Rūdolfs Blaumanis
| Naissance |
Ērgļi |
|---|---|
| Décès |
(à 45 ans) Punkaharju, Finlande |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Letton |
|---|
Œuvres principales
Indrāni (1904)
Rūdolfs Blaumanis (né Rūdolfs Kārlis Leonīds Blaumanis le à Ērgļi, en Lettonie – mort le à Punkaharju, en Finlande) est un écrivain, dramaturge et journaliste letton[1]. Il est principalement connu pour ses nouvelles : les Gelées printanières (Salna pavasarī, 1898), le Marécage (Purva bridējs, 1898), Andriksons (1899) et À l'Ombre de la mort (Nāves ēnā, 1899) dont les histoires se déroulent dans la campagne lettone de la fin du XIXe siècle[2]. Plusieurs de ses œuvres ont été sujets d'adaptation cinématographique. Au terme d'un sondage effectué par le quotidien Latvijas Avīze en 2004, il arrive en troisième position parmi les 100 personnalités lettones les plus importantes de tous les temps[3]. Son œuvre a été traduite dans de nombreuses langues (anglais, russe, lituanien, ukrainien, hongrois, allemand). Une dizaine de ses nouvelles et sa pièce Indrāni (1904) font partie du Canon culturel letton[4]. Étroitement associée à la principale fête traditionnelle du calendrier letton, la fête de la Saint-Jean, la pièce Skroderdienas Silmačos (La Journée du tailleur à Silmaci, 1901) est un phénomène socio-culturel sans équivalent en Lettonie, puisqu'elle donne lieu chaque année à de nombreuses réinterprétations aux quatre coins du pays[5],[6].
Biographie
[modifier | modifier le code]Blaumanis est né sur le domaine d'Ērgļi dans la région de Vidzeme en Lettonie. Son père Matīss était le cuisinier du domaine et sa mère Karlīne était femme de chambre. Ses parents tout comme ses amis et nombreuses connaissances, plus tard, lui servirent plus tard de prototypes pour ses pièces et nouvelles[7]. Rūdolfs âgé de cinq ans, la famille déménage à la ferme de Braki dans le pagasts d'Ērgļi qui accueille aujourd'hui un musée consacré à l'écrivain. Il commence sa scolarité en 1872 à l'école privée Rubīnu Annas du pagasts d'Ogre. De 1875 à 1881, il étudie à l'École de commerce à Riga. De cette époque date sa première nouvelle, Wiedergefunden, publiée dans le journal Zeitung für Stadt und Land. Blaumanis écrit d'abord en allemand[1]. Après ses études il retourne à Braki. Il travaille comme secrétaire et étude l'agriculture auprès du gérant d'un domaine à Koknese. En 1988, il part vivre à Riga, où il collabore au journal Zeitung für Stadt und Land. En 1890, sa pièce Les Voleurs est mise en scène au Théâtre letton de Riga. Le Théâtre russe de Riga présente son drame Le Fils perdu en 1893[8]. En 1892, sort le recueil de Blaumanis en estonien Sous le toit de chaume (Ölest katuse all).
Après la mort de son père, de 1894 à 1898, l'écrivain vit et travaille à Braki. Pendant une courte période il collabore à la revue Dienas Lapa, puis, il continue à Mājas Viesis où il côtoie également Aspazija, Jānis Poruks, Augusts Deglavs. 1890 est l'année de parution de ses œuvres plus célèbres : Salna pavasarī, Purva bridējs, Dancis pa trim, Andriksons, Nāves ēnā. En 1900, avec Andrievs Niedra il publie le recueil de poèmes Au bord du chemin (Ceļa malā)[9]. À partir du 1901, Blaumanis dirige la rubrique satirique de la revue Pēterburgas Avīze, il y écrit sous les pseudonymes de Grāvracis et de Matīss Ķezbers. Il y contribue également à la rubrique littéraire.
