Plasmode

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Plasmodium d' Hemitrichia serpula. Cette structure vivante contient de nombreux noyaux mais ne forme qu'une unique cellule (ces noyaux ne sont pas séparés, par aucune membrane ni paroi cellulaire).

Un plasmode, ou plasmodium ou thalle plasmodial, est une masse de cytoplasme molle, déformable, sans paroi squelettique, dans laquelle le noyau s'est divisé un grand nombre de fois sans qu'il y ait eu de cloisonnement par des membranes plasmiques.

Dans un plasmode, chaque noyau et le cytoplasme qui l'entoure constituent une énergide. Le plasmode prend souvent une forme organisée, ramifiée ou réticulée, et il peut se déplacer.

Certains protistes parasites peuvent développer un plasmode à l'intérieur d'un autre organisme vivant[1]

Histoire scientifique[modifier | modifier le code]

Après avoir découvert l'existence des plasmodes, on en distingue de deux types :

  1. les plasmodes fusionnés, ou ordinaires (issus d'une fusion par anastomose)
  2. les plasmodes agrégés ou les myxamibes se regroupent et vivent à l'unisson en formant une masse animée par le glissement des individus les uns sur les autres (1er cas signalé par Cienkowski en 1873[2] )

On apprend peu à peu à isoler les plasmodes de certaines espèces et à les cultiver pour pouvoir les étudier in vitro[3]. En 1932 G. Mangenot étudie les effets de colorants vitaux sur les plasmode de Fuligo septica[4], en 1949, Marcel Locquin utilise le radium (radioactif) pour étudier les courants protoplasmiques de plasmodes de myxomycètes[5] et en 1954, L. Tauc distingue et décrit des phénomènes bioélectriques dans les plasmodes de Physarum-Polycephalum[6]. On étudie ensuite leur capacité à se déplacer, dans un labyrinthe où est placé un élément nutritif.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

Quand il s'agissait d'un organisme macroscopique, ce type d'être vivant a d'abord été classé parmi les plantes, dans le groupe des myxamibes puis parfois parmi les champignons puis parmi les myxomycètes...

Références[modifier | modifier le code]

  1. Manier, J. F., Akbarieh, M., & Bouix, G. (1977). Coelomophaga chydori n. gen. n. sp. Protiste parasite de Chydorus sphaericus Muller, 1785. Cycle, ultrastructures, position systématique. Zeitschrift für Parasitenkunde, 51(2), 147-158.
  2. (in Guttulina rosea)
  3. Sobels J.C (1947) Isolement et culture du plasmode de Licea flexuosa Pers.
  4. Mangenot, G. (1932). Action des colorants vitaux sur le plasmode de Fuligo septica Gmel. CR Soc. biol, 110, 907-910.
  5. Locquin M (1949) L'utilisation du rayonnement β du radium pour l'étude des courants protoplasmiques dans les plasmodes de Myxomycètes. Travaux bot. dédies à René Maire, 209-214.
  6. Tauc L (1954) PHENOMENES BIOELECTRIQUES OBSERVES DANS LE PLASMODE D'UN MYXOMYCETE (PHYSARUM-POLYCEPHALUM). JOURNAL DE PHYSIOLOGIE, 46(2), 659-669

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Duval, J. (1966). Bactéries intramitochondriales dans le plasmode de didymium squamulosum (fr). janv 1966 in journal of microscopy-oxford (vol.5, n°3). po box 88, Osney mead, Oxford England: blackwell science ltd.
  • Van Tieghem, M. P. (1880). Sur quelques myxomycètes a plasmode agrégé. Bulletin de la Société Botanique de France, 27(8), 317-322.