Tombe royale de Kivik

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Tombe royale de Kivik
Kiviksgraven
Les stèles de pierre de la tombe de Kivik.
Les stèles de pierre de la tombe de Kivik.
Localisation
Pays Drapeau de la Suède Suède
Coordonnées 55° 41′ 00″ Nord 14° 14′ 00″ Est / 55.683333, 14.233333
Altitude 2 m
Superficie 0,08 hectares

Géolocalisation sur la carte : Suède

(Voir situation sur carte : Suède)
Tombe royale de Kivik
Tombe royale de Kivik

Géolocalisation sur la carte : Scanie

(Voir situation sur carte : Scanie)
Tombe royale de Kivik
Tombe royale de Kivik
Histoire
Époque 1000 av. J.-Chr.
La tombe royale de Kivik

La tombe royale de Kivik, aussi appelé Kiviksgraven, est un tumulus restauré d'une sépulture de l’âge du bronze nordique (vers 1000 av. J.-Chr.). Il se trouve près de la ville de Kivik, en Scanie en Suède. Il comporte notamment des pétroglyphes.

D'abord exploité comme carrière de pierre, ce cairn a ensuite été réparé avec négligence. Que ce soit par sa structure ou ses dimensions : 75 m de diamètre, il se distingue de la plupart des tombes d’Europe du nord de l’âge du bronze. En revanche les cistes de pierre que recouvrait le tumulus ont une forme typique de la Suède préhistorique et, avec une épaisseur moindre du Danemark. Les pétroglyphes, uniques en leur genre, ornant les stèles du ciste représentent des personnages, des navires, des lurs, et un char de combat tiré par deux chevaux.

Ce tombeau se trouvait à 320 m de la côte. On a trouvé, non loin de là, les pétroglyphes de Simrishamn, et dans les alentours immédiats, sur la nécropole d'Ängakåsen à Bredarör, il y a deux alignements mégalithiques : Penninggraven (la « tombe aux monnaies ») et un bateau de pierre long de 60 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1748, le site était exploité comme carrière de pierre par les paysans de l'endroit. C'est ainsi que deux d'entre eux finirent par découvrir une chambre funéraire longue de 3,25 m, orientée Nord-Sud et revêtue de dix stèles verticales en pierre. Dans l'espoir d'y découvrir un trésor, il la dégagèrent entièrement - et l'on ne sait s'ils trouvèrent quelque chose.


Ce n'est qu'un peu plus tard qu'on s'aperçut que les stèles comportaient des pétroglyphes ; et malgré cela, les pierres continuaient à disparaître comme matériau de réemploi.

Enfin, de 1931 à 1933, les autorités engagèrent une fouille générale, qui mit au jour les vestiges d'un habitat néolithique sous le tumulus, dont témoignait la présence d'une grande quantité d'éclats de silex. En fait de vestiges de l’âge du bronze, on ne découvrit que des dents, quelques fragments de bronze et éclats d'ossements.

Le tumulus recouvrait en fait deux chambres funéraires : c'est en examinant la moitié gauche de l'extrémité méridionale d’une première cavité qu’on découvrit des stèles, longues de 1,20 m et larges de 0,65 m, délimitant la seconde chambre. En raison de ses dimensions, on la baptisa tombe du prince. Comme elle avait été pillée, on ne peut que supposer que les deux chambres sont contemporaines.

Au terme de ces fouilles, on restaura la tombe, sans cependant aucune certitude quant à la conformité des travaux à l'aspect originel. Une comparaison avec les tombes de cette époque donne à penser qu'il aurait fallu faire ces chambres trois fois plus hautes sous plafond que les dimensions de 3,50 m qu'on a adoptées. La restauration se fondait sur des croquis du XVIIIe siècle et certaines hypothèses. L'une des chambres a été revêtue de béton et dotée d'un court tunnel d'accès.

La tombe et ses pétroglyphes sont accessibles aux visiteurs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joakim Goldhahn, « Bredarör i Kivik. Nya analyser och dateringar av människoben (« Bredarör à Kivik. Récentes analyses des ossements humains ») », Fornvännen, 100e série, no 2,‎ , p. 97–100 (ISSN 0015-7813).

Voir également[modifier | modifier le code]

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