Virus de l'immunodéficience féline

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Virus de l'immunodéficience féline
Description de cette image, également commentée ci-après
Test diagnostic rapide pour le virus de l'immunodéficience féline (FIV) et le virus de la leucose (FeLV). Il est positif pour le FIV et négatif pour le FeLV.
Classification selon l’ICTV
Royaume Riboviria
Règne Pararnavirae
Embranchement Artverviricota
Classe Revtraviricetes
Ordre Ortervirales
Famille Retroviridae
Sous-famille Orthoretrovirinae
Genre Lentivirus

Espèce

Virus de l'immunodéficience féline
ICTV 1991[1]

Le virus de l'immunodéficience féline (VIF ou FIV, de l'anglais feline immunodeficiency virus) est un virus qui cause le syndrome d'immunodéficience acquise, une maladie virale grave qui atteint les félins et notamment le chat. Il s'agit d'un lentivirus (sous-groupe des rétrovirus, proche du VIH).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'identification du virus responsable du syndrome d'immunodéficience félin est rapportée dans un article scientifique publié en 1987[2].

Caractéristiques du virus[modifier | modifier le code]

Quatre sous-types (A, B, C et D) de virus ont été identifiés. 80 % des virus isolés appartiennent aux sous-types A et B. Des recombinaisons entre différents sous-types ont également été observés[3].

Transmission[modifier | modifier le code]

Le virus se transmet entre chats principalement par les morsures, mais également par les rapports sexuels. Il peut aussi être transmis par la mère à ses petits[3].

Le virus ne survit que quelques heures dans l'environnement[4].

Pathogenèse[modifier | modifier le code]

Le virus de l'immunodéficience féline s'attaque aux cellules immunitaires que sont les lymphocytes T, les macrophages et les cellules microgliales[5].

Recherches[modifier | modifier le code]

En 2011, une équipe dirigée de la clinique Mayo (Minnesota) insère un gène de macaque rhésus - producteur d'une molécule antivirale - dans des ovules de chattes non encore fécondés. Pour suivre le transfert du gène sous un microscope et certaines lumières, les scientifiques ont ajouté une protéine luminescente issue d'une méduse. À la génération suivante, les chatons qui brillent dans le noir et produisent eux-mêmes la protéine antivirale. Il est alors prévu de réaliser des tests afin de voir si les chats génétiquement modifiés sont vraiment immunisés contre le FIV.

FIV chez d'autres félins[modifier | modifier le code]

Le FIV observé chez les félins non domestiques est génétiquement différent du FIV observé chez les animaux domestiques et la transmission interspécifique est très rare[6]. Le virus a été détecté chez le lynx (Lynx rufus) et chez le puma (Puma concolor) en Californie et en Floride[7].

En Europe, le FIV est signalé pour la première fois en 2016 chez le lynx en Suisse, où un individu capturé dans le canton de Soleure a été reconnu porteur du virus ; au début de 2017, deux individus porteurs également sont capturés dans le canton du Jura, à Saint-Ursanne et à Longeau[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. ICTV. International Committee on Taxonomy of Viruses. Taxonomy history. Published on the Internet https://talk.ictvonline.org/., consulté le 25 janvier 2021
  2. (en) K. Hartmann, « Feline immunodeficiency virus infection: an overview », The Veterinary Journal, vol. 155, no 2,‎ , p. 123–137 (PMID 9564266, PMCID PMC7128420, DOI 10.1016/S1090-0233(98)80008-7, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b Luis Isamu Barros Kanzaki et David J. Looney, « Feline immunodeficiency virus: a concise review », Frontiers in Bioscience: A Journal and Virtual Library, vol. 9,‎ , p. 370–377 (ISSN 1093-9946, PMID 14766374, DOI 10.2741/1235, lire en ligne, consulté le )
  4. (en) « Feline Immunodeficiency Virus (FIV) », sur Cornell University College of Veterinary Medicine, (consulté le )
  5. Luis Isamu Barros Kanzaki et David J. Looney, « Feline immunodeficiency virus: a concise review », Frontiers in Bioscience: A Journal and Virtual Library, vol. 9,‎ , p. 370–377 (ISSN 1093-9946, PMID 14766374, DOI 10.2741/1235, lire en ligne, consulté le )
  6. Gavier-Widen, Meredith et Duff 2012.
  7. (en) D.M. Lagana, J.S. Lee, J.S. Lewis, S.N. Bevins, S. Carver, L.L. Sweanor, R. McBride, C. McBride, K.R. Crooks, S. VandeWoude, « Characterization of regionally associated feline immunodeficiency virus (FIV) in bobcats (Lynx rufus) », Journal of wildlife diseases, vol. 49, no 3,‎ , p. 718-722 (DOI 10.7589/2012-10-243., lire en ligne).
  8. « Porteurs d'un virus, deux lynx capturés dans le Jura ont été euthanasiés », sur RTS info, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Dolorés Gavier-Widen, Anna Meredith et J. Paul Duff, Infectious Diseases of Wild Mammals and Birds in Europe, J. Wiley, , 568 p. (lire en ligne).
  • (en) Référence ICTV : Feline immunodeficiency virus (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]