Trichothécène

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structure chimique des trichothécènes

Les trichothécènes sont des mycotoxines sécrétées par certaines espèces de champignons du sol qui peuvent devenir des parasites de végétaux ; les Fusarium, Myrothecium, Trichoderma, Trichothecium, Cephalosporium, Verticimonosporium, et Stachybotrys[1]. Ceux-ci peuvent coloniser certains végétaux (graminées notamment) en y produisant une maladie dite fusariose, qui peut avoir des effets sur la santé des animaux d'élevages et les humains. Ils appartiennent à la classe des sesquiterpènes.

Pathogénicité[modifier | modifier le code]

Les trichothécènes ont des effets immunosuppresseurs chez les animaux et les hommes.

En Europe le règlement CE/1881/2006[2] fixe les teneurs maximales pour différents trichothécènes dans les denrées alimentaires. Ce règlement évolue périodiquement en fonction des nouvelles expertises toxicologiques.

Le champignon vénéneux au Japon et en Chine, Podostroma cornu-damae contient six trichothécènes : satratoxine H, roridine E, verrucarin et d'autres.

On les classe en 2 catégories

Les trichothécènes de catégorie A[modifier | modifier le code]

Ce sont des mycotoxines solubles dans les solvants aprotiques tels que le chloroforme, l’acétate d'éthyle, l’acétone.

Cette catégorie comprend :

Les toxines T2 sont des neurotoxines très toxiques (DL50 de 3 mg/kg chez la souris).

Dans les élevages, la T2 se traduit par une diminution de productivité, des anomalies de pigmentation des œufs et des vomissements des animaux.

Les trichothécènes de catégorie B[modifier | modifier le code]

Ce sont des mycotoxines solubles dans les alcools et/ou l’eau.

Les plus fréquentes sont les toxines de type DON (dues à Fusarium graminearum), qui entrainent des vomissements, inflammations de la peau et troubles nerveux. Ces toxines attaquent aussi le foie, le tube digestif et le sang. (DL50 : 70mg/kg chez la souris). 200ppt dans l'alimentation suffit à déclencher de premiers symptômes

Utilisation comme arme[modifier | modifier le code]

En 1981, le gouvernement américain accuse l'Union soviétique d’avoir employé le trichothécène au Laos, au Cambodge et en Afghanistan. Les multiples analyses de laboratoires n’ont pas permis de confirmer les premiers rapports faisant état de la présence de trichothécène[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trichothecene mycotoxins
  2. http://galateepro.agriculture.gouv.fr/docs/gal/g501.doc
  3. J. Goldblat, La Convention sur les armes biologiques. Vue générale, Revue internationale de la Croix-Rouge, 825 (1997): 269-286.