Peaky Blinders (groupe criminel)

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Les Peaky Blinders formaient un groupe de criminels basé à Birmingham, Angleterre, entre la fin du XIXe et, dans une moindre mesure, le début du XXe siècle. Des historiens avancent qu'il s'agit plutôt soit du terme générique pour un gang, soit une sous culture de la jeunesse pauvre de Birmingham.

Les origines[modifier | modifier le code]

Les Cheapside Sloggers[modifier | modifier le code]

Dans les années 1870, dans les faubourgs pauvres de Birmingham où règne le surpeuplement, certaines personnes n'hésitent pas à s'engager dans des actions illégales pour s'en sortir.
Ainsi, bien avant que les Peaky Blinders voient le jour, un gang de hors la loi sévit déjà  : le Cheapside Slogging Gang, autrement appelé les Cheapside Sloggers (en français : les "Cogneurs de Cheapside")[1]. Ce groupe très actif, mené par John Adrian, fait régner la terreur et le racket dans les rues des quartiers de Small Heath (en) ou de Cheapside. En 1872, le journal local, le Birmingham Mail, rapporte comment « 400 durs-à-cuire ont apporté la violence sans discrimination dans le quartier de Cheapside, attaquant et volant ».
C'est ainsi que, la notoriété croissante des Cheapside Sloggers aidant, certaines bandes rivales émergent[1].

Les Peaky Blinders[modifier | modifier le code]

Selon Carl Chinn (en), la première mention du nom de Peaky Blinders en tant que groupe criminel se fait le 9 avril 1890 dans un journal local de Birmingham. À la suite d'une altercation entre une bande de jeunes et un habitant de Small Heath, laissant ce dernier avec de sérieuses blessures, la lettre d'un lecteur est publiée racontant que « l’assaut meurtrier » fut perpétré par les membres des « Peaky Blinders de Small Heath »[2].

Leur nom (qu'on pourrait traduire littéralement en français par "aveugleurs à visière") viendrait du fait qu'ils cousaient des lames de rasoirs sur la visière de leur casquette, se servant d'elle comme arme d'attaque. Ainsi selon David Cross, du musée de la West Midlands Police (en), « Quand ils frappaient le nez de quelqu'un avec leur casquette, par réaction les yeux de leur victime pleuraient et rendaient cette dernière temporairement aveugle ; ainsi ils pouvaient vous cogner et vous voler » [3].

Chinn, quant à lui, donne une tout autre raison. Cette pratique étant très dangereuse et très hasardeuse pour attaquer une personne, il avance donc une explication plus banale : le terme « peakys » était un surnom donné aux casquettes à visière très en vogue à l'époque[2].

Cette casquette faisait d’ailleurs partie de la tenue distinctive des Peaky Blinders : caban, écharpe en soie, pantalon à pattes d'éléphant, bottes coquées[4].

Membres[modifier | modifier le code]

Le nombre exact des membres formant les Peaky Blinders n'est pas connu[1]. Mais les archives de la West Midlands Police, datant de 1905, ont été redécouvertes, permettant ainsi de faire la lumière sur certains noms connus des services[3].

  • Harry Fowler, né en 1885 – Signe(s) distinctif(s) : cicatrice arrondie sur la joue gauche.
  • Ernest Bayles, né en 1885 – Signe(s) distinctif(s) : grain de beauté sur la joue droite près du nez.
  • Stephen McHickie, né en 1879 – Signe(s) distinctif(s) : tatouages de femme sur les deux bras.
  • Thomas Gilbert, né en 1866 - Signe(s) distinctif(s) : doigts manquants, marque distinctive sur son genou droit.

D'autres personnes beaucoup plus jeunes, toutes membres du groupe, furent aussi arrêtées cette même année[1] :

  • David Taylor, arrêté à l'âge de 13 ans pour possession d'armes.
  • Charles Lambourne, arrêté à l’âge de 12 ans.

Les activités[modifier | modifier le code]

Les activités des Peaky Blinders étaient très nombreuses et variées. Ainsi, cela allait du simple trouble à l'ordre public[2] au vol avec violence[3]. Selon David Cross : « Ils ciblaient les personnes qui avaient l'air vulnérable, les gentlemen sur le chemin de leur travail et qui n'avaient pas l'air trop fort ou bien portant, les femmes, les fillettes, n'importe qui. Ils prenaient tout ce qui pouvait être échangé contre de l'argent » [3].

Certains membres avaient aussi des activités beaucoup plus organisées ou plus violentes telles que paris illégaux, rackets, marché noir[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Michael Bradley, « Birmingham's real Peaky Blinders », sur BBC.co.uk,
  2. a, b et c (en) Carl Chinn, « Birmingham's Peaky Blinders - in fact... and fiction », sur BirminghamMail.co.uk,
  3. a, b, c et d (en) Kieran Corcoran, « The real Peaky Blinders: Victorian gang who terrorised the streets of Birmingham and sewed razor blades into their caps to headbutt rivals », sur DailyMail.co.uk,
  4. a et b (en) « Revealed: The Peaky Blinders street gang that terrorised Birmingham in the 19th century », sur SWNS.com,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]