Prolégomènes

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Prolégomènes est un nom commun, toujours au pluriel, désignant une longue introduction placée en tête d'un ouvrage ou bien de l'ensemble des notions préliminaires à une science.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Il est issu du grec pro, « devant, avant » et de legein, « dire » (« ce qui est dit avant »).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • En 1377, Ibn Khaldoun a publié ses prolégomènes, Al Muqaddima.
  • En 1783, Kant a publié les Prolégomènes à toute métaphysique future qui pourra se présenter comme science.
  • En 1827, Pierre-Simon Ballanche a publié des Prolégomènes pour sa Palingénésie sociale.
  • Vers 1840, Franz Liszt compose les Prolégomènes à la Divine Comédie, catalogue S 158b (annexe aux 3 Sonnets de Pétrarque version initiale, 1844-45, S 158 ; 2° version de Après une lecture du Dante - Fantasia quasi sonata, dans les Années de pèlerinage, 2° année, Italie)
  • En 1908, l'égyptologue Émile Amélineau a publié Prolégomènes à l'étude de la religion égyptienne.
  • En 1945 André Breton a publié des Prolégomènes à un troisième manifeste du surréalisme ou non.
  • En 1986, le philosophe et phénoménologue Jean-Luc Marion a publié Prolégomènes à la charité.
  • En 2012, Jacques Derrida, Histoire du mensonge : Prolégomènes, aux éditions Galilée. Ce texte est toutefois issu d'une conférence donnée en au Collège International de Philosophie. Il a été traduit en anglais en 2002, puis publié en français dans le Cahier de l'Herne Jacques Derrida, dirigé par Marie-Louise Mallet et Ginette Michaud en 2004.
  • En 2012, Benjamin Loiseau, architecte, publie Less is too much ? : Vertige du vide chez Ludwig Mies van der Rohe et prolégomènes insurrectionnels urbains.
  • C'est aussi le titre d'un recueil de poèmes de Jean Aubert.

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Notes et références[modifier | modifier le code]