Thimlich Ohinga

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Timlich Ohinga
Image illustrative de l’article Thimlich Ohinga
Nom local Timlich Ohinga
Période ou style Pierre sèche
Type Muraille
Début construction XVe siècle
Destination initiale Enceinte
Propriétaire actuel État kényan
Destination actuelle Musée
Protection Monument national (1981)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2018)
Site web http://www.museums.or.ke/thimlich-ohinga
Coordonnées 0° 53′ 28″ sud, 34° 19′ 31″ est
Pays Drapeau du Kenya Kenya
Comté Migori
Géolocalisation sur la carte : Kenya
(Voir situation sur carte : Kenya)
Timlich Ohinga

Thimlich Ohinga est un site archéologique situé au Kenya dans le comté de Migori à 180 km au sud de Kisumu sur une colline en pente douce à environ 46 km au nord-nord-ouest de Migori et des mines d'or de Macalder.

Le nom signifie littéralement « la grande forêt m'effraie » en langue luo. La technique de construction est comparable à celle utilisée au Grand Zimbabwe. Il s'agit d'une série enceintes plus ou moins circulaires de pierres occupants une surface de plus de 21 ha, mesurant de 1 à 4,2 mètres de hauteur et de 1 à 3 mètres de largeur édifiées sans apprêt ni mortier par les Bantous d'abord puis renforcées et utilisées par les Luo pour se défendre des pilleurs Kalenjin-Nandi ensuite. Les vestiges les plus anciens de cette forteresse, qui fut occupée jusqu'en 1981, ont plus de 500 ans.

Bien que ce soit le site le mieux conservé, il est loin d'être le seul exemplaire de mur de défense dans la région est du lac Victoria. On en a dénombré 521 dans 139 localités différentes, soit bâtis par des Bantous, soit par des Nilotes.

Depuis 1981, le site est classé monument national et géré par les Musées nationaux du Kenya qui ont soumis, en 2010, un dossier devant l'UNESCO pour que le site soit inscrit au patrimoine mondial en tant que paysage culturel[1]. Ce classement devient effectif en 2018[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) UNESCO, « The Thimlich Ohinga Cultural Landscape » [html], Listes indicatives, sur unesco.org, Paris,
  2. « Trois nouveaux sites en Arabie saoudite, au Kenya et à Oman inscrits sur la Liste du patrimoine mondial », sur UNESCO, (consulté le 28 juin 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

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