Wali Djantang

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Waly Djantang
والي دجانتانغ
Image illustrative de l'article Wali Djantang
Administration
Pays Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Région Gorgol
Département Département de Maghama
Maire Ba Louty
Démographie
Population 8 833 hab.
Coordonnées 15° 20′ nord, 12° 52′ ouest

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Waly Djantang

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Waly Djantang

Wali Djantang est une commune de Mauritanie située dans le département de Maghama de la région de Gorgol. C'est une ville frontière avec le Sénégal.

Géographie[modifier | modifier le code]

La petite ville de Waly est divisée entre la Mauritanie et le Sénégal . Elle est située a cote du Fleuve Sénégal . Le voyage entre la capitale de la Mauritanie , Nouakchott et Waly dure une journee entière . Pour aller a Dakar , il faut prevoir un long voyage car la duree de celui-ci est indéterminée .

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville porte le nom de son fondateur : Waly Djantang.

Ba Mamadou M'Baré Ancien Maire de Waly Djantang[modifier | modifier le code]

Né en 1946, Ba Mamadou dit M’Baré, est originaire de Waly Diantang (département de Maghama).Le défunt président du sénat est de la lignée des Deniyakoobé. Il avait été, initialement élu sénateur de Maghama avant d’être porté à la tête de la présidence du Sénat, en avril 2006.

Ba Mamadou M'Baré

Mbaré a fait ses premiers débuts d’activisme politique au milieu des années 60 en prenant part aux manifestations des étudiants négro-mauritaniens protestant contre l’obligation d’apprendre la langue arabe, instituée langue officielle du pays.

Lors de la grande grève de 1966 contre l’arabisation du système éducatif mauritanien, Mbaré était dans le lot des étudiants expulsés après les fameux événements qui mirent l’école mauritanienne dans un profond désarroi avec la « partition » du système scolaire. Il se rendit plus tard en Union Soviétique où il y effectuera des études vétérinaires. A Kiev, le jeune étudiant noir obtient un doctorat d’Etat en sciences vétérinaires et suivra par la suite deux sessions de formation à l’Institut de pêche en URSS et l’Institut scientifiques des technologies de la pêche maritime à Nantes, en France.

Sa carrière professionnelle commence avec son engagement comme chercheur au Laboratoire des pêches à Nouadhibou, puis directeur général de l’Institut national des recherches océanographiques et de pêche dans la même ville avant de se voir désigner conseiller du ministre des Pêches.

Au-delà des « symboles » qui marqueront les esprits de bon nombre de négro-mauritaniens et d’ailleurs, du reste de leurs compatriotes arabes et du pouvoir honorifique d’un président par intérim, Mbaré, l’histoire le retiendra, fut le premier noir président de la République Islamique de Mauritanie. En effet, conformément à la constitution, Ba Mamadou dit Mbaré avait assumé les fonctions de président de la République par intérim du 15 avril au 5 août 2009, après la démission du général Mohamed Ould Abdel Aziz de ses fonctions de chef d’Etat et du Haut Conseil d’État, après la signature des Accords de Dakar.

Les témoignages des ressortissants du département de Maghama et tous ce qu’ils l’ont approché sont unanimes. Fadel Kane, directeur des ressources humaines au Commissariat aux droits de l’Homme salue les qualités du défunt : « Ba Mamadou fut un homme pieux, discret, crédible et très généreux qui a un sens élevé et un degré de patriotisme inégalé ».

C’est un grand homme d’Etat, un patriote que la Mauritanie vient de perdre. Face à toutes les occasions qui se sont présentées à lui, Mbaré est resté catégorique : « j’ai été formé à l’école publique et j’ai bénéficié d’une bourse mauritanienne, je ne travaillerais que pour la Mauritanie durant toute ma vie », ne cessait-il de dire, narre Fadel qui lui reste fidèle.

Mbaré a mené un parcours exceptionnel au sein de la sphère étatique. De maire de Waly à sénateur, en passant par les postes de directeurs de la MAUSOV, du port autonome de Nouadhibou, de ministre des pêches et de l’Economie maritime et enfin de président du sénat.

Proche parmi les proches et fidèle du défunt, Kane Amadou Tijane, ancien sénateur de Maghama et suppléant ne tarit pas d’éloges : « Mbaré fut un homme qui a su combiner le social au politique, en mettant en avant l’esprit d’entraide avant l’intérêt personnel ».

Beaucoup de ressortissants du département de Maghama et du reste de la Vallée sont aujourd’hui orphelins. Grâce à son appui lorsqu’il était aussi bien directeur de la MAUSOV, du port autonome de Nouadhibou que ministre des pêches ou bien président du sénat, de nombreux jeunes ont pu trouver un emploi.

Bref c’était un homme de cœur, on l’aime ou on ne l’aime pas, mais il a eu ce mérite, indique Mme Oumou Diallo qui a connu le défunt lors de son séjour dans la capitale économique. « Mais ce qu’il faut en retenir surtout, c’est que le regretté n’a jamais accepté un poste ministériel pour des raisons égoïstes comme beaucoup d’opportunistes le font », laisse-t-elle entendre.

« Les ennemis, dit-elle, peuvent enterrer leur hache de guerre et laisser les amis pleurer la perte de l’un des meilleurs serviteurs que la Mauritanie a connu» !

Quelle sera l’attitude de ces adversaires d’hier face à ce changement douloureux de la donne politique ? Quoi qu’il en soit, une recomposition de la scène politique locale devra nécessairement s’opérer, après la période de deuil. Question de pudeur et de bons sens. Sa succession au sénat aussi. Le pouvoir confirmera-t-il le premier vice président ou se pliera-t-il à la volonté de dosage ayant toujours prévalu : celui d’attribuer le poste de président du sénat à un halpoular ? Et si cette option est prise en compte qui des sénateurs issus de cette communauté pourrait postuler à la succession de Mbaré ?

Ba M’Baré laisse une seule fille nommée Haby, étudiante en France.

A sa fille Haby, sa veuve Bongal Ba, à son frère Mamoudou Ba dit Sara, cadre international, à toute la Mauritanie, toute l’équipe du Calame se joint à Thiam Mamadou pour présenter ses condoléances les plus sincèrement affligées.

Qu’Allah leur donne la force nécessaire de supporter cette épreuve.Qu’ALLAH, le Tout Puissant dans sa miséricorde et dans sa magnanimité accueille le défunt dans son saint e

Notes et références[modifier | modifier le code]