Raphaël Baroni

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Raphaël Baroni
Portrait RB.JPG
Informations générales
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (45 ans)
MorgesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation

Raphaël Baroni, né le [1] à Morges, est un narratologue spécialisé dans l’étude de l'intrigue, de la tension narrative et des rapports entre temps et récit. Il a également rédigé des articles sur la question des enjeux de la narratologie transmédiale et sur les rapports entre polyphonie et interprétation, notamment en lien avec l'oeuvre de Michel Houellebecq. Il est professeur associé de didactique à l’Université de Lausanne[2]. Il a fondé le Réseau romand de narratologie (RRN), et est co-fondateur du Groupe d'études de la bande dessinée (GrEBD).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de lettres et un DES en anthropologie des discours, Raphaël Baroni a enseigné le français à l'Université du Michigan (EU). En 2003, il a été invité à Paris par le CRAL (EHESS-CNRS) où il a terminé la rédaction de sa thèse de doctorat. Cette thèse, intitulée La Tension narrative, porte sur la dynamique de l'intrigue dans différents médias. Elle a été publiée dans la collection « Poétique » du Seuil en 2007. Ainsi que le résume Françoise Lavocat, ce livre "traite d’une question centrale, qui déborde largement le cadre de la narratologie classique. Il s’agit en effet de comprendre pourquoi nous aimons les récits et la façon dont ils suscitent notre intérêt. L’auteur n’aborde pas cette question par le biais de la fictionnalité (même s’il mentionne un certain nombre de travaux appartenant à ce champ théorique). Il articule la narratologie classique (on retrouve les catégories genettiennes de transtexualité et architextualité, les notions de point de vue) avec les apports des recherches contemporaines sur la lecture, perspective reliée, quoique assez lâchement, aux conceptions de muthos et de catharsis aristotéliciennes. L’opérativité des apports de la psychologie cognitive pour la théorie littéraire est ici amplement démontrée. Leur articulation donne dans cet ouvrage des résultats particulièrement fructueux, à même de renouveler certains secteurs de la recherche." [3]

Son deuxième ouvrage, intitulé L'Œuvre du temps, a été publié en 2009. Il aborde différentes problématiques liées au rapport entre les œuvres littéraires et le temps et "en faisant du récit une structure essentielle de l'existence quotidienne"[4]. Dans son compte-rendu de l'ouvrage, Lorenzo Bonoli souligne le déplacement opéré par rapport au premier livre: "affirmer que nous sommes toujours et déjà pris dans des récits fait exploser le cadre de la narratologie traditionnelle. Ce cadre a déjà été ébranlé depuis quelques années par l’introduction d’analyses de récits non littéraires, ou même non écrits, mais aussi par les avancées réalisées dans le champ de la psychologie cognitive. Mais l’élargissement ici proposé semble ouvrir de nouvelles perspectives pour la discipline de la narratologie, qui s’oriente ainsi résolument vers ses implications philosophico-anthropologiques.[5]"

En septembre 2011, il a publié son premier recueil de fictions aux éditions Antipodes [6], sous le titre Les Villes englouties.

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Raphaël Baroni », sur babelio.com (consulté le 7 septembre 2015).
  2. Unil.ch [1]
  3. « Acta Fabula », sur fabula.org,‎ (consulté le 4 février 2016)
  4. « Ce que l'on se raconte | Le Magazine Littéraire », sur www.magazine-litteraire.com (consulté le 4 février 2016)
  5. « Le récit au coeur de la vie », sur fabula.org,‎ (consulté le 4 février 2016)
  6. Antipodes.ch Antipodes
  7. « Raphaël Baroni, « Les villes englouties » », sur rts.ch,‎ (consulté le 31 août 2015).
  8. unil.academia.edu [2]
  9. Raphaël Baroni sur cairn.info
  10. Raphaël Baroni sur persee.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]