Volontariat International

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Le volontariat international (VI) a été créé à la suite de la suspension du service national obligatoire en France, en remplacement du service national en coopération. C'est une expérience de volontariat réalisé à l'international, en dehors de son pays de résidence.

Ce terme peut aisément porter à confusion car il regroupe en France plusieurs réalités distinctes portées par des organismes différents. De plus les différents sigles employés se confondent aisément.

On fera particulièrement attention à distinguer :

  • les volontariats internationaux en entreprise (VIE) ou en administration (VIA) dont la finalité première est le développement international des entreprises françaises à l'étranger à travers l'envoi d'un jeune à l'étranger ;
  • les volontariats internationaux d'échange et de solidarité (VIES) où la dimension de l'aide au développement et de la coopération est plus présente ;
  • le volontariat international en chantiers internationaux est mis en place généralement par de petites structures associatives et souvent à destination de jeunes adultes. À la différence des deux précédents types, il s'agit presque toujours de bénévolat où le volontaire ne reçoit pas d'aide financière venant de l'état.

Bien que les statuts soient très différents, certains défis sont cependant communs à l'ensemble des volontariats internationaux : le départ dans un pays étranger pour une durée allant de quelques semaines à plusieurs mois, l'intégration nécessaire à une autre culture et l'adaptation à de nouvelles méthodes de travail.

France[modifier | modifier le code]

Le volontariat international en administration ou en entreprise[modifier | modifier le code]

Le Centre d'information sur le volontariat international emploie le terme de volontariat international[1] pour désigner les statuts de volontaire international en administration (VIA) et de volontaire international en entreprise (VIE).

Il est ouvert aux jeunes de 18 à 28 ans, à condition d'être ressortissant français ou européen, d'être en règle avec le service national, d'avoir un casier judiciaire vierge, et d'être apte physiquement. Il concerne tous les domaines professionnels, et la plupart des pays du monde. Les volontaires partent en mission d'une durée de 6 à 24 mois dans les administrations et entreprises françaises à travers le monde. On parle alors respectivement de Volontariat international en administration (VIA) et de Volontariat international en entreprise (VIE).

Pour la mission en entreprise, le volontaire et une entreprise agréée passent tous les deux un contrat avec Business France. Le volontariat étant validé après une réunion d'intégration à Paris où tous les documents originaux sont à remettre.

Business France est le seul organisme en France pouvant contracter des volontariats internationaux en entreprise ou en administration. Business France ne s'occupe en aucun cas des démarches administratives pour travailler à l'étranger, même s'ils peuvent indiquer la bonne procédure.

Le volontariat international en administration ou en entreprise est géré par les organismes suivants :

Ce volontariat est régi notamment par la loi du 14 mars 2000 relative aux volontariats civils[2],[3].

Le volontaire international en entreprise ou en administration est rémunéré, entre 1 100 et 2 900 nets par mois, selon le pays et sans distinction de niveau d'études.

Cette rémunération forfaitaire et non négociable comprend :

  • une partie fixe (715,38 au 01/07/2015)[4] ;
  • une partie variable selon les pays, tenant compte notamment des variations des changes et des prix, mais aussi des risques.

Cette rémunération est exonérée des cotisations sociales et patronales ainsi que de l’impôt sur le revenu sauf pour les VIE affectés dans les pays où les indemnités sont imposables auquel cas la structure d’accueil prend cette imposition à sa charge.

10 000 jeunes sont partis grâce à volontariat international en 2010.

Dans un article de 1997 intitulé « Les frontières du salariat à l’épreuve des stratégies d’utilisation de la force de travail », Thérèse Aubert-Monpeyssen, maître de conférences à l’université des sciences sociales de Toulouse, décrit le mouvement de contournement du salariat qui s’opère en France depuis quelques années. Elle expose que, face à l’utilisation semble-t-il croissante de stagiaires, de bénévoles et de faux contrats d’entreprise, les tribunaux analysent la réalité non seulement juridique mais également économique des relations des parties et, faisant peser les obligations de l’employeur sur le détenteur du pouvoir de décision, procèdent, le cas échéant, indépendamment de l’aspect formel des contrats que celles-ci ont formalisés ou des montages qu’elles ont effectués, aux requalifications nécessaires. C'est ainsi par exemple que le "Volontariat international en entreprise" (VIE) est décrié par de nombreux acteurs associatifs et syndicaux comme étant un détournement du mot volontaire pour masquer une réalité qui s'apparente bien plus à une forme de stage rémunéré ou un emploi précaire.

Les volontariats internationaux d'échange et de solidarité[modifier | modifier le code]

La plateforme France Volontaires emploie le terme de volontariat international pour désigner les Volontariats Internationaux d'Échange et de Solidarité (VIES)[5].

Le volontariat de solidarité internationale ou VSI est un exemple de VIES.

Au contraire des associations de jeunesse telle que Jeunesse et Reconstruction en France ou les Compagnons Bâtisseurs en Belgique utilisent le terme de volontariat international pour désigner des chantiers internationaux de bénévoles de courte ou longue durée [réf. souhaitée].

Pays d'affectation en chiffres en 2014[modifier | modifier le code]

1. Allemagne → 932[6]
2. États-Unis → 916
3. Belgique → 795
4. Royaume-Uni → 687
5. Chine et Hong-Kong → 577

Les 10 premiers secteurs de recrutement des V.I.E (au 25/09/2014 )[modifier | modifier le code]

Banque (généralités) → 1075[6]
Fabrication de véhicules (généralités) → 685
Industrie pharmaceutique (généralités) → 376
Transport aérien → 273
Construction aéronautique et spatiale → 272
Travaux publics (généralités) → 252
Transports ferroviaires et urbains → 251
Services informatiques (généralités) → 233
Services (généralités) → 226
Services et conseils aux entreprises → 221

Statistiques[modifier | modifier le code]

68 % des jeunes se voient proposer un poste par leur entreprise d’accueil à l’issue de leur mission V.I.E [6].
8 jeunes sur 10 ont trouvé un poste 4 mois après leur V.I.E. Pour 78% d’entre eux il s'agissait d'un CDI.

Depuis l’instauration du V.I.E en 2000 et le départ des premiers volontaires en 2001, plus de 49 523 jeunes ont profité du dispositif pour le compte de 5 499 entreprises. En septembre 2014, 1 813 entreprises dans le monde ont recours au V.I.E dans le développement de leur activité économique et 8 227 V.I.E sont en poste dans 32 pays à travers le monde [6].

La durée moyenne du V.I.E est de 18 mois.
L’âge moyen des jeunes qui partent en V.I.E est de 26 ans.

Plus de 94 % des candidats au départ présentent un niveau d’études équivalent ou supérieur à Bac + 3, 82 % ont un niveau d’étude BAC+5, parmi lesquels une forte proportion de diplômés de grandes écoles d’ingénieurs ou de commerce (45 %).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Définition du volontariat international sur le site du Centre d'information sur le volontariat international
  2. Loi no 2000-242 du 14 mars 2000 relative aux volontariats civils institués par l'article L. 111-2 du code du service national et à diverses mesures relatives à la réforme du service national. Texte de la loi
  3. Liste des lois et textes réglementaires qui régissent le Volontariat Civil International sur le site de CIVIWEB
  4. Barème rémunération VIE applicable au 1er avril 2015,
  5. Plateforme France Volontaires
  6. a, b, c et d http://export.businessfrance.fr/Galerie/Files/PressKits/Dossier_de_Presse_V.I.E_VF_maj_10_2014.pdf

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]