Thylacoleo

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3D reconstruction Thylacoleo
3D reconstruction Thylacoleo

Les lions marsupiaux (Thylacoleo) forment un genre éteint de mammifères marsupiaux carnivores ayant vécu en Australie de la fin du Pliocène à la fin du Pléistocène, de 2 millions d'années à -46 000 ans.

Espèces connues[modifier | modifier le code]

  • Thylacoleo carnifex a été trouvé dans l'État australien de Victoria ;
  • Thylacoleo crassidentatus a été découvert dans le Queensland. Ce fossile a été daté du Pléistocène, d'autres fossiles incomplets ont été trouvés dans ces deux États australiens. Certains ont été datés d'une période plus ancienne, à partir du Plaisancien (Pliocène supérieur).

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 1,5 mètre
  • Hauteur : 0,75 mètre
  • Poids : 150 kilogrammes
  • Nourriture : mammifères et grands mammifères préhistoriques
  • Lieu de vie : Australie uniquement (selon les fossiles retrouvés)

Les Thylacoleo présentent une denture très particulière, avec deux grandes incisives, comme les Wombats, ce qui permet, de même que d'autres caractéristiques corporelles[1] - de les classer parmi les superprédateurs[1]. L'espèce carnifex atteignait la taille d'une hyène actuelle.

Biologie[modifier | modifier le code]

Contrairement au lion qui est social dans ses activités de chasse, on pense que le lion marsupial chassait seul, car on n'a pas retrouvé d'ossements regroupés. Au vu de leurs griffes, les Thylacoleo devaient être bons grimpeurs. Si c'est le cas, ils pouvaient se cacher dans les arbres et sauter sur leurs proies quand celles-ci passaient en-dessous.
Les dernières espèces ou sous-espèces de ce genre font partie des quelques superprédateurs qui ont « récemment » disparu (à l'échelle préhistorique), peut être suite aux actions de chasse des aborigènes.

Mais même sans traces, il est aussi possible qu'ils aient chassé en bande, ce qui leur aurait permis de s'en prendre à de grands herbivores comme le diprotodon. Dans ce cas on pense que le lion marsupial plantait ses dents dans la gorge de sa victime et lui sectionnait la trachée et les artères carotides et/ou lui brisait les cervicales. Une troisième hypothèse de la littérature paléontologique australienne est qu'il aurait pu s'agir de grands charognards et de pilleurs de nids de crocodiles, de varans géants ou de ratites, les incisives et griffes servant dans ce cas à dépecer les carcasses et à sortir les œufs[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Notes et autres références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Wroe S, Lowry MB, Anton M, How to build a mammalian super-predator ; Zoology (Jena). 2008;111(3):196-203. Epub 2008 Mar 3 (résumé)
  2. Fiche de l'espèce sur [1]