Prieurés de l’Ordre de Fontevraud Saint Lazare

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Quatrième composante de l’Abbaye royale de Fontevraud avec Saint Benoît, Sainte Marie-Madeleine et Saint Jean-de l’Habit ; proche du Grand-Moûtier, le prieuré Saint-Lazare est situé au sud-est du grand cloître de Fontevraud à proximité d’un petit cours d’eau.

Un prieuré à part et non seulement au sens géographique[modifier | modifier le code]

Ce prieuré, à l'implantation spécifique pour des raisons en grande partie sanitaires, renfermait une communauté de religieuses chargée de l'encadrement des malades lépreux mais probablement pas les lépreux eux-mêmes [1].

Ceux-ci, qui n’étaient pas considérés comme des moines, étaient probablement « logés à proximité dans des mansuncalae[Quoi ?] [2]».

Approches architecturale des bâtiments[modifier | modifier le code]

Il n’est pas aisé de connaître l’état des bâtiments de Saint Lazare au cours des siècles sauf à indiquer que « le Prieuré constitue en 1116 une entité suffisante pour que le corps de Robert[Qui ?] y soit déposé une journée »Ibidem[réf. nécessaire].

Un siècle après (1228) « un état des frères et des sommes dépensées pour leur entre indique la présence de sept prêtres et d’un clerc » un laïc donc) Ibidem[réf. nécessaire].

Le prieuré est rebâti[il avait été détruit ?] grâce aux dons d'Henri II Plantagenêt, et le début des travaux date de l'abbatiat de Mathilde d'Anjou (1149-1155), tante du roi.

L'église du prieuré[modifier | modifier le code]

Cette église à vaisseau unique comporte quatre travées s’achevant par un chevet plat, ce qui constitue un exemple architectural des premiers temps du gothique angevin[3]. Une chapelle Saint Jérôme «  sur plan rectangulaire… établie à un niveau supérieur à celui de la nef avec laquelle elle communiquait par une petite porte à la hauteur de la seconde travée complétait le parcellaire des bâtiments. À noter que « l’accès des frères prêtres (en provenance de Saint Jean de l’Habit) se fait toujours (à l’est de la chapelle) par un grand escalier droit menant de la clôture générale à la sacristie »[4]. Il existe enfin une clôture entre le chœur des moniales et le chœur des prêtres.

Le cloître[modifier | modifier le code]

Un cloître dont l’angle Sud-Est abrite un lavabo comme au Grand-Moûtier, une salle du Chapitre et un dortoir, sis au dessus de la salle du Chapitre, auquel les transformations du Prieuré en Hôtel (implantation de deux chambres) ont ôté malheureusement beaucoup de visibilité, complètent statutairement le parcellaire monastique[5].

Un escalier à vis de Saint Gilles[modifier | modifier le code]

Un des éléments majeurs du bâti du prieuré à droite en entrant dans le bâtiment est sans conteste un majestueux escalier dit à vis de Saint Gilles (par référence à l’abbaye homonyme sise dans le Gard) « ouvrage remarquable par la complexité de la stéréotomie, chaque pierre étant taillée selon plusieurs plans concaves et convexes[réf. nécessaire]. » Ce type d'escalier est très peu fréquent en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. .Claude Andrault-Schmitt (éd. sc.), Patrick Bouvart (éd. sc.) et Cécile Treffort (éd. sc.), Fontevraud et ses prieurés : Études d’histoire, Histoire de l’art et Archéologie, Limoges, Pulim, 52
  2. .D. Prigent. Le cadre de vie à Fontevraud dans la seconde moitié du XII éme siécle. Fontevraud . Histoire-Archéologie . N° 5 –Comité d’histoire fontevriste 1997-1998 P. 52.
  3. Daniel Prigent. Saint Lazare de Fontevraud in Fontevraud et ses prieurés. Etudes d’histoire, Histoire de l’art et Archéologie. Textes réunis par Claude Andrault-Schmitt, Patrick Bouvart. Cécile Treffort. Pulim 2020 P. 137
  4. Daniel Prigent. Saint Lazare de Fontevraud in Fontevraud et ses prieurés. Etudes d’histoire, Histoire de l’art et Archéologie. Textes réunis par Claude Andrault-Schmitt, Patrick Bouvart. Cécile Treffort. Pulim 2020 P. 148
  5. Idem p 139