Test de Finkbeiner

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Le test de Finkbeiner est une liste de critères proposée par la journaliste Christie Aschwanden. Cet aide-mémoire pour la rédaction d'articles biographiques relatifs à des femmes scientifiques vise à en éradiquer le sexisme[1].

Critères[modifier | modifier le code]

Un article passant le test avec succès ne mentionne pas :

  • le fait que la scientifique soit une femme ;
  • le métier de son mari ;
  • la manière dont elle concilie maternité et travail ;
  • la manière dont elle materne ses subordonnés ;
  • combien la compétition dans sa spécialité l'a stupéfiée ;
  • le modèle qu'elle représente pour d'autres femmes ;
  • le fait qu'elle est « la première femme à … »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Christie Aschwanden a présenté ce test le dans un article[2] publié par le magazine scientifique en ligne Double X Science (en)[1]. Elle l'a créé dans l'esprit du test de Bechdel, qui vise à démontrer par l'absurde combien certaines œuvres de fiction sont centrées sur le genre masculin des personnages[2]. Elle lui a donné le nom de sa consœur Ann Finkbeiner, en hommage à sa décision[3],[4] de ne pas faire d'un article, consacré à une astronome, un texte sur une femme-astronome[1].

En 2013, le New York Times a été cité comme contre-exemple à propos de sa nécrologie[5] d'Yvonne Brill, qui commençait[note 1] ainsi : « Elle cuisinait un bœuf Stroganov du tonnerre, suivait son mari tout au long de sa carrière et interrompit la sienne huit années durant pour élever trois enfants »[6].

Finkbeiner inversé[modifier | modifier le code]

Le « Finkbeiner inversé » est un exercice qui demande aux étudiants de rédiger sur un savant masculin un article qui échouerait au test de Finkbeiner s'il était écrit sur une femme[7],[8].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Finkbeiner test » (voir la liste des auteurs).

  1. L'introduction de l'article a été modifiée depuis, sans mention de révision : son bœuf Stroganov a été remplacé par sa carrière brillante dans l'ingénierie spatiale[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Curtis Brainard, « ‘The Finkbeiner Test’ Seven rules to avoid gratuitous gender profiles of female scientists », sur Columbia Journalism Review, (consulté le 1er juin 2015).
  2. a, b et c (en) Christie Aschwanden, « The Finkbeiner Test: What matters in stories about women scientists? », sur Double X Science (en), (consulté le 31 mars 2013).
  3. (en) Ann Finkbeiner, « What I’m Not Going to Do », sur The Last Word On Nothing, (consulté le 1er juin 2015).
  4. (en) Ann Finkbeiner, « What I’m not going to do: Do media have to talk about family matters? », sur Double X Science (en), (consulté le 1er juin 2015).
  5. (en) Douglas Martin, « Yvonne Brill, a Pioneering Rocket Scientist, Dies at 88 », sur New York Times, (consulté le 1er juin 2015).
  6. a et b (en) Robert T. Gonzalez, « The New York Times fails miserably in its obituary for rocket scientist Yvonne Brill », sur io9, (consulté le 31 mars 2013).
  7. (en) « The Reversed Finkbeiner Test », sur www.futurescienceleaders.com, .
  8. (en) « Finkbeiner posts: round 2 », sur genegeek.ca, .