Sage Sharp

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Sage Sharp (anciennement Sarah Sharp) est une personnalité qui exerce le métier d'ingénieur en logiciel qui a travaillé sur le noyau Linux, notamment en siégeant au conseil consultatif technique de la Linux Foundation pendant deux ans[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Sage Sharp a grandi à Rainier, Oregon[2] et a fréquenté l'Université d'État de Portland en tant que premier cycle. Pendant son séjour à l'Université d'État de Portland, Sage Sharp a travaillé sur le noyau Linux pour des crédits électifs seniors[3].

Carrière dans les logiciels libres[modifier | modifier le code]

Sage Sharp a commencé à travailler sur le noyau Linux en 2006 tout en étudiant à l'Université d'État de Portland, puis grâce à une bourse de recherche de premier cycle d'Intel[3]. Les contributions de Sage Sharp au noyau incluent l'écriture et la maintenance de son pilote USB 3.0[4],[5]. En 2015, Sage Sharp a recommandé que le projet Linux adopte un code de conduite pour les développeurs et développeuses Linux. Au lieu de cela, Linus Torvalds a adopté un « code de conflit »[6],[7]. Sage Sharp a démissionné du travail direct sur le noyau le 5 octobre 2015, en citant le style de communication abrasif et les « commentaires abusifs [sur les correctifs soumis] » de la communauté des responsables[4],[8],[9],[10].

Sage Sharp était une personne co-coordinatrice bénévole du projet Outreachy[11], et a dirigé une équipe contribuant au noyau Linux pour les stages de juin 2013 du projet[12]. Par l'intermédiaire de leur cabinet de conseil Otter Tech LLC, Sage Sharp travaille avec Outreachy à titre rémunéré, offrant une formation sur l'application du code de conduite et des ateliers de réponse aux incidents[13],[14].

Sage Sharp a remporté le premier prix annuel de la communauté Red Hat Women in Open Source en 2015 pour « ses efforts visant à améliorer les communications et à inviter les femmes dans les communautés open source[15] » et le prix O'Reilly Open Source 2016 pour ses réalisations dans la communauté open source[11].

Sage Sharp est non binaire et utilise les pronoms « they » et « them », ce qui correspond à iel[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « The Linux Foundation Technical Advisory Board election results [LWN.net] » [archive du ], lwn.net (consulté le )
  2. (en) Robert Mcmillan, « Why this hacker stood up against 'verbal abuse' in Linux land », Wired UK,‎ (ISSN 1357-0978, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (en) Jennifer Cloer, « 30 Linux Kernel Developers in 30 Weeks: Sarah Sharp » [archive du ], Linux.com | The source for Linux information, (consulté le )
  4. a et b (en) Jon Gold, « Linux community acts after years of complaints like Sarah Sharp's », sur Network World, (consulté le )
  5. Sarah Sharp, « [Tech-board-discuss] Standing for the Technical Advisory Board - Sarah Sharp » [archive du ], (consulté le )
  6. (en-US) Condé Nast, « After Years of Abusive E-mails, the Creator of Linux Steps Aside », sur The New Yorker, (consulté le )
  7. (en) Klint Finley, « The Woman Bringing Civility to Open Source Projects », Wired,‎ (ISSN 1059-1028, lire en ligne, consulté le )
  8. (en-US) Sage Sharp, « Closing a door » [archive du ], sage.thesharps.us, (consulté le )
  9. (en) Simon Sharwood, « Linux kernel dev who asked Linus Torvalds to stop verbal abuse quits over verbal abuse » [archive du ], (consulté le )
  10. (en-US) « The Culture War Comes to Linux » [archive du ], Motherboard, (consulté le )
  11. a et b (en) « Outreachy's Sarah Sharp Wins O'Reilly Open Source Award - Software Freedom Conservancy » [archive du ], sfconservancy.org, (consulté le )
  12. « Open Source Interns Outperform Industry Heavyweights In Linux Kernel Contributions » [archive du ], 01.org, (consulté le )
  13. « Outreachy Progress: 2018-12 » [archive du ], sage.thesharps.us, (consulté le )
  14. « Code of Conduct Enforcement Training », Otter Tech (consulté le )
  15. « Women in Open Source Award » [archive du ], www.redhat.com (consulté le )
  16. (en-US) Sage Sharp, « Binaries are for computers » [archive du ], (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

(en) Site officiel