Sur le pont d'Avignon

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Refrain de la chanson du Pont d'Avignon
Illustration de la chanson sur un calendrier du XIXe siècle.
En fond, la chapelle Saint Nicolas et le Palais des Papes
Sur le pont d'Avignon adapté par F. de Gramon. (Strasbourg): Bibliothèque d'éducation et de récréation / J. Hetzel (1883)
Sur le pont d'Avignon, illustration de Walter Crane (1845-1915)

Sur le pont d'Avignon est une ancienne et célèbre chanson enfantine française.

Il s'agit d'une ronde mimée évoquant toutes sortes de personnages en train de danser autour du Pont Saint-Bénézet, à Avignon.

Origines[modifier | modifier le code]

La chanson remonterait au XVe siècle[1].

On ne connaît ni l'auteur, ni l'origine de la chanson, mais elle devient populaire en 1853 lorsque le compositeur Adolphe Adam la reprend dans son opéra comique, Le Sourd ou l'Auberge pleine[2].

Les danses se faisaient à l'origine sur des berges, c'est pourquoi certains anciens parlent encore de la chanson en disant « sous le pont d'Avignon » et non pas « sur le pont ».

Ce n'est pas une chanson « finie », ce qui peut expliquer le grand nombre de variantes qui existent. Ainsi, tous les métiers de l'époque peuvent être repris[3].

Paroles[modifier | modifier le code]

Chaque strophe de la chanson est encadrée du refrain: Refrain - couplet - refrain


Refrain

Sur le pont d'Avignon,
On y danse, on y danse,
Sur le pont d'Avignon
On y danse tous en rond.

1.

Les belles dames font comme ça
Et puis encore comme ça.
(Au refrain)

2.

Les messieurs font comme ça
Et puis encore comme ça.
(Au refrain)

3.

Les jardiniers font comm' ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)


[...]

Les couturiers font comm' ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]

Les vignerons font comm' ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]

Les blanchisseus's font comm' ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]

Les officiers font comme ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)


[...]

Les bébés font comme ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]

Les musiciens font comme ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]

Et les abbés font comme ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]

Et les gamins font comme ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

[...]

Les laveuses font comme ça
Et puis encore comm' ça
(Au refrain)

On peut inventer autant de couplets qu'on veut, consacrés à d'autres corps de métiers ou à divers personnages.

Musique[modifier | modifier le code]


\relative f' { \autoBeamOff
    \clef treble
    \key f \major
    \time 2/4
    \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 120
  \partial 4 f8 f
  f4 g8 g  | g4 a8 bes |
  c f, e f | g c, f8 f |
  f4 g8 g  | g4 a8 bes |
  c f, g e | f4 \bar "||" f8^"ad libitum" f |
  f f g4   | f f8 f    |
  f f g4   |  f\fermata \bar "||" f8^"A tempo" f |
  f4 g8 g  | g4 a8 bes |
  c f, e f | g c, f8 f |
  f4 g8 g  | g4 a8 bes |
  c f, g e | f4
\bar "|."
}
\addlyrics { \override LyricHyphen #'minimum-distance = #2.0
             Sur le pont d'A -- vi -- gnon,
             on y dan -- se, on y dan -- se,
             sur le pont d'A -- vi -- gnon,
             on y dan -- se tous en rond.
             Les belles dames font comm' ça,
             et puis en -- cor' comm' ça.
             Sur le pont d'A -- vi -- gnon,
             on y dan -- se, on y dan -- se,
             sur le pont d'A -- vi -- gnon,
             on y dan -- se tous en rond.
}

Analyse[modifier | modifier le code]

La mélodie du refrain, très simple et très reconnaissable à ses premières notes — deux croches, une noire, deux croches, une noire (do, do, do, ré, ré, ré) — en fait une des chansons enfantines françaises les plus connues, même en dehors des pays de culture francophone.
Les refrains sont généralement associés à la ronde proprement dite, tandis que les couplets, plus librement déclamés, correspondent aux épisodes mimés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]