Projet LAVIA

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Le projet LAVIA (limiteur s'adaptant à la vitesse autorisée) est un projet français de recherche appliquée dont l'objectif est de mettre au point un système d'aide à la conduite permettant au conducteur d'un véhicule automobile d’adapter sa vitesse en fonction de la vitesse limite autorisée grâce à un GPS embarqué qui contrôle cette vitesse grâce aux panneaux de signalisation du réseau routier répertoriés dans sa mémoire. Ce projet de limiteur de vitesse est mené par plusieurs établissements publics de recherche : le Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC), l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS), Centre d'études techniques de l'Équipement (CETE) Méditerranée, et la Direction régionale de l'Équipement Île-de-France (DREIF), auxquels sont associés les deux constructeurs automobiles français, Renault et PSA Peugeot Citroën.

Une expérimentation décevante, avec des conducteurs volontaires dans quelques communes des Yvelines dont Versailles, conduisit à l'abandon du projet en 2006.

Trois types de limiteurs ont été créés : d’une part, le LAVIA informatif affichant sur le tableau de bord la vitesse à ne pas dépasser par le conducteur. D’autre part, le LAVIA « en mode actif débrayable » au moyen duquel le conducteur peut mettre le limiteur hors service. Enfin, le LAVIA « en mode actif non débrayable ». Dans ce cas, le conducteur ne peut pas le déconnecter, sauf à utiliser le dispositif « kick down » (un appui fort sur l’accélérateur) qui ne peut être utilisé seulement pour une neutralisation temporaire[1].

Limites et dérives du dispositif[modifier | modifier le code]

Des associations de conducteurs comme la Ligue de défense des conducteurs, opposée à la mise en place de dispositifs liberticides, exprime sa vigilance sur le LAVIA. Des outils de conduite dits « intelligents » existent déjà sous la forme de régulateurs de vitesse, par exemple. Le conducteur dispose donc d’informations et d’outils auxiliaires de sa vigilance et de son discernement.

Dès lors, pourquoi transformer cette aide en contrainte, sachant que le niveau technique actuel des véhicules connectés n’apporte pas la même sécurité que l’attention humaine ?

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]