Sonderkommando

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Le mot Sonderkommando (en français : « commando spécial ») est un terme de la Seconde Guerre mondiale qui a été utilisé par la SS de l’Allemagne nazie dans trois contextes distincts :

  1. Les Sonderkommandos constituent, avec les Einsatzkommandos, l'un des deux types d’unités opérationnelles des Einsatzgruppen de la SS ; composés de membres du RSHA (Gestapo, Kripo, SD) ou de l'Ordnungspolizei, ainsi que d’auxiliaires locaux de la police de sécurité, la Schutzmannschaft, ces kommandos intervenaient derrière la ligne de front en Europe de l'Est (Pologne, Union soviétique et pays baltes) et étaient chargés des exécutions de masse (principalement de Juifs) et de la lutte contre les partisans ; celle-ci conduisait couramment, en guise de représailles, à exterminer des villages entiers dès lors que ceux-ci avaient pu être soupçonnés de collaboration — même passive — avec lesdits partisans ;
  2. Concernant le camp d'extermination de Chelmno, le terme est utilisé pour désigner le groupe d'exécuteurs nazis dirigé par Herbert Lange, le « Sonderkomando Lange » ;
  3. Les déportés des camps d'extermination nazis, furent constitués en groupes nommés Sonderkommandos[a] contraints de participer au processus de la Solution finale, sans qu'ils prennent directement part aux assassinats ; ils étaient en général chargés de manipuler les cadavres des personnes ayant été assassinées en groupes de plus ou moins grande importance, notamment pour les extraire des camions à gaz ou des chambres à gaz et les placer ensuite dans des fosses communes[b] ou des fours crématoires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour désigner les déportés juifs forcés de participer à certaines étapes du processus d'extermination, et afin d’éviter toute confusion, on peut privilégier l’appellation Arbeitsjuden, utilisée par Sila Cehreli[1].
  2. In fine, lorsque la Wehrmacht a commencé à battre en retraite, et dans le but de dissimuler les meurtres de masse, les fosses communes ont été vidées de leurs cadavres pour que ceux-ci soient brûlés sur des bûchers géants ou en fours crématoires. Ces manipulations complémentaires étaient également l'apanage des Sonderkommandos.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cila Cehreli, Témoignages du Khurbn. La résistance juive dans les centres de mise à mort : Chelmno, Belzec, Sobibor, Treblinka, Bruxelles, Éditions Kimé, coll. « Entre Histoire et Mémoire, Fondation Auschwitz », , 354 p. (ISBN 978-2-84174-638-5).