Viol collectif de Steubenville

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Le viol collectif de Steubenville survient dans la nuit du dans une ville de 18 000 habitants, Steubenville, située dans l'Ohio, aux États-Unis. Une lycéenne, ivre et inconsciente, a été sexuellement agressée devant témoins par deux étudiants du lycée de Steubenville, des joueurs de football américain « favoris de leur école et à la carrière prometteuse » selon plusieurs médias[1]. Les deux agresseurs transportent l'adolescente dans différentes fêtes, où elle subit des agressions sexuelles à répétition. Plusieurs personnes enregistrent, puis diffusent les agressions dans les médias sociaux, suscitant des polémiques sur Internet[2]. Fin , un sous-groupe des Anonymous effectue des copies illégales de photos et vidéos prises pendant les faits et menace de les diffuser dans le but de faire accuser d'autres participants aux agressions[3]. De nombreuses personnes accusent l'adolescente d'avoir agi de façon irresponsable, d'autres prennent sa défense[1]. La chaîne CNN, en particulier, a été taxée de complaisance envers les agresseurs dont la future carrière a été tuée dans l'œuf, à la suite de quoi des mouvements de soutien à la jeune fille se constituent[4]. Les deux joueurs, des adolescents de 16 ans, ont été condamnés pour agression sexuelle par un tribunal pour mineurs, qui conclut que l'adolescente, inconsciente, n'a pu consentir à être pénétrée digitalement[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie Rousseau, « USA : une affaire de viol collectif divise une petite ville et l’Internet mondial », Rue89,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Juliet Macur et Nate Schweber, « Rape Case Unfolds on Web and Splits City », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Katie Baker, Anonymous Outs Members of Alleged Steubenville High School Rape Crew, (lire en ligne)
  4. Bethsabée Krivoshey, « Viol à Steubenville, la honte de l'Amérique », glamour.com,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Richard A. Oppel Junior, « Ohio Teenagers Guilty in Rape That Social Media Brought to Light », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )