'environnement »[1].
Cette définition s'applique par exemple aux entreprises de traitement des déchets ou des eaux usées, au domaine de l'insonorisation des bâtiments, ou aux producteurs d'énergie renouvelable.
En 2006, l'Allemagne détenait une part de 16,1 % du marché mondial des biens contribuant à la protection de l'environnement, ce qui en faisait le numéro un, selon le ministère allemand de l'Environnement, et quelque 1,8 million d'Allemands, soit 4,5 % du total des salariés du pays, travaillent dans des entreprises produisant des biens et services liés à la protection de l'environnement.
[modifier] Valeur verte
C'est le nom parfois donné à la survaleur patrimoniale (ou « valeur nette additionnelle d’un logement dégagé grâce à une meilleure performance environnementale, que ce soit au niveau de la performance énergétique du bien mais également à l’accès aux transports en commun, à ses matériaux de construction, à la qualité de son insertion locale, etc »[2], traduite en termes financiers). C'est une valeur induite par la performance énergétique et plus largement environnementale du bâti. Elle était en France, début 2012, estimée à +/- 6 %. Elle est notamment évaluée par le diagnostic performance énergétique (DPE). « En situation d’achat ou de location, 8 Français sur 10 accordent de l’importance au DPE ; pour plus d’1/3, c’est un critère «très important». Même constat pour la vente : environ 7 interviewés sur 10 lui accordent une attention particulière, 3 sur 10 seulement le considérant comme une simple formalité administrative »[2].
Le 8 février 2012, un colloque organisé par l’ANIL (Agence nationale pour l'information sur le logement) et la CAPEB, a traité de l’impact de la performance énergétique sur les coûts de construction, pour le « neuf » (mieux encadré et évalué) et la rénovation (plus hétérogène), enjeu croissant par exemple dans le cadre du Plan Bâtiment Grenelle (suite au Grenelle de l'environnement), du dispositif Feebat, du programme Rage ou des démarches "qualité"[3].
Les coûts et économies sont liés aux études, audits, évaluation thermiques, matériaux et techniques d’isolation, réalisation des travaux, gestion des déchets, avec des ‘temps de retour’ dont les enjeux diffèrent selon le point de vue du client ; Bailleurs sociaux, hôtels, tertiaire, collectivités, particuliers propriétaire (locataire ou maître d’ouvrage)[3].
Alain Maugard, président de QUALIBAT, estime qu’il n’y a plus en 2012 de surcoût pour la rénovation BBC quand elle utilise les techniques constructives maitrisée d’isolation (estimation encore discutée). Il plaide donc pour une obligation de rénovation énergétique lors d'une cession ou mise en location d’un bien immobilier[3].
Le temps de retour pour le neuf serait de 10 ans en moyenne (ou 12 ans en tenant compte des incertitude sur le coût de la maintenance et des coûts futurs de l’énergie. Pour une rénovation partielle ou BBC de l’ancien, le temps de retour serait de 10 à 20 ans (plus long sur l’isolation des murs menuiseries extérieures, et donc a priori moins intéressant pour des occupants envisageant de changer de logement)[4].
Selon[5] la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) la rentabilité d’un investissement d’efficience énergétique est pour 52 % des personnes sondées intéressant pour la diminution de consommation qu’elle permet ; 25 % ont d’abord un objectifs de protection de l’environnement ; et 19 % cherchent à améliorer le confort (acoustique et/ou thermique) de l’habitat ; 4 % le font pour augmenter la valeur de leur bien immobilier. Les incitations (PTZ+, éco-prêts collectif et individuel) semblent importants, ainsi que l’engagement des professionnels (agences immobilières promouvant les bâtiments à haute performance énergétique, syndic de copropriété cherchant à réduire les consommations, administrateurs de biens motivant les bailleurs à accroître la valeur de leur patrimoine en les améliorant énergétiquement, etc. Le secteur locatif privé (copropriétés notamment reste peu actif dans ce domaine) ; Une « Garantie de Performance Environnementale » devrait encourager ces démarches[3].
[modifier] Articles connexes
- Développement durable
- Écoblanchiment (Greenwashing)
- Achat vert
- Revue du Programme des Nations Unies pour l’environnement - février 2010
[modifier] Notes et références
- Selon le ministère allemand de l'Environnement[réf. à confirmer]
- BatiActu, valeur verte, un atout pour l’immobilier ? 2012-04-18
- Grégoire Noble « La valeur verte en questions», Batiactu, (13/02/2012)
- source : Antoine Desbarrières, directeur général de Qualitel et président de Cerqual (organisme de certification), Colloque Le coût de la performance énergétique du 8 février 2012
- Jean-François Buet secrétaire général de la FNAIM, au colloque Le coût de la performance énergétique 8 fev 2012