Prieuré de Saint-Cosme

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Prieuré de Saint-Cosme
Vue des logis du prieur.
Vue des logis du prieur.
Présentation
Culte Catholique romain
Protection  Inscrit MH[1]
Site web www.prieure-ronsard.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Ville La Riche
Coordonnées 47° 23′ 21″ nord, 0° 39′ 04″ est

Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire

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Prieuré de Saint-Cosme

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Prieuré de Saint-Cosme

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Prieuré de Saint-Cosme

Le prieuré Saint-Cosme est une fondation du chapitre de Saint-Martin de Tours, situé dans la commune de La Riche dans le département français d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire.

De l'an mil jusqu'en 1742, une communauté de religieux est établie sur une ancienne île de la Loire. Le poète Pierre de Ronsard en est le prieur en 1565.

Historique[modifier | modifier le code]

Jardin du prieuré.

Au XIe siècle, à l'emplacement d'une île de la Loire, occupée par une pêcherie, le trésorier de l'abbaye de Saint-Martin de Tours, Hervé de Buzançais, édifie un premier monastère autour d'une petite église.

En 1092, le prieuré est fondé avec la construction d'une nouvelle église aux dimensions plus grandes et d'un nouveau cloître. Il accueille une communauté de chanoines réguliers de Saint-Augustin.

Aux XIIIe et XIVe siècles, à l'apogée du monastère, on construit un avant-porche à l'église (narthex), un logis pour le prieur, on agrandit l'hôtellerie et l'infirmerie.

Le prieuré (dessin de Casimir Chevalier, 1869).

Au XVe siècle, en proie aux inondations, les religieux exhaussent les sols de près d'un mètre. Le transept et la nef de l'église sont reconstruits dans le style gothique.

Suite aux destructions des huguenots, Ronsard, prieur commendataire de 1565 à 1585, fortifie le prieuré. Le logis du prieur est restauré et un logis du sous-prieur voit le jour avec les prieurs successeurs du poète.

À la suite de problèmes économiques récurrents, l'activité religieuse cesse en 1742. Les chanoines démontent la plupart des bâtiments monastiques encore debout, coupent et vendent les bois.

Avant d'être vendu comme bien national à la Révolution, le prieuré devient une résidence de campagne pour l'archevêque de Tours, Rosset de Fleury, puis pour l'Intendant Du Cluzel.

Le prieuré aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Une collection de livres pauvres[modifier | modifier le code]

Intérieur du réfectoire.

Les livres pauvres sont de petits livres d’artistes manuscrits par un poète faisant écho à l’intervention plastique d’un peintre ami. Initiée en 2001 par Daniel Leuwers, poète, critique littéraire et professeur de lettres modernes à l’université de Tours, cette collection est née de sa rencontre avec le poète René Char qui, avec ses « alliés substantiels », les peintres Vieira Da Silva, Picasso ou Braque, réalisait ces livres de dialogue.

Créés dans un nombre réduit d’exemplaires originaux, quatre à six généralement – deux à quatre pour les artistes, un pour Daniel Leuwers et un pour la demeure de Ronsard –, ces livres sont tous uniques.

Présentés pour la première fois en 2003 dans le logis où vécut Ronsard, ces livres se sont enrichis de la confrontation et des échanges entre des artistes d’horizons divers. Du côté des écrivains, les plus affirmés – Fernando Arrabal, Michel Butor, Yves Bonnefoy, Andrée Chedid, François Cheng, Bernard Noël, Salah Stétié – tendent la main à la génération des Bernard Chambaz, Annie Ernaux, Guy Goffette, Nancy Huston, Henri Meschonnic, André Velter, parmi tant d’autres. Quant aux peintres, ils ont pour noms Pierre Alechinsky, Georges Badin, Béatrice Casadesus, Erró, Philippe Hélénon, Joël Leick, Michel Nedjar, Jean-Luc Parant, Patrice Pouperon, Claude Viallat, André Villers, Yuki

Les deux mille volumes que compte cette collection font, depuis mars 2008, l’objet d’un dépôt à la demeure de Ronsard au sein de la nouvelle bibliothèque poétique. Certains de ces ouvrages sont présentés au public selon un choix thématique renouvelé tous les quatre mois.

Un lieu de patrimoine et de création contemporaine[modifier | modifier le code]

Logis de Pierre de Ronsard.

La Fondation pour la sauvegarde de l'art français[2] intervient dès les années 1920 en rachetant les parcelles de l'église. Les restes de Ronsard sont découverts en 1933, identifiés par Robert Ranjard puis réinhumés[3]. Un premier musée consacré au poète est fondé dans son logis.

Les bombardements alliés de 1944 causent des dommages irréversibles aux bâtiments proches de la Loire : seul le réfectoire est réhabilité.

Avec l'appui de l'Association des amis de Ronsard et du prieuré créée en 1948 et de La Sauvegarde de l'art français, le département d'Indre-et-Loire devient propriétaire et assure depuis 1951 la conservation et l'animation du prieuré.

Entre 2009 et 2010, une grande campagne de fouilles archéologiques est menée et permet la découverte de nouveaux vestiges et de nombreuses sépultures.

Le peintre Zao Wou-Ki a signé quatorze vitraux originaux pour le réfectoire, inaugurés en juillet 2010.

De juillet à octobre 2013, le réfectoire accueille l'exposition « Extases » du plasticien Ernest Pignon-Ernest.

En mai 2016, Georges Rousse réalise une architecture immatérielle inédite faite de journaux dans le réfectoire et propose en relation quelques-unes de ses œuvres où le thème de la maison imaginaire est présent. Il s'agit d'une installation visible jusqu'au 25 septembre 2016[4], autour du principe de l'anamorphose, « art de la perspective secrète » qui se développe à la Renaissance[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00097944, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Premier mécène des églises et chapelles de France », sur le site de La Sauvegarde de l'art français (consulté le 28 juillet 2016).
  3. Albert Philippon, « Le docteur Robert Ranjard », Bulletin de la société archéologique de Touraine,‎ , p. 265-266 (lire en ligne).
  4. Xavier Renard, « Les images intérieures de Georges Rousse », La Croix,‎ (lire en ligne).
  5. « Programmation 2016 | Prieuré Saint-Cosme », sur www.prieure-ronsard.fr (consulté le 27 juillet 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]