Râle à joues brunes

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Rallus indicus

Rallus indicus
Description de cette image, également commentée ci-après
Peinture par Edward Neale
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Gruiformes
Famille Rallidae
Genre Rallus

Espèce

Rallus indicus
Blyth, 1849

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Râle à joues brunes (Rallus indicus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Rallidae. Elle était et est encore souvent considérée comme une sous-espèce du Râle d'eau (R. aquaticus).

Écologie et comportement[modifier | modifier le code]

Cri[modifier | modifier le code]

Le cri employé par R. indicus durant la cour est un kyu aigu, plus long et plus clair que celui du Râle d'eau. Le chant est une série de shrink, shrink métalliques, à raison de deux par seconde, répétés après une courte pause[1]. R. indicus ne répond pas à des enregistrements du cri du Râle d'eau[2].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Le poids moyen d'un nid sec au Japon est de 95 g[2].

Prédateurs et parasites[modifier | modifier le code]

Le nématode Strongyloides avium a été trouvé chez R. indicus[3],[4]. Cette espèce est également un hôte du nématode Gnathostoma spinigerum, qui cause chez l'Homme la gnathostomose, une maladie que l'on trouve en Thaïlande, au Japon et dans le sud-est de l'Asie. Le premier hôte de ce nématode est un copépode du genre Cyclops, qui est consommé directement ou indirectement par un grand nombre de vertébrés, avant de finir son développement dans un troisième hôte, un mammifère carnivore. Cependant, le râle n'est pas une cause probable de contamination de l'homme, qui s'infecte en consommant de la volaille crue ou pas assez cuite, du porc, du poisson d'eau douce ou en buvant de l'eau contaminée par les Cyclops[5].

Répartition[modifier | modifier le code]

Répartition de R. indicus.

Cette espèce vit dans le nord de la Mongolie, l'est de la Sibérie, le nord-est de la Chine, en Corée et dans le nord du Japon.

Migrations[modifier | modifier le code]

R. indicus a une forte propension à migrer, hivernant dans le sud du Japon, l'est de la Chine et le nord de Bornéo. Il est peu courant dans la partie nord du Bangladesh[1], en Birmanie, au Laos[6] et dans le nord et le centre de la Thaïlande[7],[8]. Il ne va normalement jamais plus au sud en Asie[6]. La présence de migrants a été enregistrée au Sri Lanka par le passé, mais ils se limitent pourtant généralement au nord de l'Inde, et rarement au sud de Mumbai[9],[10]. À leur arrivée en Inde, les râles sont parfois tellement fatigués qu'on peut les attraper à la main[11]. Les oiseaux qui se reproduisent sur l'île japonaise d'Hokkaido migrent généralement vers le sud, en direction de la Corée, mais quelques-uns restent l'hiver dans les marais de la côte de Honshu[12],[13].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Pamela C. Rasmussen et John C. Anderton, Birds of South Asia, vol. 2 : Attributes and Status, Barcelone, Lynx Edicions, (ISBN 84-87334-65-2), p. 141–142
  2. a et b (en) Gerard H.J. de Kroon et Maria H.J. Mommers, « Biology and breeding ecology of the East Asiatic Water Rail on Shunkunitai Island, Hokkaido, Japan », Journal of the Yamashina Institute for Ornithology, vol. 37, no 1,‎ , p. 30–42 (DOI 10.3312/jyio.37.30, lire en ligne)
  3. (en) T. Sakamoto et T. Sarashina, « Strongyloides avium Cram, 1929 from Rallus aquaticus indicus Blyth », Japanese Journal of Veterinary Research, vol. 16, no 1,‎ , p. 44–47 (PMID 5304170, lire en ligne)
  4. (en) Seinosuke Uchida, « Studies on the biting-lice (Mallophaga) of Japan and adjacent territories (Suborder Ischnocera Pt. I », Japanese Medical Journal, vol. 1, no 4,‎ , p. 303–306 (lire en ligne)
  5. (en) Janice M. Rusnak et Daniel R. Lucey, « Clinical Gnathostomiasis: Case report and review of the English-language literature », Clinical Infectious Diseases, vol. 16, no 1,‎ , p. 33–50 (DOI 10.1093/clinids/16.1.33)
  6. a et b (en) Ben F King, Martin Woodcock et Edward C. Dickinson, A Field Guide to the Birds of South East Asia, Londres, Harper Collins, (ISBN 0-00-219207-1), p. 115
  7. (en) Boonsong Lekagul et Philip Round, A Guide to the Birds of Thailand, Bangkok, Saha Karn Baeth, (ISBN 974-85673-6-2), p. 108
  8. (en) Craig Robson, A Field Guide to the Birds of Thailand, Londres, New Holland Press, , 272 p. (ISBN 1-84330-921-1), p. 72
  9. (de) Ernst Hartert, Die Vögel der paläarktischen Fauna. Volume 3, Berlin, R Friedlander & Sohn, , 1824–1826 p. (lire en ligne)
  10. (en) Hira Punjabi, « Sighting of Water Rail Rallus aquaticus near Mumbai », Journal of the Bombay Natural History Society, vol. 94, no 1,‎ , p. 156
  11. (en) E.C.S. Baker, The Fauna of British India, Including Ceylon and Burma. Birds, volume 6, Londres, Taylor and Francis, , 2e éd. (lire en ligne), p. 4–7
  12. (en) Oliver L. Austin Jr, « The Birds of Korea », Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. 101, no 1,‎ , p. 102–103 (lire en ligne)
  13. (en) Oliver L. Austin Jr et Kuroda Nagahisa, « The Birds of Japan: their status and distribution », Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. 109, no 1,‎ , p. 403–404 (lire en ligne)