Porphyrius l'Aurige

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Porphyre l'Aurige (également connu sous le nom de Calliopas) était un célèbre cocher romain du Ve et VIe siècle. Au temps de Porphyre, les courses de chars romaines étaient à son apogée. Les auriges étaient des célébrités, et Porphyre était célèbre pour avoir sept monuments construits en son honneur à l'Hippodrome de Constantinople[1]. Ces monuments donnent un aperçu de l'histoire de l'époque, et de la vie de Porphyre. L'âge de Porphyre est souvent désigné comme l'âge de l'aurige byzantin. La date de sa mort n'est pas connue, mais il a quitté les courses de chars vers l'age de 60 ans.

Informations générales[modifier | modifier le code]

Né en Libye vers 480 après J.-C., le fils d'un certain Calchas, Porphyre était un conducteur de char très habile et intelligent. Il était décrit comme un beau jeune homme, si beau que même une déesse pouvait tomber amoureux de lui. Sept monuments furent construits tout au long de sa vie pour lui rendre hommage en tant que conducteur de char comme guerrier. Les inscriptions sur les statues et monuments contiennent une foule de renseignements sur Porphyre, allant de son apparence physique aux honneurs qu'il a reçus par l'empereur et de son succès en tant que guerrier. Une grande partie de l'histoire de Porphyre est recueillie grâce à ces statues. Ils sont décrits en détail par une sélection d'épigrammes de l'Anthologie grecque, et par la Chronique de Jean Malalas[2].

Un aurige populaire[modifier | modifier le code]

Bien que son âge exact n'est pas connu, Porphyre était décrit comme un jeune adulte. Porphyre était unique car à son jeune âge, il n'était pas seulement victorieux dans ses nombreuses courses, mais il était également le plus jeune conducteur de char à avoir un monument construit en son honneur. Traditionnellement, un conducteur de char n'avait une statue qu'après son départ à la retraite ; Porphyre était une exception. Porphyre était le meilleur conducteur de char de son temps. Il était le seul à avoir remporté le diversium deux fois dans la même journée. Le diversium était un honneur donné à celui qui gagnait la course de chars en tant que membre d'une équipe (Bleus), et ensuite gagner à nouveau, sauf qu'il concourait en tant que membre de l'équipe perdante (les Verts). Pour gagner le diversium, il fallait gagner en tant que membre des Bleus, puis gagner contre les Bleus en tant que membre des Verts. Porphyre a réalisé cette exploit deux fois en une journée. Il était très connu pour son habileté et sa capacité à gagner avec ce qu'il avait. Ceci c'est illustré par sa capacité à gagner des courses quel que soit l'équipe dont il faisait partie. Ses courses de chars les plus remarquables étaient dans l'Hippodrome de Constantinople[3], il y a remporté ses plus grands honneurs[4]. Donnant Porphyre avec une grande habileté et une capacité à gagner, chaque équipe voulait accueillir Porphyre dans son équipe. Il est également à noter que Porphyre avait des monuments construits en son honneur par les Verts mais également les Bleus, des témoignages rapporte qu'il était apprécié et recherché pour ses talents d'aurige.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Porphyre, conduisant une Duesenberg de 1932, apparaît comme un chauffeur dans le roman de Robert Olen Butler de 2009, l'Enfer. La nature de sa punition, est que les rues de l'enfer sont tellement bondées qu'il ne pourra jamais passer la première vitesse de la voiture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reviewed Work: Porphyrius the Charioteer by Alan Cameron. Thomas W. Africa. The American Historical Review. Vol. 80, No. 2. (Apr., 1975), pp. 378-379.
  2. Reviewed Work(s): Porphyrius the Charioteer by Alan Cameron. J. H. W. G. Liebeschuetz. The Journal of Roman Studies, Vol. 64, 1974 (1974), pp. 233-234
  3. "The Monument of Porphyrius in the Hippodrome at Constantinople", A. A. Vasiliev. Dumbarton Oaks Papers, Vol. 4. (1948), pp. 27+29-49.
  4. Porphyrius the Charioteer. Alan Cameron. Oxford University Press 1973