Quatuor à cordes no 3 de Glazounov
| Quatuor à cordes no 3 op. 26, G 63 | |
| Genre | Musique de chambre |
|---|---|
| Musique | Alexandre Glazounov |
| Durée approximative | 27 min |
| Dates de composition | 1888 |
| modifier |
|
Le Quatuor à cordes no 3 en sol majeur « Slave » op. 26 G 63, est un quatuor pour deux violons, alto et violoncelle d'Alexandre Glazounov. Composé en 1886-1888, le Quatuor Slave reste un succès.
Contexte et création
[modifier | modifier le code]Ce n'est qu'après sa création chez Mitrofan Belaïev que la suite prend pour titre celui de quatuor à cordes no 3[1]. Cette fois, c'est le style slave que cherche à reproduire Alexandre Glazounov, dans une recherche de la couleur locale[1]. Ce quatuor demande une exigence qui ne sera atteinte à nouveau que par les quatuors de guerre de Dmitri Chostakovitch[1]. Du fait de ses qualités, le Quatuor Slave demeure un succès constant[1]. Il disparaît cependant des programmes à partir de 1950[1].
Structure
[modifier | modifier le code]L'œuvre comprend quatre mouvements :
- Moderato « Jeudi »
- Interlude
- Alla mazurka
- Finale
La durée d'exécution est d'environ vingt-sept minutes.
Analyse
[modifier | modifier le code]Malgré une composition hiératique, le quatuor ne manque pas d'unité[1].
Moderato
[modifier | modifier le code]Ce mouvement, sous-titré « Jeudi », a d'abord été écrit comme une pièce indépendante en avril 1886 avant d'être intégrée au quatuor[1].
Interlude
[modifier | modifier le code]Le 10 juillet 1886, Alexandre Glazounov achève d'écrire un arrangement d'une chanson populaire espagnole, El pano, qu'il supprimera ensuite pour ne laisser qu'un prélude qui devient le deuxième mouvement du quatuor[1]. Ce mouvement est celui qui, sur le plan de l'écriture musicale, est le plus avancé[1].
Alla mazurka
[modifier | modifier le code]Le troisième mouvement est achevé le 7 novembre 1887[1].
Finale
[modifier | modifier le code]C'est le 5 juillet 1888 que le compositeur achève la danse ukrainienne qui fait office de dernier mouvement[1]. Ce mouvement sera ensuite orchestré sous le titre de Jour de fête slave[1].
Références
[modifier | modifier le code]- Tranchefort 1998, p. 356.
Source
[modifier | modifier le code]- François-René Tranchefort, Guide de la Musique de Chambre, Paris, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », (1re éd. 1989), 995 p. (ISBN 2-213-02403-0), p. 356.

- Walter Willson Cobbett (trad. de l'anglais par Marie-Stella Pâris, préf. Alain Pâris), Dictionnaire encyclopédique de la musique de chambre : A-J [« Cobbett's Cyclopedic Survey of Chamber Music »], t. 1, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (1re éd. 1963), 1627 p. (ISBN 2-221-07847-0), p. 580
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à la musique :