Tour Jean-sans-Peur

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La tour Jean-sans-Peur

La tour Jean-sans-Peur, ou tour de Jean sans Peur, est une tour de fortification édifiée à Paris au XVe siècle par le duc Jean Ier de Bourgogne, dit Jean sans Peur. Elle constitue le dernier vestige de l'hôtel des ducs de Bourgogne. Située au 20 rue Étienne-Marcel, dans le 2e arrondissement, elle fait aujourd'hui partie de la cour d'une école élémentaire.

Histoire

La tour a été édifiée entre 1409 et 1411 par le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, pour fortifier sa résidence parisienne.

La guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons bat alors son plein. Le 23 novembre 1407, Jean sans Peur a fait assassiner son cousin, Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI. Pour se protéger d'éventuelles représailles, il fait construire cette tour fortifiée de 21 mètres de haut dans son hôtel.

L'hôtel avait à l'origine été construit par Robert II d'Artois à la fin du XIIIe siècle, adossé à l'enceinte de Philippe Auguste. Il était devenu l'hôtel de Bourgogne en 1369 à la suite d'une union entre les familles d'Artois et de Bourgogne.

Après l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau en 1419, l'hôtel reste dans la famille des ducs de Bourgogne, jusqu'à la mort en 1477 de Charles le Téméraire. La tour et l'hôtel tombent ensuite en désuétude.

Au XVIIe siècle, une troupe de théâtre, la Confrérie de la Passion, s'installe à l'hôtel de Bourgogne.

C'est en 1866-1868, lors du percement de la rue Étienne-Marcel, que l'on redécouvre la tour, unique vestige de l'ancien hôtel de Bourgogne. Elle est alors classée au titre des monuments historiques par un arrêté du [1], puis restaurée en 1893. Enfin, depuis 1999, la tour est ouverte au public.

Éléments remarquables

La voûte de l'escalier
  • Le grand escalier à vis, inspiré par celui qu'avait fait construire Charles V au Louvre (aujourd'hui disparu).
  • Le décor végétal de la voûte d'escalier : pot central d'où partent des branches de chêne où grimpe du houblon, rejointes par des branches d'aubépine naissant des murs.
  • La reconstitution des latrines dont était dotée chaque chambre. Contrairement à celles des époques précédentes, elles ne débouchaient pas sur l'extérieur, mais disposaient d'un conduit dans l'épaisseur du mur, aboutissant à une fosse en sous-sol. Elles étaient chauffées par le revers de la cheminée de la chambre.
  • Le trône et la salle de réunion de Jean sans Peur.

Références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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