Sovam

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Sovam

Création 1930
Fondateurs André Morin
Forme juridique Société par actions simplifiéeVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Parthenay, (Deux-Sèvres)
Drapeau de France France
Activité Automobile, équipement aéroportuaire
Site web www.sovam.fr
Sovam 1100S
Sovam 1100S

La SOciété des Véhicules André Morin (SOVAM) est une société française qui est aujourd'hui spécialisée dans l'équipement aéroportuaire mais qui possède un passé de constructeur automobile.

Historique[modifier | modifier le code]

L'entreprise est fondée par André Morin en 1964, sur les bases d'un atelier artisanal de carrosserie initié par son père Robert Morin en 1933. Dans la continuité de la marque 'Etalmobil, créée en 1962, la SOVAM se spécialise alors dans la construction de camions magasins.

En 1964, le VUL (Véhicule Utilitaire de Livraison) est lancé avec une carrosserie polyester sur un châssis de Renault 4 raccourci. Ce petit véhicule était idéal pour le transport en ville. L'année suivante André Morin a l'idée de créer une petite voiture de sport sur la base d'un châssis de Renault 4, il sera aidé par Jacques Durand[1] qui sera son maquettiste. La voiture est présentée au Salon de l'auto de 1965 et devant l'intérêt qui est porté à la voiture il est décidé de la fabriquer. Elle le sera jusqu'en 1968[2].

Fort d'une maîtrise parfaite de la réalisation d'éléments de carrosserie en polyester, une caisse est fabriquée et posée sur un ensemble châssis/mécanique de Renault 4, on notera au passage le pare-brise utilisé qui est celui d'une Renault Floride mais inversé. La ligne de la Sovam est extrêmement sportive et séduisante mais son moteur de 850 cm3 reste bien frêle, toutefois proposée à moins de 10.000 francs, elle a su tirer son épingle du jeu et trouver une petite clientèle. Rapidement la société va se rendre compte que son tarif est trop bas, dès 1966 elle passe à 12.800 francs, pour justifier cette augmentation, la finition est améliorée et un moteur 1100 cm3 est proposé en plus, la rendant de ce fait plus sportive.

En 1967 est proposé le 1255 cm3 de la Renault 8 Gordini, le bloc développe 103 chevaux, est équipé d'une boîte à 5 rapports et permet à la petite Sovam d'atteindre 195 km/h, une performance très intéressante pour une voiture de cette catégorie. Ce modèle sera récompensé par le grand prix de l'art et de l'industrie automobile.

Si le succès d'estime est indéniable, son manque d'image est flagrant face à Matra et Alpine qui proposent des modèles compétitifs et qui inscrivent en plus leurs noms dans le monde médiatique de la compétition automobile. En 1968 la production de la Sovam est abandonnée et seulement 160 modèles en auront été conçus. Mais Sovam se recycle et rebondit, la société existe toujours et fabrique des produits destinés aux aéroports comme des passerelles roulantes et des véhicules spécifiques.


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L'activité d'équipement d'aéroport débute au milieu des années 1970, les produits de catering, maintenance, fret, les passerelles, escaliers, etc. deviennent alors le métier principal de l'entreprise.

Dans le milieu des années 1980, la Sovam construit pour M. André Goldman le premier modèle d'un véhicule militaire, le Sovamag TC10 (SOVAM André Goldman). Il sera à partir de 1988 fabriqué industriellement et principalement pour l'export dans la toute nouvelle usine de Techni Industrie à Bonchamp-les-Laval (53), SOVAMAG devient alors SOciété des Véhicules Automobiles Michel André Goldman. À partir de 1992 la production est transférée vers l'usine Auverland de Saint-Germain-Laval (42). Le nom de la marque restera un rappel au premier modèle.

Elle appartient depuis fin 2010 à un homme d'affaires russe, après avoir été rachetée en 1997 par Siraga[3].

24 juin 2015 la société SOVAM est mise en redressement judiciaire. Le 1er novembre 2015 elle est rachetée par le groupe d'entreprise Kamkorp - Frazer-Nash, avec pour objectif le développement de véhicules à motorisations hybrides et électriques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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