Variations pour une porte et un soupir

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Variations pour une porte et un soupir est une pièce de musique concrète[1] en vingt-cinq mouvements conçue et réalisée par Pierre Henry et créée le 27 juin 1963 à l'Église Saint-Julien-le-Pauvre à Paris.

Cette œuvre a été composée sur magnétophones avec des enregistrements réalisés par le compositeur à partir de trois corps sonores : la bouche pour l'émission de soupirs (inspirés/expirés), des portes dont il tire une grande variété de grincements et un flexaton. Les Variations pour une porte et un soupir ont d'abord été commercialisées sur vinyle dans une version en seize mouvements.
Actuellement sont disponibles la version en vingt-quatre mouvements dans le coffret de quatre CD intitulé Mix 03 - Pierre Henry publié en 2003, ainsi que des extraits dans plusieurs CD de compilation consacrés au compositeur comme Compilation amoureuse en hommage à Maurice Béjart (quatre mouvements), Messe pour le temps présent (dix mouvements)…

Maurice Béjart crée son ballet éponyme à partir de seize mouvements de l'œuvre dans le cadre de la soirée Prospective au Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles, le 22 octobre 1965, avec sept solistes du Ballet du XXe siècle qui changeront chaque soir.

George Balanchine en a également fait un ballet en 1974.

Les 25 mouvements de la version CD Harmonia mundi HMC 905200, 1987, et HMA 1905200, 1994, 48'17[2] :

  1. Sommeil, 02'38
  2. Balancement, 01'13
  3. Chant 1, 00'27
  4. Éveil, 01'24
  5. Chant 2, 01'28
  6. Étirement, 00'58
  7. Gestes, 01'40
  8. Comptine, 01'32
  9. Fièvre, 1 02'24
  10. Bâillement, 01'22
  11. Chant 3, 01'40
  12. Colère, 01'47
  13. Balancement, 02'39
  14. Respiration, 01'59
  15. Fièvre 2, 02'29
  16. Gymnastique, 02'15
  17. Chant 4, 00'36
  18. Braiements, 01'32
  19. Vagues, 01'34
  20. Chant 5, 01'23
  21. Transe, 02'09
  22. Râles, 02'16
  23. Ronflement, 02'39
  24. Chant 6, 00'57
  25. Mort, 05'19

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À cette époque on parlait davantage de musique électroacoustique. Après la composition de Haut-Voltage en 1956, Pierre Henry lui-même écrit dans Journal de mes sons, suivi de Préfaces et manifestes : « Quintessence d'écritures entre l'électronique, l'art des bruits et l'instrument que j'appellerai musique électroacoustique ».
  2. Dans la version CD du coffret “Mix Pierre Henry 03.0”, Philips coffret 468 522-2/CD 468 523-2, 2001, 46'35, le mouvement 17 Chant 4 est absent