Tour Sevilla

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Tour Sevilla
Torre Pelli abril 2015.jpg

La tour Cajasol vue du sud-est, en avril 2015

Histoire
Ancien(s) nom(s)
Tour Cajasol, Tour Pelli
Architecte
Construction
2007-2015
Usage
Bureaux, hôtel
Architecture
Hauteur du toit
178 m[1]
Nombre d'étages
Niveaux en sous-sols
3
Superficie
173 000 m2[2]
Nombre d'ascenseurs
28[3]
Administration
Propriétaire
Géographie
Pays
Communauté autonome
Province
Ville
Quartier
Coordonnées
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La Tour Sevilla[2],[4] est le premier gratte-ciel de Séville, en Espagne. Son inauguration est prévue entre fin 2015 et début 2016[5].

Projet[modifier | modifier le code]

Le projet fut engagé par l'ancienne banque sévillane Cajasol dans le but de faire de la tour son siège principal. Après plusieurs mois d'incertitude concernant l'avenir de la tour à la suite du rachat de Cajasol par la banque catalane La Caixa[6], cette dernière décida de financer la fin de la construction. L'édifice garda son nom temporaire de Tour Cajasol jusqu'à que son nom définitif soit choisi en mai 2015[4].

Dessinée par l'architecte argentin César Pelli (à qui elle doit son autre surnom de Tour Pelli), elle se trouve au sud du quartier de La Cartuja, dans le district de Triana, sur un site appelé Puerto Triana (littéralement Port de Triana).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Elle est composée d'une tour de base elliptique de 40 étages (dont 37 au-dessus du sol)[2] mesurant 178 m[1], combinée à un podium situé au nord de la tour. Les bords incurvés du podium définissent une place qui se resserre en son centre, créant une rue piétonne ombragée[2]. La hauteur de la tour en fait le bâtiment le plus haut d'Andalousie et le 7e d'Espagne[1].

Les parois extérieurs, originellement prévues pour être recouverte de céramique, sont recouvertes d'aluminium de couleur terracotta[7].

Construction[modifier | modifier le code]

Les fondations de l'édifice furent creusées par l'entreprise sévillane Martín Casillas et le squelette de l'édifice fut érigé par FCC[8] et Inabensa. L'entreprise Dragados fut désignée pour la phase finale des travaux : montage de la façade, architecture intérieure, etc.[9]. La construction du podium fut, elle, attribuée à l'entreprise Isolux[10]. En mai 2015, le coût final du projet était évalué à 300 millions d'euros[5],[11].

Destination de l'édifice[modifier | modifier le code]

On y retrouvera les bureaux locaux de la banque ainsi que le Centre culturel CaixaForum. Ce dernier sera créé par l'architecte espagnol Guillermo Vázquez Consuegra (es) et comportera des salles d'exposition, un auditoire, deux salles polyvalentes, un bar-restaurant et une librairie[12]. En outre, un restaurant prendra place au 36e étage et un belvédère au 37e. Peu d'informations filtrent sur la destination du reste de l'édifice. Hotusa prévoit d'installer un hôtel de 5 étoiles entre le 25e et le 37e étage. Malgré tout, le projet doit encore recevoir l'aval du ministère andalou du tourisme (Consejería de Turismo de la Junta de Andalucía), certains problèmes législatifs restant à résoudre[3],[5].

Les sites sévillans du patrimoine mondial de l'UNESCO menacés par la tour[modifier | modifier le code]

La tour Sevilla vue depuis la Giralda de la cathédrale.

La hauteur de la tour Sevilla, selon l'UNESCO, menaçait l'inscription au patrimoine de l'humanité des sites sévillans, à savoir la cathédrale, l'Alcázar et les Archives générales des Indes. En effet, le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) estimait qu'elle était trop visible et, de ce fait, altérait le paysage historique de la ville. En 2009, l'organisation demanda l'arrêt de sa construction. Malgré tout, l'assemblée, réunie en juin 2012 à Saint-Pétersbourg, rejeta finalement la proposition d'inscrire les sites sur la liste du patrimoine en danger après être parvenue à un compromis, le gouvernement sévillan acceptant d'interdire la construction d'autres gratte-ciel ayant un impact sur le panorama du centre historique[13],[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (es) M. J. Pereira, « La Torre Pelli, el edificio más alto de Andalucía », ABC de Sevilla,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c, d et e (en) « Torre Sevilla », sur http://pcparch.com (consulté le 4 juin 2015)
  3. a, b et c (es) M. J. Pereira, « Más de 70 empresas quieren instalarse en la Torre Pelli », ABC de Sevilla,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (es) Juan Rubio et Nicol Jiménez, « Caixabank bautiza como Torre Sevilla su rascacielos », El Correo de Andalucía,‎ (lire en ligne)
  5. a, b et c (es) Agustín Rivera, « La Torre Pelli aún carece de contenido a seis meses de su inauguración », El Confidencial,‎ (lire en ligne)
  6. (es) « CaixaBank mantendrá la marca Cajasol en sus oficinas de Sevilla, Huelva y Cádiz », El Mundo,‎ (lire en ligne)
  7. (es) Juan Rubio, « La torre Pelli cambia la cerámica por aluminio para su 'escudo' contra el sol », El Correo de Andalucía,‎ (lire en ligne)
  8. (es) Juan Méndez, « Cajasol adjudica a FCC las obras de la Torre Pelli », El País,‎ 201o (lire en ligne)
  9. (es) « CaixaBank adjudica las obras de finalización de la torre Pelli a Dragados y prevé que se acabe en 2014 », sur www.europapress.es,‎ (consulté le 18 juin 2015)
  10. (es) « Cajasol adjudica la construcción del podio de la Torre Pelli a la empresa Isolux », La Información,‎ (lire en ligne)
  11. (es) A. García Reyes et M. J. Pereira, « Tirar la Torre Pelli habría costado más de 200 millones de euros », ABC de Sevilla,‎ (lire en ligne)
  12. (es) José Gallego Espina, « El Caixafórum de la torre Pelli lo hará Vázquez Consuegra y estará en 2016 », El Correo de Andalucía,‎ (lire en ligne)
  13. (es) Santiago Belausteguigoitia, « La Unesco vuelve a la carga contra la Torre Pelli de Sevilla », El País,‎ (lire en ligne)
  14. (es) José María Rondón et Francisco Javier Recio, « Sevilla 'salva' su Patrimonio Mundial en San Petersburgo », El Mundo,‎ (lire en ligne)