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Prince Ratsimamanga

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Fils d'Andriantsirangy et de Razafinandriamanitra II, le prince Ratsimamanga est un aristocrate malgache qui a été marié à Ramasy avec qui il a eu deux enfants : Razafindrakoto Ratsimamanga et Razanamanga. Il a été exécuté le sur ordre du résident général français Joseph Gallieni[1].

Exécution du prince Ratsimamanga et du ministre Rainandriamampandry, sur ordre de Gallieni, le .

À la suite du soulèvement insurrectionnel Menalamba, il est arrêté en même temps que le ministre de l'Intérieur malgache Rainandriamampandry sur ordre du résident général français Joseph Gallieni le , tout juste au lendemain du départ de l’ancien résident général Laroche. Il est traduit devant le Conseil de guerre pour rébellion et « fahavalisme ». Le , à l’issue d’une parodie de procès[Note 1],[2], tous deux sont condamnés à mort et exécutés à titre d’exemple, souhaitant faire « forte impression sur les indigènes ». Un des membres du Conseil de guerre devait confirmer par la suite que les deux accusés avaient été « condamnés sur ordre » de Gallieni. Ce dernier détruit le procès-verbal de l’audience plutôt que de le transmettre aux archives militaires[3].

Première page du Petit Journal du 22 novembre 1896.

Le Petit Journal du écrit : « Comme il fallait une leçon aux révoltés, on s'est emparé de deux grands personnages qui avaient pactisé avec eux, ce sont le prince Ratsimamanga et le ministre de l'Intérieur Rainandriamampandry ; tous deux ont été jugés, condamnés et fusillés, le tout avec une rapidité qui inspirera des réflexions salutaires à leurs complices ».

Le prince Ratsimamanga était :

Sources et liens externes

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Notes et références

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Références

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  1. (en) « Family tree of Prince Ratsimamanga », sur Geneanet (consulté le )
  2. Stephen Ellis, Un complot colonial à Madagascar : L'affaire Rainandriamampandry, Karthala, 1990, p. 61.
  3. Ellis, p. 63.
  1. La femme de Ratsimamanga ayant essayé d'engager un agent d'affaire, Louveau, pour défendre son mari, Gallieni envoya aussitôt à ce dernier un message lui intimant qu'il préférait qu'il ne prenne pas la défense des accusés. Louveau s'étant incliné, l'état-major nomma alors d'office le chef du renseignement militaire pour défendre les accusés. L'état-major fait préparer un avis destiné à être publié au journal officiel le 16 octobre et qui annonçait, avant même la fin du procès, le rejet du pourvoi en appel des accusés et leur exécution.