Blaumanis ne participe pas directement à la Révolution russe de 1905, mais soutient les écrivains engagés. Au moment de la révolution, il est déjà une figure reconnue de la littérature lettone, mais il continue d'explorer de nouvelles voies pour son œuvre. Celles-ci le mènent, dans la dernière partie de sa carrière, vers le symbolisme même si ses œuvres les plus acclamées étaient de nature réaliste ou naturaliste. Ainsi, durant la période de ses plus intenses expérimentations esthétiques au début du XXe siècle, il reste en partie fidèle à la poétique réaliste déjà établie, comme en témoignent ses pièces Indrāni (1904) et Ugunī (1905). La première fut traduite en allemand par ses soins[10]. À partir de 1906, il tient la rubrique littéraire de la revue Latvija.
Durant l'été 1908, il contracte la tuberculose, mais il se soigne mal par manque de moyens. Ses amis écrivains collectent de l'argent afin de lui permettre de partir pour le sanatorium de Punkaharju en Finlande. C'est là qu'il meurt, le [1]. Peu avant de mourir Blaumanis achève sa dernière pièce, Le samedi soir (Sestdienas vakars). Sa dépouille est rapatriée en Lettonie. Il repose au cimetière d'Ērgļi dans sa région natale où, en 1923, un monument en sa mémoire est érigé. Le , un autre monument signé par Teodors Zaļkalns est inauguré à Riga. En 1959, la maison familiale des Blaumanis Braki est transformée en musée[11].
Œuvres traduites en français
[modifier | modifier le code]- Rūdolfs Blaumanis (trad. Guillot de Saix), « C'est demain dimanche, pièce populaire latvienne en 1 acte », La Revue mondiale, , p. 125-148.
- Rūdolfs Blaumanis (trad. du letton par Nicolas Auzanneau), À l'ombre de la mort [« Nāves ēnā »], Bordeaux, éditions Do, , 72 p. (ISBN 979-10-95434-53-5).
Adaptations au cinéma
[modifier | modifier le code]- 1966 : Edgars et Kristine (Purva bridējs) de Leonīds Leimanis
- 1971 : À l'ombre de la mort (Nāves ēnā) de Gunārs Piesis
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Wojciech Roszkowski, Jan Kofman, Biographical Dictionary of Central and Eastern Europe in the Twentieth Century, Routledge, (ISBN 9781317475934, lire en ligne), p. 1798
- ↑ (en) Aldis Purs, Andrejs Plakans, Historical Dictionary of Latvia, Rowman & Littlefield Publishers, , 442 p. (ISBN 978-1-538-10221-3, lire en ligne), p. 63
- ↑ Māra Jēkabson, « Latvijas kultūras kanona veidošanas priekšvēsture », sur Latvijas Nacionālā bibliotēka : biblioteka.lv (consulté le )
- ↑ (en) « Novellas and Play "Indrāni", 1904, by Writer Rūdolfs Blaumanis (1863–1908) », sur kulturaskanons.lv
- ↑ (en) Anneli Mihkelev, « The image of neighbours: Latvian and Lithuanian literature in Estonia », ResearchGate, (lire en ligne)
- ↑ Maria Delaperrière, Histoire littéraire de l'Europe médiane des origines à nos jours, Harmattan, , 451 p. (ISBN 9782738468062, lire en ligne), p. 147
- ↑ (en) Dirk Göttsche, Robert Weninger, Rosa Mucignat, Landscapes of Realism. Rethinking Literary Realism in Comparative Perspectives : Mapping Realism, vol. 1, John Benjamins Publishing Company, , 814 p. (ISBN 978-9-027-26036-9, lire en ligne), p. 590
- ↑ (en) Don Rubin, Peter Nagy, Phillippe Rouyer, World Encyclopedia of Contemporary Theatre, vol. 1, Taylor & Francis, (ISBN 978-0-415-25157-0, lire en ligne)
- ↑ (de) Karlis Krumins, Andrievs Niedra, Buske, (ISBN 978-3-923-14985-8, lire en ligne)
- ↑ (de) Agnese Dubova, Ineta Balode, Konrad Schröder, Sprach- und Kulturkontakte im Ostseeraum, University of Bamberg Press, , 311 p. (ISBN 9783863098414, lire en ligne)
- ↑ Latvijas vēstures enciklopēdija, « Rūdolfs Blaumanis. », sur letonika.lv (consulté le )
Liens externes
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