Raymond Lambert (alpiniste)

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Raymond Lambert

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Biographie
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Naissance 18 octobre 1914,
Plainpalais
Décès 24 février 1997,
Genève
Carrière
Discipline(s) alpinisme, himalayisme
Compagnon(s) de cordée Tensing Norgay
Ascension(s) notable(s) ascension de l'Everest jusqu'à l'altitude de 8 600 mètres en 1952

Raymond Lambert est un alpiniste suisse né à Plainpalais (désormais sur la commune de Genève) le 18 octobre 1914 et mort le à Genève[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Raymond Lambert commence à grimper très jeune, à une époque où l’alpinisme était encore largement affaire d’amateurs. Pour autant, il fréquente l’école des guides en Valais, dont il sort premier de sa promotion en 1937.

En février 1938, il fait partie de l’équipe qui réussit la première traversée hivernale des aiguilles du Diable mais la tempête survient et tous se retrouvent coincés au fond d’une crevasse, à plus de 4 000 mètres d’altitude. L’attente dure cinq jours au bout desquels Lambert tente une sortie, ce qui lui permettra de retrouver l’équipe de secours et ainsi de sauver ses compagnons. Il y perd quelques doigts et tous ses orteils, emportés par le gel, ce qui ne l'empêchera toutefois pas de continuer l'alpinisme, grâce à la confection de chaussures spéciales.

Il participe dans l’Himalaya à l’expédition suisse du printemps 1952. Il y rencontre Tensing Norgay en compagnie duquel il tente les deux assauts vers le sommet de l'Everest et auquel le liera une solide amitié : les deux hommes se reverront souvent par la suite, Norgay effectuant même à plusieurs reprises le voyage en Suisse.

Raymond Lambert revient par la suite dans l’Himalaya pour une tentative au Cho Oyu en 1954 avec Claude Kogan[2], puis va également au Pakistan ainsi que dans les Andes.

À partir des années soixante, il se tourne vers l'aviation et se spécialise dans la haute montagne. Il monte une compagnie de charters, puis est embauché par une filiale de la Swissair. Il pilotera jusqu’à l’âge de 72 ans.

Raymond Lambert s’éteint le à Genève. L’été suivant, son fils disperse ses cendres depuis le sommet du mont Blanc.

Everest[modifier | modifier le code]

Sur l'arête sud, le , Raymond Lambert et Tensing Norgay atteignent l'altitude de 8 600 mètres, après avoir en cinq heures de marche gagné 200 mètres. C’est alors que le vent se lève. Le sommet est proche, mais Lambert et Tensing comprennent que s’ils continuent, ils n’en reviendront jamais.

Ils redescendent donc vers le camp dressé au col Sud (7 900 m) où les attendent leurs compagnons mais les forces manquent quand même comme le rappelle Lambert deux jours plus tard : « Flory et Aubert ont dû nous traîner dans les tentes. Il y avait dix mètres à remonter, on ne pouvait pas. »[3] Ainsi se termine la tentative suisse du printemps 1952, celle qui aura exploré la versant népalais de l’Everest et littéralement ouvert la porte du sommet.

Raymond Lambert et Tensing Norgay reviendront à l’automne et ils tenteront un nouvel assaut mais le cœur n’y est plus vraiment après les accidents qui ont endeuillé cette expédition-là. Tensing reviendra un an après quasiment jour pour jour (le ) et ce sera le triomphe, en compagnie d’Edmund Hillary.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martine Piguet, Lambert, Raymond, Dictionnaire historique de la Suisse, 21 juin 2006
  2. Raymond Lambert, Claude Kogan, Record à l'Himalaya, éditions France-Empire, Paris, 1955
  3. G. Chevalley, R. Dittert, R. Lambert, Avant-premières à L'Everest, Paris, 1953, p. 178.

Liens externes[modifier | modifier le code]