Paul Burckel

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Paul Burckel
Description de l'image Defaut.svg.
Naissance
Brest, France
Décès
Brest, France
Nationalité Drapeau de la France Français

Paul Burckel (3 mai 1915 à Brest - 12 juin 2001 à Brest) est une personnalité de la culture sourde. Il rejoint les Forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Brest en 1915, d'un père commissaire de la marine, il est scolarisé durant ses premières années dans sa ville d'origine avant de rejoindre l'Institut La Persagotière, à Nantes. En 1931, il retourne à Brest pour effectuer son apprentissage de sculpteur sur bois-ébéniste, puis entre à l'École Boulle de Paris.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

C'est le 18 juin 1940 que sa vie prend un cours hors du commun : il ne peut « entendre » l'appel du général de Gaulle mais ses camarades le mettent au courant ; il décide alors non de continuer à combattre, puisque naturellement il est réformé, mais de commencer à combattre, et il embarque sur le navire Meknès en direction de l'Angleterre[1].

Les autorités militaires refusent de l'intégrer aux forces combattantes, il ne se décourage pas et, finalement, devient l'un des six premiers charpentiers de la Marine française libre. Il bénéficie en effet de la complicité de ses camarades qui lui permettent de cacher son infirmité. Il leur suffit de lui donner un coup de coude quand il le faut, et il comprend tout de suite la manœuvre qu'il doit exécuter[2]. Simplement, le fait de ne pas entendre met parfois sa vie en danger lors des alertes. Il participe ainsi à la bataille d'Angleterre et aux opérations sur les côtes de Bretagne.

La guerre terminée, comme tous les Français libres, ce résistant de la première heure reçoit le message suivant du général de Gaulle[3] :

« Répondant à l'appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces françaises libres. Vous avez été de l'équipe volontaire des bons compagnons qui ont maintenu notre pays dans la guerre et dans l'honneur. Vous avez été de ceux qui, au premier jour, lui ont permis de remporter la victoire. Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France. »

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Revenu à la vie civile, Paul Burckel fonde l'Amicale des sourds du Finistère dont il reste le président jusqu'à son décès[4]. Une rue à Brest porte aujourd'hui son nom[5] ainsi qu'un foyer pour sourds de cette même ville.

Le 3 mai 2015, on rend le hommage à Paul pour l'anniversaire de 100 ans de sa naissance[6].


Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]