Tigresse de Champawat

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Photo en noir et blanc. Un homme debout se tient derrière un tigre couché à ses pieds.
Le Tigre de Champawat et Jim Corbett en 1907.

La tigresse de Champawat (en anglais : Champawat Tiger) ou tigre de Champawat est le surnom donné à une tigresse du Bengale réputée pour avoir fait près de 430 victimes à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle[1]. D'autres sources indiquent 438 victimes[2] sur une durée de huit années[3].

Nommée d'après la ville indienne de Champawat de l'État de l'Uttarakhand, cette tigresse du Bengale aurait tué près de 200 personnes au Népal avant d'être chassée vers l'Inde où elle continua à tuer près de 230 personnes supplémentaires[1]. En 1907, la tigresse a été tuée par le chasseur Jim Corbett[1]. Son autopsie a montré des dents cassées dans sa gueule et cette blessure, selon Corbett, l'empêchait probablement de chasser ses proies naturelles.

L'animal fait partie des plus grands mangeurs d'hommes répertoriés. Ses attaques ont été inscrites dans le Livre Guinness des records comme le plus grand nombre de morts ayant été causé par un tigre[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La tigresse commença ses attaques dans une région du Népal proche de l'Himalaya à la fin du XIXe siècle, les gens étant pris en embuscade par douzaine lorsqu’ils marchaient dans la jungle. Des chasseurs furent envoyés pour tuer la tigresse, mais elle réussit à leur échapper. Finalement l'armée népalaise fut appelée. À défaut de réussir à tuer ou à capturer la tigresse, les soldats la forcèrent à quitter son territoire et la chassèrent jusqu'aux abords de la rivière Sarda en Inde, où la tigresse continua ses activités meurtrières dans la Division de Kumaon au Nord de l'Inde. Elle gagna en audace, et commença alors à tuer en plein jour et à rôder autour des villages. La vie dans la région fut fortement perturbée, les hommes refusant souvent de quitter leurs huttes pour aller travailler lorsque des rugissements de tigre se faisaient entendre de la forêt.

En 1907, le tigre fut tué par le chasseur britannique Jim Corbett. La tigresse avait tué une jeune fille de 16 ans dans la ville de Champawat, laissant derrière elle une traînée de sang et des membres, qui permit à Corbett de la traquer. Corbett retrouva la tigresse et la blessa mortellement par balle le jour suivant, un exploit confirmé par environ 300 villageois. Une autopsie post-mortem sur la tigresse montra que sa canine supérieure et celle inférieure sur le côté droit de sa bouche étaient cassées, celle supérieure à moitié cassée et celle du bas jusqu'à l'os. Cette blessure, selon Corbett, l'empêchait probablement de chasser ses proies naturelles.

Ville Champawat[modifier | modifier le code]

Dans Champawat, près du pont Chataar et sur ​​le chemin de Lohaghat, il y a un « panneau de ciment » indiquant l'endroit où la tigresse a finalement été abattue.

Les détails sur la tigresse de Champawat et comment elle fut tuée peuvent être lus dans le livre Man-Eaters of Kumaon (1944), écrit par Corbett lui-même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Tiger and leopard attacks in Nepal », BBC,‎ (consulté le 4 septembre 2013)
  2. (fr) National Geographic magazine, À travers Le Livre de la jungle, « Lieux et personnages », hors-série n°2, janvier 2003
  3. Peter Jackson et Adrienne Farrel Jackson (trad. Danièle Devitre, préf. Dr Claude Martin, ill. Robert Dallet et Johan de Crem), Les Félins : Toutes les espèces du monde, Turin, Delachaux et Niestlé, coll. « La bibliothèque du naturaliste »,‎ , relié, 272 p. (ISBN 978-2603010198 et 2-603-01019-0), p. 100
  4. Mark C. Young, Peter Matthews et Norris McWhirter, « The Guinness Book of Records 1997 », Guinness World Records, Bantam Books, série Guinness World Records,‎ 1997 (ISBN 9780553576849)

Bibliographie[modifier | modifier le code]