Roccaforzata
| Roccaforzata | |
Église San Nicola. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Michelangelo Serio |
| Code postal | 74020 |
| Code ISTAT | 073023 |
| Code cadastral | H409 |
| Préfixe tél. | 099 |
| Démographie | |
| Gentilé | rocchesi |
| Population | 1 729 hab.[1] (2026) |
| Densité | 283 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 26′ 00″ nord, 17° 24′ 00″ est |
| Altitude | 145 m |
| Superficie | 610 ha = 6,1 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Madonna della Camera |
| Fête patronale | 20 juillet |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Tarente. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Roccaforzata est une commune de 1 732 habitants[3] située dans la province de Tarente, au sein des Pouilles, en Italie méridionale. Ancien village de culture arberèche, sa population a renoncé à la foi orthodoxe et s'est assimilée.
Géographie
[modifier | modifier le code]La commune de Roccaforzata, sur le rebord des Murge, est située à environ 13 km à l'est de Tarente.
Le centre-ville, perché à 145 mètres d'altitude, au point culminant de la Serra di Sant'Elia, est niché au bord d'un précipice qui domine le versant oriental de la montagne.
Histoire
[modifier | modifier le code]En 1507, le chef estradiot Lazzaro Mathes reçoit les casali (« hameaux ») de Roccaforzata et San Martino-Belvedere (disparu) de la part de Ferdinand III, roi de Naples, pour ses services rendus à la couronne, avec le privilège de permettre à ses compatriotes albanais de s'y installer.
En 1519, la concession est réaffirmée par Jeanne III, reine de Naples (1516-1555). Après la mort de Lazzaro Mathes, son fils Giovannangelo lui succède et prend une certaine Porphida Muzaka, probablement la fille de Gjon Muzaka, pour épouse. Profondément endetté, Giovannangelo est contraint par son créancier, Giulio Cesare Brancaccio (1515-1586), de vendre les deux casali à Gabriele Scorna. Le fils de ce dernier, Scipione, possède alors, outre San Martino et Roccaforzata, les casali de San Chirico et Cosentino, en Basilicate, tous peuplés d'Albanais, mais finit par revendre ses deux nouveaux territoires à Geronimo Forza, auquel succèdent Callisto puis Ferrante, respectivement son fils et son petit-fils.
À la suite de différends successoraux, les casali sont transmis au chef Nicolò Renesi le . Après sa mort en 1617, il est remplacé par son neveu Busicchio, originaire de Zara, dans le nord de la Dalmatie, qui, en 1656, offre les deux hameaux à sa fille Giustina en dot pour son mariage avec le docteur Carlo Marino de Tarente.
Dans la seconde moitié du xviie siècle, ils passent à la famille noble des Ungaro, qui les revend en 1698 à Domenico Chiurlia, marquis de Lizzano, dont la famille va en conserver la possession jusqu'à l'abolition du système féodal, en 1806.
Communications et transports
[modifier | modifier le code]La route nationale SS 7ter Salentina franchit la commune.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Faggiano, Monteparano, San Giorgio Ionico, Tarente.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Giorgio Basta (1550-1607), estradiot d'origine albanaise du xvie siècle au service des Habsbourg, dont le père, Démétrius Basta, était originaire d'Épire.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Bilancio demografico mensile », sur demo.istat.it (consulté le )
