Toulel

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Toulel
Administration
Pays Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Région Gorgol
Département Maghama
Démographie
Population 6 094 hab. (2000[1])
Géographie
Coordonnées 15° 20′ 15″ N 12° 49′ 28″ O / 15.33756, -12.824515° 20′ 15″ Nord 12° 49′ 28″ Ouest / 15.33756, -12.8245
Localisation

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Toulel est une commune de Mauritanie située dans le département de Maghama de la région de Gorgol.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La population de Toulel, comme d’ailleurs tous les peuples ouest africains, sont des grands voyageurs. Au début du siècle dernier, les jeunes gens en quête d’une meilleure condition de vie matérielle partaient chercher fortune dans les pays de la sous région comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Gambie…Cette migration vers les pays les plus proches du pays d’émigration se faisait principalement en deux temps : en période d’hivernage, les travailleurs saisonniers ou navétanes partaient cultiver les champs d’arachides dans les bassins arachidiers au Sénégal ou en Gambie. Ils y restaient jusqu’à la fin des récoltes.

Et, durant le reste de l’année, les plus ambitieux se transformaient en jula (commerçant) et faisaient la navette entre la Côte d’Ivoire, la Centre Afrique et leur pays de départ. Mais après les deux guerres mondiales et la demande forte de la France d’une main-d’œuvre pour sa reconstruction, nous avons assisté au départ de certains ressortissants de ce village pour la métropole. Cette migration vers la France est devenue d’autant plus massive de nos jours que le village se vide de toutes ses forces vives, d’où l’abandon de certains travaux qui constituaient la principale source de survie des Toulelinko, habitants de Toulel.

Les raisons de cette migration vers l’Europe sont principalement de deux sortes : économique et psychologique. Le motif économique s’explique par le fait que les jeunes, devant une situation économique sans issue et n’ayant aucune formation pouvant leur permettre de trouver un travail sur place, décident d’aller tenter leur chance en France ou en Espagne où les conjonctures économiques semblent être plus ou moins favorables. Cette migration de la jeunesse Touleloise vers l’Occident est une véritable manne financière qui permet à bon nombre de familles de subvenir à leurs besoins quotidiens. Mais aussi elle joue un rôle on ne peut plus négligeable dans le développement du village. Car le plus grand nombre des infrastructures (écoles, maternités, dispensaires…) que nous trouvons aujourd’hui dans le village sont construites par les immigrés se trouvant en France ou en Espagne.

Le motif psychologique de cette migration de la jeunesse de Toulel vers la métropole s’explique par le fait que, dans la communauté soninké, n’a droit au respect et à la parole que celui qui migre hors du village, à l’étranger pour être précis. Cette tradition est d’autant plus encrée dans la conception des villageois qu’elle est renforcée par l’image que les immigrés en vacances au village se donnent de leur prétendue réussite sociale. Ainsi, pour les familles et les jeunes candidats au départ, tous les moyens sont bons pour aller en France ou en Espagne afin de pouvoir faire les mêmes types d’investissements que le voisin du coin. Nous devons rigoureusement combattre cette conception fausse que les jeunes ont de la migration en Europe. Nous avons la responsabilité de leur faire comprendre que la réussite sociale et professionnelle peut être possible chez nous. La France n’est plus comme nous la croyions il y a quelques années. Leur avenir doit se jouer en Afrique. Il est temps qu’ils se mettent à se former sur place et essayer de trouver leur voie chez eux que de tenter une aventure européenne dont ils maîtrisent mal les contours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques démographiques : Résultats du RGPH 2000 des Wilayas sur le site officiel de la République islamique de Mauritanie.

Le système de communication dans le village de Toulel, sud de la Mauritanie, a connu, comme d’ailleurs dans tous les villages africains au sud et au nord du Sahara, plusieurs étapes « traditionnelles » avant, aujourd’hui, d’adopter les moyens modernes de communication. La communication ou l’information destinée à tous les habitants de Toulel entre, principalement, dans deux cadre

l’annonce d’un événement devant mobilisé toute la population du village, particulièrement les jeunes et les moyens jeunes pour les travaux d’intérêt général, les chefs de famille (kagumu) pour les réunions…

Dans le premier cas de figure, traditionnellement, les toulelois ne recouraient pas aux mêmes méthodes de transmission de la nouvelle. S’ils sont en période d’hivernage, et que la population se trouvait aux champs, l’on faisait battre un tambour exceptionnel qui, retentissant dans les champs généralement non loin du village, avertissait les paysans de l’avènement d’une situation particulière au village. Ou, dans une seconde possibilité, il est désigné un homme devant aller avertir les gens aux champs. En langue soninké, l’homme ainsi désigné pour la transmission de la nouvelle d’un décès aux populations aux champs ou même dans les villages avoisinants, est appelé : « hitinda », littéralement : celui qui transmet la nouvelle de la mort.

Dans le deuxième cas de figure, c’est-à-dire l’annonce des travaux d’intérêt général, des réunions villageoises…, le village de Toulel, traditionnellement, faisait recours à « la voix humaine ». Dans le village, de fait, il y avait (a) toujours un homme chargé principalement de ce genre de « travail ». Si l’objet de la communication est d’informer les toulelois sur une réunion convoquant les chefs de famille ou pour un travail d’intérêt général devant mobiliser les jeunes, notre homme sillonnait les ruelles, les rues du village en criant haut et fort la nouvelle. L’annonce de la nouvelle, ce qui la distingue d’une mauvaise nouvelle (décès, par exemple), est dans ce cas précis toujours précédée du terme soninké : « hadamugukoye diameyani », littéralement : avez-vous entendu, il s’agit d’une bonne nouvelle. La nouvelle, ainsi précédée de ce terme, rassurait la population. L’usage de ce terme précédant l’annonce d’une bonne nouvelle persiste jusqu’à nos jours dans le village de Toulel.

Aujourd’hui, cependant, à Toulel nous assistons à la disparition plus ou moins totale des deux méthodes de transmission des nouvelles (tambour et voix humaine) susmentionnées. De nos jours, dès qu’un décès est constaté les villageois font recours immédiatement aux moyens modernes de communication : microphone (pour les nouvelles destinées uniquement aux habitants de Toulel), la radio et le téléphone. Depuis quelques années, en effet, il a été créé une radio sous régionale nommée Djida FM basée à Bakel au Sénégal dont le rôle est d’informer les populations villageoises des trois pays : La Mauritanie, le Sénégal et le Mali. Cette radio est maintenant renforcée par l’installation, dans le village de Toulel, d’une « antenne de réseau de téléphonie » en février 2008 balayant d’un coup tous les soucis de Toulelois en matière de communication. Dans la mesure où aujourd’hui à Toulel l’on peut communiquer avec le monde entier en restant enfermé dans sa chambre par le biais du téléphone portable qui connaît maintenant un succès considérable dans tout le village.

Toulel est un village soninké au bord d'un lac nommé Mayel a 500m du fleuve senegal

il y'a aussi deux quartier "Diana et Laké" la population de Toulel vive en mode solidarité