Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs

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Le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) est un syndicat genevois qui rassemble des travailleurs de toutes branches et secteurs professionnels. Il est le seul syndicat à regrouper des salariés des secteurs privés et publics[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les deux premiers syndicats chrétiens de Genève, celui des employés de banque et de bureaux, et celui des travailleuses de l'aiguille (couturières, etc.) sont créés en juillet 1921, puis regroupés au sein de la Fédération des syndicats chrétiens de Genève en 1923 avec d'autres nouvellement créés.

Dans les années 1930, la FSCG, comme d'autres syndicats chrétiens des cantons latins, préconise la doctrine du corporatisme. Entre 1931 et 1947, elle cherche à la mettre en pratique avec des organisations patronales au sein de la Fédération genevoise des corporations[2]. Cette doctrine sera abandonnée après la guerre, tant à cause de son inadaptation au système économique moderne que de son aspect infréquentable (le fascisme se réclamait aussi du corporatisme)[3].

La FSCG va alors se rapprocher du mouvement ouvrier "social-démocrate" et des partis de gauche (tout en maintenant son indépendance politique) : lancement d'initiatives en commun, participation au 1er mai unitaire, création du Rassemblement pour une politique sociale du logement.

La FSCG participe dans les années 1970 et 1980 d'un mouvement de "rénovation syndicale" qui vise à rendre les syndicats davantage combatifs et plus proches des travailleurs.

En 1985, après de longs débats, la Fédération des syndicats chrétiens de Genève décide une nouvelle fois de changer de nom. C'est la troisième fois. Mais celle-ci sera la plus radicale puisqu'il s'agit d'enlever la référence chrétienne du nom du syndicat, comme l'avait fait en France la CFDT en 1964. La FSCG devient donc le SIT.

La volonté marquée d'une organisation interprofessionnelle est à cette époque originale en Suisse, puisque c'est seulement depuis les années 2000 que des regroupements de nature interprofessionnelle se font, pour prendre en compte la mobilité sectorielle des salariés.

Secteurs du SIT[modifier | modifier le code]

Les membres du SIT sont répartis en différents secteurs :

  • Terre : agriculture, parcs et jardins;
  • Construction et entretien : gros et second œuvre, contremaîtres, techniciens, métallurgie du bâtiment, nettoyage;
  • Industries : métallurgie, horlogerie, garages, chimie, textile, tabacs;
  • Commerce et services : vente, boulangerie, coiffure et esthétique, gardiennage, alimentation, finance-assurances-banques, habillement, transports, taxis, arts graphiques, organisations internationales, immeubles;
  • Hôtellerie, restauration et économie domestique : hôtellerie-restauration, économie domestique;
  • Santé : hospitaliers, aide à domicile, santé privée, assistantes dentaires, EMS;
  • Secteurs publics et subventionnés : administrations cantonale et municipale, régies publiques, social, petite enfance, enseignement, personnel fédéral;
  • Syndicat des retraités

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir la page de la CGAS. Les autres grands syndicats sont Unia (privé), Syna (privé) ainsi que le SSP/VPOD (services publics). Les autres syndicats sont spécifiques à un petit nombre de branches professionnelles.
  2. Jean-Philippe Chenaux, « De la loi Le Chapelier ou néo- corporatisme : les origines proches et lointaines de la FPV » p.36, in Liberté économique et responsabilité sociale, Centre patronal, Lausanne, 2004
  3. Voir mémoire de licence de Dominique von Burg "Le mouvement chrétien social dans le canton de Genève: 1936-1949", Université de Fribourg, 1969 [1]